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Les Nations unies ont subi une de leur "pire attaque" en RDC

Cérémonie d’hommages aux casques bleus bangladais tués dans l’est de la RDC, au siège de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), à Kinshasa, 1er mars 2005.

Les Nations unies ont subi leur "pire attaque" de ces 24 dernières années jeudi en République démocratique du Congo, où 14 Casques bleus ont été tués dans l'est, lors d'un assaut attribué au groupe armé ougandais musulman ADF.

"C'est la pire attaque contre des soldats de la paix des Nations unies dans l'histoire récente de l'organisation", a réagi son secrétaire général Antonio Guterres, se déclarant "indigné" face à ce "crime de guerre" qui a principalement touché des soldats tanzaniens.

D'après les archives de l'AFP, une force onusienne n'avait pas subi une opération aussi sanglante depuis la mort de 24 Casques bleus pakistanais à Mogadiscio en Somalie le 5 juin 1993.

Il s'agit aussi de l'attaque la plus meurtrière contre la force onusienne dans l'ex-Zaïre depuis son déploiement en 1999.

Outre les quinze morts, la Monusco a fait état de 53 blessés dont trois dans un état critique. Cinq membres des forces armées de la RDCongo ont également été tués, selon une déclaration du Conseil de sécurité de l'ONU.

"Les membres du Conseil de sécurité condamnent dans les termes les plus forts toutes les attaques et provocations contre la Monusco par des groupes armés", ajoute le texte.

"Il ne peut pas y avoir d'impunité pour de telles attaques", a enfin fait valoir le Conseil de sécurité.

L'ONU pointe la responsabilité de membres présumés des ADF (Allied Defense Forces, Forces démocratiques alliées), un groupe armé ougandais musulman actif dans le N5rd-Kivu frontalier de l'Ouganda.

Les assaillants ont visé une base, tenue par un contingent tanzanien, de la Monusco jeudi à la tombée de la nuit à Semuliki, selon des sources onusiennes, qui ajoutent que les combats ont duré trois heures.

"Des renforts militaires sont arrivés sur le terrain. Le commandant de la force se trouve aussi sur place, coordonnant la réponse de la mission", a précisé M. Guterres dans un communiqué.

Le secrétaire général a demandé "aux autorités de la RDC d'enquêter sur cet incident et de traduire promptement ses instigateurs devant la justice".

L'armée congolaise affirme que des dizaines d'ADF ont été tués, mais ne fait état que d'un blessé et un disparu dans ses rangs. "Les terroristes ADF doivent subir la force", a réagi sur Twitter le gouverneur du Nord-Kivu Julien Paluku.

Repliés sur eux-mêmes en forêt, ne communiquant guère, les ADF combattent officiellement depuis le Nord-Kivu le régime du président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 27 ans dans l'Ouganda voisin.

Présents dans l'est de la RDC depuis 1995, leurs troupes ne seraient pourtant pas très nombreuses: "On les estime à 150", indiquait récemment à l'AFP une source occidentale.

Une précédente attaque attribuée aux ADF en octobre contre une base de la Monusco dans le Nord-Kivu avaient déjà tué trois Casques bleus tanzaniens.

Plus de 500 morts en six mois

Les ADF sont l'un des nombreux groupes armés actifs dans le Nord et le Sud-Kivu, les deux provinces orientales de la RDC frontalières de quatre pays (Ouganda, Rwanda, Burundi, Tanzanie) et de trois grands lacs (Édouard, Kivu et Tanganyika).

Le carnage visant les Casques bleus jette un coup de projecteur sur l'activité de ces milices, étrangères mais surtout congolaises, qui menacent la sécurité des civils dans les deux Kivus, à 2.000 km de la capitale Kinshasa.

"De juin à novembre 2017, au moins 526 civils ont été tués dans les Kivus, au moins 1.087 personnes ont été enlevées ou kidnappées pour obtenir une rançon, et il y a eu au moins 11 viols de masse", indique cette semaine le tout nouveau "baromètre sécuritaire du Kivu" lancé par Human Rights Watch et le groupe d'étude sur le Congo de l'Université de New York.

Outre les groupes armés, plus de 100 morts seraient l'oeuvre des "forces de sécurité congolaises", d'après cette même source.

Le conflit dans l'est de la RDC "a été exacerbé par la crise politique générale" dans le pays, ajoute cette même source, qui vise le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila au-delà de son deuxième et dernier mandat depuis décembre 2016.

Des élections sont prévues le 23 décembre 2018 mais le Rassemblement de l'opposition demande le départ de M. Kabila dès la fin de l'année, dans un pays où toute contestation de rue de l'opposition est systématiquement interdite et réprimée.

"Des groupes armés ont formé des coalition pour contester la prolongation de Kabila", affirment les rédacteurs de ce "baromètre" de la sécurité dans le Kivu.

"En octobre, les Nations Unies ont déclaré un +niveau 3 d'urgence+ en RD Congo, une catégorie attribuée seulement à trois autres pays: la Syrie, l'Irak et le Yémen", rappelle ce groupe d'experts.

"L'année dernière, 922.000 personnes ont été déplacées en RD Congo, plus que partout ailleurs dans le monde", ajoutent-ils, notamment en raison de la crise au Kasaï dans le centre du pays.

Avec AFP

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Référendum en Egypte: la révision constitutionnelle controversée renforçant Sissi approuvée

Un poster géant du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au Caire, en Égypte, le 25 mars 2018.

La révision constitutionnelle controversée permettant la prolongation de la présidence d'Abdel Fattah al-Sissi, et renforçant les pouvoirs de l'ex-maréchal, a été approuvée par référendum à 88,83%, a annoncé mardi l'Autorité nationale des élections.

Le président de cet organisme, Lachine Ibrahim, a précisé lors d'une conférence de presse au Caire que 11,17% des électeurs "se sont prononcés contre" cette réforme et que "le taux de participation (...) a atteint 44,33%".

Les Egyptiens ont voté du samedi 20 au lundi 22 pour ou contre la modification de plusieurs articles de la Constitution de 2014, qui limitait notamment la présidence à deux mandats consécutifs de quatre ans.

Le scrutin de trois jours s'est déroulé "dans un climat démocratique stimulé par la liberté", a insisté M. Ibrahim. Mais le référendum a été organisé en un temps record, quatre jours après un vote au parlement, et sans véritable débat de fond dans les médias sur les enjeux de la réforme.

"Le référendum s'est déroulé dans un environnement tellement injuste et non libre que ses résultats ne peuvent prétendre à une quelconque légitimité", a dénoncé Michael Page, directeur adjoint de l'ONG Human Rights Watch pour l'Afrique du nord et le Moyen-Orient.

Le président Sissi a rendu hommage sur Twitter à ses concitoyens "qui ont ébloui le monde par leur conscience nationale des défis auxquels est confrontée notre chère Egypte".

L'ex-maréchal, aujourd'hui âgé de 64 ans, a été élu président en 2014 avec 96,9% des voix, un an après avoir renversé avec l'armée, à la faveur d'un mouvement populaire, le président islamiste Mohamed Morsi. Il a été réélu en 2018 à 97,08%.

La révision constitutionnelle permet de faire passer le deuxième mandat de M. Sissi de quatre à six ans, portant son terme à 2024. L'ex-maréchal pourra se représenter à un troisième mandat, de six ans, lors de l'élection de 2024.

Environ 27 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes sur les plus 61 millions enregistrés dans le pays le plus peuplé du monde arabe, selon M. Ibrahim.

- "Dangereux précédent" -

Au-delà du mandat présidentiel, la révision constitutionnelle permet le contrôle du chef de l'Etat sur le système judiciaire, avec un pouvoir de nomination des chefs de juridictions. La réforme octroie également un pouvoir politique à l'armée, pilier du régime de M. Sissi.

"Ces amendements constitutionnels renforcent l'exécutif et l'armée au détriment d'un système judiciaire et législatif affaibli", a expliqué à l'AFP Mai El-Sadany, responsable des questions juridiques au groupe de réflexion The Tahrir Institute for Middle East Policy (Timep), basé à Washington.

Selon elle, la réforme "mine la séparation des pouvoirs, porte atteinte à l'Etat de droit et réduit au silence les espaces pour la dissidence indépendante".

Pour Moustafa Kamel al-Sayed, professeur de sciences politiques à l'Université américaine du Caire, les amendements créent un "dangereux précédent".

"Le pouvoir sera concentré entre les mains d'un seul homme (le président). Il sera très difficile de revenir en arrière car qui abandonnera autant de pouvoir?", a-t-il déclaré à l'AFP.

Les partisans de la révision constitutionnelle défendent de leurs côtés sa nécessité pour la stabilité du pays, dans un pays en crise économique et voisin de plusieurs pays troublés, en Afrique et Moyen-Orient, comme le Soudan et la Libye.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

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