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États-Unis

L'ex-président américain George H. W. Bush est mort

L'ancien président George H.W. Bush assiste à une cérémonie pour dévoiler un nouveau jardin nommé en l'honneur de son épouse, le 29 septembre 2011 à Kennebunkport, dans le Maine.

L'ancien président des Etats-Unis George H.W. Bush, qui dirigea son pays de 1989 à 1993 durant la fin de la Guerre froide et gagna la première guerre du Golfe, est mort vendredi soir à l'âge de 94 ans, son décès suscitant les hommages unanimes de la classe politique et de ses successeurs.

Le décès du 41e président des Etats-Unis, quelques mois après celui de son épouse Barbara, a été annoncé par son fils George W. Bush qui s'était installé à la Maison Blanche huit ans après sa défaite de son père face à Bill Clinton en 1992.

"Jeb, Neil, Marvin, Doro et moi avons la tristesse d'annoncer qu'après 94 années remarquables notre cher papa est mort", a déclaré George W. Bush, président de 2001 à 2009, dans un communiqué publié par le porte-parole de la famille.

"George H.W. Bush était un homme doté d'une noblesse de caractère et le meilleur père qu'un fils ou une fille aurait pu souhaiter".

"Véritable partenaire"

L'ancien président américain était resté marié 73 années avec Barbara, morte en avril dernier. Sa santé était fragile et il avait multiplié ces dernières années les séjours à l'hôpital. Le couple a eu cinq enfants et 17 petits-enfants.

Outre George W. Bush, un autre de ses fils, Jeb, était engagé en politique. Candidat à la primaire républicaine de 2016, il avait été défait par Donald Trump.

L'actuel président américain a salué le "leadership inébranlable" de son prédécesseur.

"A travers son authenticité, son esprit et son engagement inébranlable en faveur de la foi, de la famille et de son pays, le président Bush a inspiré des générations de concitoyens américains", a affirmé M. Trump dans un communiqué transmis depuis Buenos Aires où il assiste au sommet du G20.

"L'Amérique a perdu un patriote et un humble serviteur", a assuré pour sa part Barack Obama, rendant hommage à son action qui a permis de "réduire le fléau des armes nucléaires et de former une vaste coalition internationale pour expulser un dictateur du Koweit".

M. Obama a aussi estimé que la diplomatie de George H. W. Bush avait contribué "à mettre fin à la Guerre froide sans tirer un coup de feu". Bill Clinton a évoqué son "amitié" avec celui qui l'avait précédé à la Maison Blanche.

Le dernier dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev a également rendu un hommage appuyé à l'ancien président, qu'il a qualifié de "véritable partenaire".

Du côté des Européens, le président français Emmanuel Macron a salué un "grand dirigeant et un soutien sans faille de l'alliance avec l'Europe", dans une critique à peine voilée de Donald Trump.

La famille a précisé que George H. W. Bush était mort à Houston (Texas) entouré de ses proches. Les détails de ses funérailles seront divulgués en temps voulu, a-t-elle précisé. Mais la dépouille du 41e président des Etats-Unis devrait être transportée à Washington pour un hommage national.

Nouvel ordre mondial

George H. W. Bush était né le 12 juin 1924 à Milton, dans le Massachussetts. Issu d'une riche famille de cette région de Nouvelle-Angleterre, il avait dû mettre ses ambitions politiques entre parenthèses pour joindre l'UN Navy pendant la Seconde guerre mondiale.

Bush en était devenu à 18 ans le plus jeune aviateur. Il survécut à la chute de son avion, abattu par les Japonais en 1944 au dessus du Pacifique et fut démobilisé avec le grade d'enseigne de vaisseau.

Il entreprend ensuite une brève carrière dans l'industrie pétrolière, puis entre à la Chambre des représentants. Il sera patron de la puissante CIA avant de devenir le vice-président de Ronald Reagan. En 1988, il accède enfin à la Maison Blanche après avoir défait le démocrate Michael Dukakis.

Il prône en politique étrangère "un nouvel ordre mondial" et connaît son heure de gloire lorsqu'il chasse Saddam Hussein du Koweit lors d'une guerre de quelques semaines en 1990, à la tête d'une coalition de 32 pays.

Mais battu par Bill Clinton, il fut le président d'un seul mandat.

"Peu d'Américains peuvent ou pourront jamais rivaliser avec le président Bush pour la façon dont ils auront servi les Etats-Unis", a réagi Bill Clinton, dans un message adressé en son nom et en celui de son épouse Hillary Clinton.

Après son départ de la Maison Blanche, George Bush s'était consacré à ses causes philanthropiques surtout lorsque les Etats-Unis ou des pays voisins étaient frappés par des catastrophes.

Avec Bill Clinton, il avait ainsi contribué à lever des fonds pour les victimes du tsunami de 2004 en Asie ou pour les sinistrés du grand tremblement de terre en Haïti en 2010.

Il était aussi apparu plus récemment aux côtés de Bill Clinton, Jimmy Carter, Barack Obama et de son fils George W. Bush pour réunir de l'argent et aider les victimes d'un ouragan au Texas en 2017.

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Troupes américaines en Afrique: Pompeo promet une démarche collective

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo et le président sénégalais Macky Sall au palais présidentiel de Dakar, Sénégal, le 16 février 2020. Andrew Caballero-Reynolds / Pool via REUTERS

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a assuré dimanche à Dakar que les Etats-Unis veilleraient à faire "ce qu'il faut" en partenariat avec leurs alliés au sujet de la réduction ou non de leur présence militaire en Afrique, notamment au Sahel confronté aux violences jihadistes.

M. Pompeo, qui s'exprimait devant la presse, s'est gardé de tout engagement et a laissé ouverte la question d'une réduction des forces américaines, actuellement à l'examen à Washington.

Peu auparavant, le ministre sénégalais des Affaires étrangères Amadou Ba, à ses côtés, avait indiqué que les Etats-Unis avaient fait part aux dirigeants sénégalais "de leur volonté de retirer leurs forces combattantes". Il avait souligné que, pour le Sénégal, cela ne signifiait pas un retrait militaire américain du continent, les Etats-Unis apportant un soutien en renseignement, en logistique et en formation à la lutte contre le jihadisme.

Après trois ans d'administration Trump, M. Pompeo est le plus haut responsable américain à effectuer une tournée en Afrique subsaharienne. Après le Sénégal où il est arrivé samedi après-midi, il partait dimanche pour l'Angola, avant l'Ethiopie jusqu'à mercredi, d'où il se rendra en Arabie saoudite.

M. Pompeo entame sa première visite en Afrique subsaharienne dans les fonctions de secrétaire d'Etat au moment où les Etats-Unis veulent réduire les opérations antijihadistes dans le monde pour concentrer leurs forces sur ce qu'ils considèrent comme les menaces russe et chinoise pour leur suprématie militaire.

L'Afrique, où l'armée américaine est présente avec quelque 6.000 soldats, notamment au Sahel, en Somalie et à Djibouti, est considérée comme pouvant être la première concernée par la redistribution des forces.

Epargné par les violences au Sahel voisin, le Sénégal est communément salué comme une zone de stabilité et un partenaire solide dans la lutte contre l'extrémisme. Il suit avec la plus grande attention la réflexion américaine.

Le chef de la diplomatie sénégalaise a affirmé l'importance que "l'Afrique puisse monter en première ligne". Mais il a relevé l'absence de moyens militaires et financiers africains, et rappelé la proposition du président Macky Sall de financer l'effort, en accord avec la communauté internationale, en y affectant 1% du déficit budgétaire des pays africains.

L'Afrique "a besoin des Etats-Unis d'Amérique", a-t-il dit.

- Opportunités économiques -

"Nous ferons ce qu'il faut, nous ferons ce qu'il faut collectivement, j'en suis convaincu", a répondu M. Pompeo en évoquant les partenaires sénégalais, africains, français et européens des Etats-Unis.

Quand l'examen du niveau des forces en cours au Pentagone sera achevé, "nous en discuterons, non seulement avec le Sénégal, mais tous les pays de la région, nous discuterons des raisons de ce que nous faisons, de la manière dont nous le faisons, et nous parviendrons à un résultat qui marche pour tout le monde", a-t-il dit.

Le Pentagone a annoncé mercredi un premier ajustement de ses forces en Afrique avec le remplacement d'une unité de combat par des instructeurs.

M. Pompeo est arrivé en Afrique quelques jours après le durcissement par le président Donald Trump des conditions d'entrée aux Etats-Unis pour les ressortissants de quatre pays africains (dont aucun sur l'itinéraire de M. Pompeo). En 2018, le président Donald Trump avait qualifié de "pays de merde" les Etats africains envoyant des immigrés aux Etats-Unis.

Le département d'Etat a souligné avant la visite de M. Pompeo que les trois pays africains visités étaient des "contributeurs majeurs à la stabilité régionale", à commencer par le Sénégal, qui fournit environ 1.500 hommes à la Mission de l'Onu au Mali.

Cependant, c'est surtout l'engagement économique que Washington comptait mettre en avant, y compris pour contrer la poussée chinoise sur un continent aux forts taux de croissance. Les trois pays sont "particulièrement remarquables" en termes d'opportunités, selon le département d'Etat.

M. Pompeo a résumé l'approche américaine: croissance et sécurité sont "mutuellement bénéfiques".

Il a assisté dimanche matin à la signature de cinq protocoles d'accord, pour la construction d'une autoroute entre Dakar et Saint-Louis (entre l'Américain Bechtel et le Sénégalais Ageroute), dans les domaines de la santé et la production d'électricité (entre l'Américain General Electric et des agences gouvernementales sénégalaises).

USA : Bernie Sanders dénonce les attaques homophobes visant Pete Buttigieg

Pete Buttigieg, ancien maire de South Bend (Indiana), candidat à la présidence des États-Unis, s'adresse à ses partisans lors des primaires au Nashua Community College, le 11 février 2020. (Joseph Prezioso / AFP)

Le sénateur Bernie Sanders a dénoncé vendredi les attaques homophobes "scandaleuses" visant son rival démocrate Pete Buttigieg prononcées par un célèbre animateur de radio proche de Donald Trump.

Figure de la sphère conservatrice américaine, Rush Limbaugh s'est moqué mercredi de l'ancien maire de South Bend (Indiana), "ce type gay de 37 ans qui embrasse son mari sur scène". M. Buttigieg a en fait 38 ans.

Ces propos ont pris un relief particulier car ils sont intervenus quelques jours après un hommage appuyé rendu par Donald Trump à l'animateur.

Lors de son discours sur l'état de l'Union devant le Congrès réuni au grand complet, le président américain lui a décerné la "médaille de liberté", plus haute décoration civile des Etats-Unis, et l'a remercié pour "des décennies de dévouement à notre pays".

"En tant que candidats, nous avons des désaccords, mais des attaques personnelles comme celles-ci sont inacceptables", a réagi Bernie Sanders.

"Les commentaires homophobes de Rush Limbaugh concernant Pete Buttigieg sont scandaleux et offensants. Ensemble, nous mettrons fin aux divisions et à la haine semées par Donald Trump", a-t-il ajouté.

Interrogé jeudi sur le fait de savoir s'il pensait que les Américains pourraient élire un président homosexuel, le président américain a répondu: "Je pense que oui".

"Je pense que certains ne le feraient pas. Mais je ne ferais pas partie de ce groupe pour être honnête", a-t-il ajouté dans l'émission de radio de Geraldo Rivera.

Pete Buttigieg n'a lui pas directement répondu aux attaques de l'animateur conservateur.

"Je suis fier de mon mariage, je suis fier de mon mari", a-t-il simplement déclaré jeudi soir lors d'une rencontre avec des électeurs à Las Vegas.

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