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Trump célèbre les héros du vol 93

Images et photos de New York, du Pentagone et de Shanksville, en Pennsylvanie

Dix-sept ans après les attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis, le président Donald Trump se déplace mardi à Shanksville pour rendre hommage, comme George W. Bush et Barack Obama avant lui, aux héros du vol 93.

C'est près de cette toute petite ville de Pennsylvanie, située à quelque 200 km au nord-ouest de Washington, qu'un des quatre avions détournés par des membres d'Al-Qaïda a fini sa course.

Informés par téléphone des attaques contre les tours du World Trade Center, des passagers avaient tenté de reprendre le contrôle de l'appareil qui a fini sa course folle dans un champ, au lieu d'atteindre sa cible: la capitale fédérale américaine.

Le but de cette visite? "Se souvenir de cette terrible journée (...) et rendre hommage à ceux qui ont non seulement perdu la vie mais qui se sont sacrifiés pour d'autres", a souligné Sarah Sanders, porte-parole de la présidence.

Les pirates de l'air avaient semble-t-il pour cible le Capitole, immense bâtiment situé sur une colline, siège du Sénat et de la Chambre des représentants. Ce 11 septembre 2001, le Congrès était en pleine activité. Un des avions des terroristes s'était aussi écrasé sur le Pentagone, tout près de Washinton.

M. Trump sera accompagné de la Première dame Melania, pour ce moment d'unité nationale qui devrait lui offrir un répit temporaire au milieu d'une séquence particulièrement mouvementée.

Ce déplacement intervient le jour de la sortie du livre dévastateur du journaliste d'investigation Bob Woodward, qui dresse le portrait d'un homme incapable de saisir les enjeux de la présidence et que ses collaborateurs tentent en permanence de contourner.

"Tour des voix"

Le couple présidentiel doit se rendre sur le site où vient d'être inaugurée une "Tour des voix" (Tower of Voices), monument de près de 30 mètres de haut érigé en l'honneur des quarante passagers et membres d'équipage.

Elle sera constituée à terme de quarante carillons dont le son changera en fonction de la force et de la direction du vent.

A 10h03 (14h03 GMT), heure à laquelle le Boeing s'est écrasé provoquant un immense champignon de fumée au-dessus des collines de Pennsylvanie, leurs noms seront lus un à un.

L'histoire du vol 93, qui devait effectuer la liaison Newark-San Francisco, a donné lieu à plusieurs films, dont "Vol 93" de Paul Greengrass.

Les derniers instants du vol et les dialogues entre passagers, membres d'équipage et pirates de l'air en train de lutter dans le cockpit, avaient été diffusés en 2006 dans une salle de tribunal américain à l'occasion du procès du Français Zacharias Moussaoui.

Les cris entendus dans la cabine de pilotage avaient alors glacé les jurés et l'audience qui assistaient au procès du seul inculpé pour ces attentats, condamné par la suite à la prison à vie.

Les attentats du 11 septembre 2001 ont fait près de 3.000 morts aux Etats-Unis, dont une immense majorité à Manhattan.

Symbole fort qui rappelle combien cette ville a été meurtrie: une station de métro qui avait été détruite et enfouie sous les débris lorsque les deux tours jumelles se sont effondrées, a rouvert ses portes ce week-end.

"WTC Cortlandt est plus qu'une nouvelle station de métro (...) C'est un symbole de la détermination des New-Yorkais", a souligné Joe Lhota, président de la Metropolitan Transportation Authority.

Avec AFP

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Destitution: Trump jugé pire que Nixon par les démocrates après des auditions choc

Le président du comité du renseignement de la Chambre des représentants , Adam Schiff , à Capitol Hill, à Washington, États-Unis. 15 novembre 2019. REUTERS / Joshua Roberts / Pool

"Au-delà" du Watergate: l'élu démocrate en charge de l'enquête en destitution contre Donald Trump a conclu jeudi une série d'auditions publiques en assurant que les faits reprochés au locataire de la Maison Blanche étaient "bien plus graves" que ceux commis par l'ancien président Richard Nixon.

Au cours des huit derniers jours, douze témoins entendus au Congrès ont livré de nombreux éléments à charge pour le président américain, sans ébranler - du moins en apparence - les élus républicains.

A l'issue de ce marathon, Adam Schiff a fait monter la pression sur Donald Trump en le comparant au seul président de l'histoire des Etats-Unis à avoir démissionné, en 1974, pour s'éviter une destitution certaine.

"Ce que nous avons ici (...) va bien au-delà de ce que Nixon a fait", a-t-il lancé en référence au scandale d'espionnage politique dit du Watergate.

Quarante-cinq ans plus tard, Donald Trump est à son tour menacé par une enquête en destitution parce qu'il a demandé à l'Ukraine d'enquêter sur le démocrate Joe Biden, qui pourrait être son adversaire lors de la présidentielle de 2020.

Les démocrates accusent le président républicain d'avoir abusé de sa fonction pour faire pression sur Kiev, notamment en gelant une aide militaire de près de 400 millions de dollars votée par le Congrès.

Donald Trump nie toute pression, assure que son appel était "parfait" et se dit victime d'une "chasse aux sorcières" sans précédent.

Aucun autre témoin n'est programmé à cette heure et il est probable que la Chambre des représentants, aux mains des démocrates, passe rapidement au vote sur une mise en accusation ("impeachment") du président. Il restera ensuite au Sénat, contrôlé par les républicains, de le juger.

Hogan Gidley, porte-parole de la Maison Blanche a appelé jeudi à mettre fin "à ces audiences bidons illégitimes".

Si elles se poursuivent, "le président Trump veut avoir un procès au Sénat, parce que c'est clairement la seule chambre où il peut s'attendre à l'équité et au respect scrupuleux de la loi en vertu de la Constitution", a-t-il précisé.

- "Mal tourné" -

Les témoins qui se sont succédé à la Chambre des représentants n'ont pas été épargnés par l'aigreur des débats.

Vendredi, le président a décoché des flèches contre l'ex-ambassadrice à Kiev Marie Yovanovitch au moment même où elle témoignait. Partout où elle "est passée, les choses ont mal tourné", comme "en Somalie", a-t-il tweeté.

Avec plus ou moins de force ou de prudence, les diplomates, hauts responsables ou conseillers auditionnés ont résisté à ces attaques et dressé par petites touches un tableau accablant pour le président.

Ils ont d'abord décrit comment il avait écarté sans raison Mme Yovanovitch et imposé en mai son avocat personnel Rudy Giuliani aux diplomates en charge du dossier ukrainien.

Cela faisait des mois que l'ancien maire de New York multipliait les contacts à Kiev et les interviews télévisées pour réclamer une enquête sur Joe Biden et les affaires de son fils Hunter en Ukraine.

Une fois M. Giuliani à la manoeuvre, un "donnant-donnant" a été proposé aux Ukrainiens, a déclaré mercredi l'ambassadeur auprès de l'Union européenne Gordon Sondland: si leur président voulait être invité à la Maison Blanche, il devait annoncer publiquement des enquêtes sur "Burisma", le groupe gazier qui a longtemps employé Hunter Biden.

M. Sondland, un riche homme d'affaires et donateur républicain, a ajouté "avoir acquis la conviction" que l'aide militaire avait également servi de levier. Il a toutefois reconnu que le président Trump, avec qui il discutait régulièrement, ne lui en avait "jamais" parlé "directement".

Les républicains se sont emparés de cette déclaration pour dénoncer un dossier "sans preuve matérielle".

- "Fiction russe" -

Entendue en dernier, une conseillère de la Maison Blanche a indirectement critiqué jeudi le président qui, outre Joe Biden, a demandé à l'Ukraine d'enquêter sur une prétendue ingérence ukrainienne dans l'élection présidentielle de 2016 au profit des démocrates.

"C'est une fiction qui a été créée et propagée par les services de sécurité russes", a souligné Fiona Hill, haute responsable au sein du Conseil de sécurité nationale.

"S'il vous plaît, ne propagez pas pour des raisons politiques des mensonges qui servent clairement les intérêts russes", a-t-elle lancé aux élus, en leur rappelant que les services de renseignement américains avaient conclu que Moscou s'était ingéré dans la campagne de 2016, et non l'Ukraine.

Aucun autre témoin n'est programmé à cette heure et il est probable que la Chambre des représentants, aux mains des démocrates, passe rapidement au vote sur une mise en accusation ("impeachment") du président.

Il restera ensuite au Sénat, contrôlé par les républicains, de le juger. Donald Trump devrait donc échapper à une destitution.

Avec AFP

USA: le Congrès adopte un projet de loi de finances pour éviter un "shutdown"

Le Congrès décoré pour l'investiture de Donald Trump, à Washington DC, le 18 janvier 2017. (VOA/Nastasia Peteuil)

Le Congrès américain a définitivement approuvé jeudi un projet de loi budgétaire temporaire, courant jusqu'au 20 décembre, afin d'éviter la paralysie des administrations américaines, ou "shutdown".

Le président Donald Trump doit encore signer ce texte pour le promulguer avant minuit ce jeudi, heure à laquelle les budgets actuellement alloués arriveront à leur terme.

Malgré des mois de négociations, l'opposition démocrate et les républicains ne sont pas parvenus à s'accorder sur un budget à plus long terme, à cause de différends, notamment sur le financement du mur à la frontière avec le Mexique, grande promesse de campagne de M. Trump pour lutter contre l'immigration clandestine.

Divisés par l'enquête en destitution lancée contre M. Trump par les démocrates à la Chambre des représentants, des élus s'inquiètent de leur capacité à parvenir à un accord budgétaire à long terme d'ici la prochaine date butoir du 20 décembre.

La mesure provisoire a été approuvée jeudi au Sénat, contrôlé par les républicains, par 74 voix en faveur contre 20, soit un soutien suffisant pour surmonter un éventuel veto présidentiel.

Elle avait déjà été adoptée mardi à la Chambre des représentants, à majorité démocrate, par 231 voix contre 192, dont 12 soutiens républicains.

Le budget temporaire inclut une augmentation de salaire de 3,1% pour l'armée américaine, finance le fonctionnement du grand recensement prévu en 2020 ainsi que d'importants programmes dans le secteur de la santé.

Depuis l'arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump, en janvier 2017, les Etats-Unis ont été partiellement paralysés par deux "shutdowns", dont le plus long de l'histoire américaine, lorsque certains budgets avaient été asséchés durant 35 jours entre fin 2018 et début 2019.

Cinquième débat démocrate à Atlanta

Cinquième débat démocrate à Atlanta
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L'enquête a permis d'établir une forme de chantage de Trump sur l'Ukraine, selon les démocrates

Trump Impeachment

L'enquête en vue d'une destitution de Donald Trump a permis jusqu'ici de confirmer une forme de chantage exercée par le président américain sur l'Ukraine pour obtenir des enquêtes contre ses adversaires politiques, même si les républicains continuent de le défendre, disent les démocrates.

Voici ce qui a pu être établi, deux mois après le début de la procédure lancée par les démocrates et après une semaine d'auditions publiques au Congrès.

- L'appel Trump-Zelensky -

Le scandale est parti d'une conversation téléphonique du 25 juillet au cours de laquelle le milliardaire républicain demande "un service" à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, alors que ce dernier lui parle d'armements américains dont Kiev a besoin.

Donald Trump évoque la nécessité d'enquêter sur une prétendue ingérence ukrainienne dans les élections américaines de 2016 au profit des démocrates, selon une thèse relayée par des cercles trumpistes qui ne s'appuie sur aucun élément avéré; et d'enquêter aussi sur l'ancien vice-président Joe Biden, accusé sans preuve d'être intervenu pour protéger son fils Hunter d'investigations visant Burisma, groupe gazier local dont il était membre du conseil d'administration.

Au même moment, Volodymyr Zelensky espérait décrocher une invitation dans le Bureau ovale. Et, surtout, les Etats-Unis avaient gelé une aide militaire cruciale à l'Ukraine.

Les démocrates accusent Donald Trump d'avoir commis un "abus de pouvoir" en exerçant un chantage aux allures de "corruption", afin de monnayer l'invitation et la reprise de l'aide en échange de ces enquêtes. Avec d'évidentes arrières-pensées politiques, Joe Biden étant bien placé pour l'affronter à la présidentielle de 2020.

- Invitation contre enquêtes -

Les témoignages semblent confirmer que Donald Trump avait conditionné une rencontre avec Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche à un engagement ukrainien à enquêter contre les démocrates.

Il a imposé à ses diplomates de travailler avec son avocat personnel, Rudy Giuliani, dont c'était l'objectif affiché.

L'ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'Union européenne, Gordon Sondland, a affirmé sans détour qu'il y avait bien eu un tel "donnant-donnant", sous l'impulsion de Rudy Giuliani mais conformément aux "souhaits du président".

- Aide contre enquêtes? -

L'ambassadeur Sondland a aussi dit aux Ukrainiens que le dégel de l'aide militaire était conditionné à l'annonce des enquêtes chères à Donald Trump.

Mais l'ordre d'imposer cet autre "donnant-donnant" venait-il du président?

Oui, ont répondu plusieurs acteurs, mais aucun d'entre eux n'en a été un témoin direct. La plupart affirment avoir entendu Gordon Sondland leur rapporter que Donald Trump avait lié l'aide aux enquêtes.

Or, l'ambassadeur a lui déclaré sous serment que le président ne le lui avait "jamais dit directement".

Pour autant, Gordon Sondland estime que c'était la seule explication logique du gel de cette aide pourtant jugée par tous indispensable. Il assure que le vice-président Mike Pence et le secrétaire d'Etat Mike Pompeo ne l'ont pas contredit lorsqu'il a évoqué avec eux sa "déduction logique" d'un lien aide-enquêtes. Et que même les dénégations de Donald Trump, qui lui a dit ne vouloir "aucun donnant-donnant", n'avaient pas ébranlé sa conviction.

- Les républicains font bloc -

Les démocrates estiment que ces témoignages permettent d'établir que le 45e président des Etats-Unis s'est rendu coupable d'abus de pouvoir, voire de corruption, des actes passibles de destitution. Ils pourraient aussi l'accuser d'entrave, la Maison Blanche ayant refusé de coopérer avec la procédure, et d'intimidation de témoins, pour avoir attaqué plusieurs diplomates alors même qu'ils étaient entendus au Congrès.

Les démocrates devraient bientôt formaliser sa "mise en accusation", ou "impeachement", par la Chambre des représentants, où ils sont majoritaires.

Mais le procès en destitution sera organisé au Sénat, qui aura le dernier mot.

Or, les républicains, majoritaires à la Chambre haute, font bloc derrière leur président.

Pour sa défense, ils estiment qu'il n'a personnellement jamais lié l'aide aux enquêtes. Qu'il était fondé à demander à l'Ukraine de lutter contre la corruption, quand bien même cela impliquerait un adversaire politique. Qu'aucun crime n'est constitué puisque l'aide a été débloquée sans que les enquêtes soient lancées. Ou, pour les plus embarrassés d'entre eux, que ce qu'a fait Donald Trump était certes "inapproprié", mais pas au point de lui valoir une destitution.

Trump interdit à l'US Navy d'exclure un soldat de son unité d'élite

Germany G20

Donald Trump a interdit jeudi à l'US Navy d'exclure de son unité d'élite, les "Navy Seals", un sous-officier américain qu'il vient de gracier alors que la justice militaire l'avait déchu de son grade après l'avoir accusé de crimes de guerre.

"La Navy ne va PAS retirer son Trident au Navy Seal Eddie Gallagher", a tweeté le président américain en référence au prestigieux insigne que portent les soldats des commandos de la Marine américaine.

"Cette affaire a été très mal gérée depuis le début", a ajouté M. Trump au lendemain de l'ouverture d'une procédure administrative au sein de l'US Navy pour exclure Gallagher et trois autres Navy Seals.

Un panel d'officiers des Navy Seals devait se réunir le mois prochain pour décider si Edward Gallagher, dont le cas a notamment été défendu par la chaîne de télévision Fox News, très suivie par Donald Trump, peut rester au sein de cette unité très respectée de l'US Navy.

Ce panel devait donner son avis au chef des commandos de l'US Navy, le vice-amiral Collin Green, qui devait lui-même faire des recommandations à la direction de l'US Navy.

Edward Gallagher avait été acquitté en juillet du meurtre d'un prisonnier adolescent lors d'une mission en Irak en 2017 et de deux tentatives de meurtre sur des civils irakiens à l'aide de son fusil de précision, ainsi que pour obstruction à la justice.

Il avait en revanche été reconnu coupable d'avoir posé à côté du corps du jeune homme en compagnie d'autres soldats, une photo de groupe de nature à "porter préjudice aux forces armées" d'après l'acte d'accusation, et dégradé d'un rang, une sanction qui réduisait sa solde et sa retraite.

La semaine dernière, M. Trump a gracié un ex-soldat américain condamné pour meurtre et un autre accusé d'avoir assassiné à l'arme blanche un taliban, en dépit des critiques d'anciens responsables militaires américains. Il a également annulé la décision de la justice militaire de rétrograder Edward Gallagher.

Cette nouvelle intervention du président américain dans les affaires internes de la Navy est "une attaque dévastatrice contre le professionnalisme de nos forces armées", a estimé sur Twitter un expert des affaires militaires au Council on Foreign Relations, Max Boot.

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