Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Réactions américaines et internationales à la mort du sénateur John McCain

Le sénateur John McCain, R-Ariz., Reçoit la médaille Liberty du National Constitution Center à Philadelphie, le 16 octobre 2017.

Après le décès du sénateur américain John McCain, samedi, les hommages ont afflué de dirigeants ou anciens dirigeants des Etats-Unis et dans le monde entier. En voici une sélection.

Présidents américains

Donald Trump:

"Mes condoléances et mon respect le plus sincère pour la famille du sénateur John McCain. Nos coeurs et nos prières sont avec vous!"

Barack Obama:

"Nous partagions, malgré nos différences, une fidélité à quelque chose de plus élevé: les idéaux pour lesquels des générations entières d'Américains et d'immigrés se sont battus et se sont sacrifiés".

Bill et Hillary Clinton:

"Le sénateur McCain pensait que chaque citoyen avait la responsabilité d'utiliser les libertés offertes par la Constitution. De son service héroïque dans la Navy à ses 35 années au Congrès, il a vécu chaque jour selon ce principe".

George W. Bush:

"Certaines vies sont si fertiles qu'il est difficile d'imaginer qu'elles puissent prendre fin. Certaines voix si fortes, qu'il est dur de penser qu'elles s'éteignent. John McCain était un homme de conviction, et un patriote au plus haut degré".

George H.W. Bush:

"Peu ont sacrifié autant, ou contribué autant au bien-être de ses compatriotes, et à celui des amoureux de la liberté dans le monde".

Jimmy Carter:

"Les Américains resteront à jamais reconnaissants de son héroïsme militaire et de son intégrité implacable en tant que sénateur des Etats-Unis".

Dirigeants étrangers

Angela Merkel, chancelière allemande:

"Le sénateur McCain était l'une des plus grandes figures politiques de notre époque et le défenseur infatigable d'une alliance transatlantique forte".

Emmanuel Macron‏, président français, dans un tweet en anglais:

"John McCain était un véritable héros américain. Il s'est dévoué à son pays. Sa voix manquera".

Theresa May, Première ministre britannique:

"John McCain était un grand homme d'Etat, qui incarnait l'idée de service altruiste. C'était un honneur de le considérer comme un ami du Royaume-Uni".

Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien:

"Son soutien d'Israël n'a jamais faibli. Il était ancré par sa foi en la démocratie et la liberté".

Toutes les actualités

Destitution de Trump: les moments marquants des premiers témoignages télévisés

William Taylor, ancien ambassadeur en Ukraine qui est désormais chargé d’affaires à Kiev, et George Kent, secrétaire d’Etat adjoint chargé des affaires européennes et eurasiennes, ont été entendus mercredi. (AP Photo/J. Scott Applewhite)

Une révélation, des attaques républicaines, un peu de géopolitique: deux diplomates américains ont été longuement entendus mercredi lors des premières auditions publiques au Congrès depuis le début de l'enquête en destitution de Donald Trump.

Voici les moments les plus marquants des témoignages télévisés de William Taylor, le plus haut diplomate de l'ambassade des Etats-Unis à Kiev, et George Kent, haut responsable du département d'Etat spécialiste de l'Ukraine:

- La priorité de Trump en Ukraine -

William Taylor a rapporté un échange parvenu à ses oreilles récemment, qui donne l'image d'un Donald Trump obsédé par ses intérêts politiques personnels.

Le 26 juillet, un jour après avoir demandé à son homologue ukrainien d'enquêter sur son rival politique Joe Biden, le président américain s'est entretenu par téléphone avec un de ses proches, l'ambassadeur auprès de l'Union européenne, Gordon Sondland, qui se trouvait à Kiev.

Un des collaborateurs de M. Taylor, qui avait entendu les deux hommes discuter, avait ensuite demandé à M. Sondland ce que le locataire de la Maison Blanche pensait de l'Ukraine.

"L'ambassadeur Sondland a répondu que le président Trump s'intéressait davantage à l'enquête sur Biden" qu'à la situation dans ce pays, a révélé l'attaché d'affaires.

- "Témoin vedette" -

Plusieurs élus républicains ont reproché aux deux diplomates de n'avoir jamais parlé avec Donald Trump et d'extrapoler à partir de sources indirectes.

"Dans une phrase, on a six personnes impliquées dans quatre conversations", a ironisé Jim Jordan en interrogeant William Taylor: "Je ne peux pas y croire: vous êtes leur témoin vedette !"

"Je pensais avoir été clair quand j'ai dit que je n'étais pas ici pour prendre parti pour un camp ou un autre", a rétorqué l'ambassadeur sans se départir de son calme.

- Le canal "irrégulier" -

Les deux diplomates ont décrit comment un canal diplomatique "irrégulier" avait peu à peu pris le pas sur le canal "officiel" en Ukraine.

Ce canal, mis en place par l'avocat personnel de Donald Trump Rudy Giuliani, allait "à l'encontre" des intérêts américains dans ce pays", selon M. Taylor.

M. Giuliani "cherchait de quoi salir" Joe Biden, bien placé pour affronter Donald Trump lors de la présidentielle de 2020, a déclaré George Kent. "A la mi-août, il m'est apparu évident que ses efforts" "contaminaient désormais" les relations entre Kiev et Washington, a-t-il ajouté.

- Le fils Biden -

Le fils de Joe Biden, Hunter, est entré au conseil d'administration d'un groupe gazier ukrainien, Burisma, en 2014. Au même moment, son père, en tant que vice-président des Etats-Unis, s'est impliqué dans les efforts américains pour soutenir ce pays en pleine révolution.

Or, Donald Trump accuse Joe Biden d'avoir réclamé peu après le limogeage d'un procureur ukrainien pour protéger ce groupe d'une enquête de corruption.

George Kent a reconnu avoir signalé à la Maison Blanche que la nomination d'Hunter Biden risquait de créer "l'impression d'un conflit d'intérêt".

"Je n'ai toutefois jamais vu aucun effort américain pour protéger Burisma d'une enquête", a-t-il ajouté, en assurant qu'il n'existe "aucune" base pour soutenir les accusations du président.

- Les morts ukrainiens -

Tout au long de l'audition, les deux diplomates ont tenté de rappeler les enjeux du dossier pour l'Ukraine.

Les Etats-Unis ont suspendu au début de l'été une aide militaire de 400 millions de dollars destinée à ce pays, finalement débloquée à la mi-septembre. M. Trump est soupçonné de s'en être servi pour faire pression sur Kiev.

Or, cette aide était "cruciale pour la défense de l'Ukraine" engagée depuis cinq ans dans un conflit armé avec la Russie, a souligné M. Taylor.

Le diplomate a raconté s'être rendu la semaine dernière sur la ligne de front où un soldat ukrainien venait de mourir, laissant entendre que, sans cette aide, le bilan aurait pu être plus lourd.

Avec AFP

Trump : premières auditions publiques au Congrès américain

Trump : premières auditions publiques au Congrès américain
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:04:39 0:00

Les trottinettes électriques ont envahi la capitale américaine

Les trottinettes électriques ont envahi la capitale américaine
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:09 0:00

Impeachment: audition de témoin clés, ouverte au public

Impeachment: audition de témoin clés, ouverte au public
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:37 0:00

Trump/Ukraine : ouverture d'auditions publiques historiques au Congrès

Trump/Ukraine : ouverture d'auditions publiques historiques au Congrès
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:31 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG