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Égypte

L'ex-président égyptien Morsi meurt après six ans en prison

Le président Mohamed Morsi réagit à sa condamnation à mort au Caire en Egypte le 21 juin 2015.

L'ancien président égyptien issu des Frères musulmans Mohamed Morsi, 67 ans, est mort lundi après une audition devant un tribunal du Caire, près de six ans après sa destitution par son successeur Abdel Fattah al-Sissi, alors chef de l'armée.

"Le tribunal lui a accordé le droit de parler pendant cinq minutes... Il est tombé sur le sol dans la cage des accusés... et a été immédiatement transporté à l'hôpital..." où il est décédé, selon un communiqué du parquet général égyptien.

"Il est arrivé à l'hôpital à exactement 16H50 et il n'y avait pas de nouvelles blessures visibles sur le corps", a-t-il le parquet général.

L'ancien président, en détention depuis juillet 2013, comparaissait lundi dans la cage réservée aux accusés à l'intérieur du complexe pénitentiaire de Tora dans le sud du Caire.

Interrogé par l'AFP, l'un de ses avocats, Abdelmoneim Abdel Maksoud, a déclaré: "nous n'avons même pas pu le voir au tribunal à cause des parois de verre blindé (du box) insonorisé. Mais d'autres détenus nous ont fait signe qu'il n'avait plus de pouls".

"Je l'ai vu emporté sur une civière dans le complexe judiciaire" de la prison de Tora, a-t-il ajouté.

Dans un message posté sur Facebook, Ahmed, le fils de M. Morsi a confirmé la mort du président déchu.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan Erdogan, allié de l'ancien président islamiste, lui a rapidement rendu hommage en le qualifiant de "martyr". Et l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, a exprimé "sa profonde tristesse".

Selon Jonathan Schanzer, du cercle de réflexion Foundation for Defence of Democracies (FDD), "étant donné les circonstances, Mohamed Morsi sera considéré comme un martyr. Et les théories du complot autour de sa mort vont certainement prospérer".

- Répression sans merci -

Mais selon ce dernier, "les Frères musulmans resteront moribonds en Egypte. Et ils resteront affaiblis dans le reste de la région".

L'organisation de défense des droits humains Human Rights Watch a également réagi lundi peu après l'annonce de la mort de M. Morsi.

"C'est terrible mais ENTIEREMENT prévisible, étant donné l'échec du gouvernement à lui accorder des soins médicaux adéquats, encore moins des visites de sa famille", a tweeté SarahLeah Whitson, directrice pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord à HRW.

Le site du journal d'Etat Al-Ahram a aussi rapporté la mort de M. Morsi, premier président égyptien élu démocratiquement, resté au pouvoir un an avant d'être écarté par l'armée à l'été 2013.

Le leader islamiste était emprisonné depuis sa destitution par l'armée. Il avait été jugé par la suite dans plusieurs affaires dont un dossier d'espionnage pour l'Iran, le Qatar et des groupes militants comme le Hamas à Gaza.

Il a également été accusé de fomenter des actes de terrorisme.

"Il y a eu une pause entre deux séances pour des affaires différentes... Ils avaient juste terminé la séance concernant l'affaire l'espionnage", a dit à l'AFP une source judiciaire lundi après l'annonce de la mort de l'ancien président.

Depuis sa destitution, son tombeur et ancien ministre de la Défense Abdel Fattah al-Sissi a mené une répression sans merci contre l'opposition islamiste et en particulier les Frères musulmans, dont des milliers de membres ont été emprisonnés.

Plusieurs d'entre eux sont décédés en détention.

Policiers et soldats ont tué plus de 1.400 manifestants pro-Morsi en quelques mois. Des centaines ont été condamnés à mort, dans des procès de masse expéditifs, qualifiés par l'ONU de "sans précédent dans l'Histoire récente" du monde.

Les années qui ont suivi le coup de force de l'armée en Egypte ont vu une succession d'attaques visant les forces de l'ordre.

Des centaines de policiers et militaires ont été tués, en même temps qu'émergeait une véritable insurrection jihadiste localisée dans le nord-Sinaï, devenu un bastion du groupe Etat islamique.

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Al-Ahly remporte sa 9e Ligue des champions d'Afrique en battant Zamalek

Les joueurs d'Al Ahly célèbrent leur victoire en finale de la Ligue des champions de la CAF face au Zamalek au Caire, dans la capitale égyptienne, le 27 novembre 2020.

Le club d'al-Ahly a décroché vendredi son 9e titre de champion d'Afrique des clubs de football en battant le Zamalek (2-1), son grand rival cairote, dans une finale 100% égyptienne.

Le club le plus couronné du continent a ouvert le score sur corner par le milieu de terrain Amr al-Soleya (5e), puis Shikabala a égalisé pour Zamalek.

Au final, c'est une frappe spectaculaire de Mohamed "Afsha" Magdy (85e) qui a donné la victoire à al-Ahly.

Cette finale palpitante a complété une compétition qui a commencé en août de l'année dernière et qui a été constamment retardée par la pandémie du coronavirus.

Le onze de départ d'Al Ahly au Stade international du Caire, en Egypte, le 27 novembre 2020.
Le onze de départ d'Al Ahly au Stade international du Caire, en Egypte, le 27 novembre 2020.

Grâce à ce succès, le Sud-Africain Pitso Mosimane est devenu le troisième entraîneur, après l'Argentin Oscar Fullone et l'Égyptien Mahmoud el Gohary, à remporter le titre de champion de la Ligue des champions avec deux clubs.

Auparavant, M. Mosimane avait conduit les Mamelodi Sundowns d'Afrique du Sud à une victoire 3-1 sur le même Zamalek il y a quatre ans, lors de la finale de 2016.

Avant le coup d'envoi, les deux équipes ont observé un moment de silence en l'honneur de l'icône argentine Diego Maradona, décédé mercredi.

Le onze de départ de Zamalek au Stade international du Caire, dans la capitale égyptienne, le 27 novembre 2020.
Le onze de départ de Zamalek au Stade international du Caire, dans la capitale égyptienne, le 27 novembre 2020.

Exercices conjoints des forces armées aériennes de l'Égypte et du Soudan

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Le désert des Mamlouks, ou la Cité des morts qui ravive l'économie locale

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En Egypte, la "Cité des morts" fait vivre une communauté

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Le Zamalek favori contre le Raja en demi-finale retour de la Ligue des Champions d'Afrique

Le gardien de Zamalek Ahmed al-Shenawy lors de la super coupe d'Egypte match de football entre Al-Ahly SC et les clubs de football égyptiens de Zamalek, le 15 octobre 2015 au stade Sheik Hazza Bin Zayed à Al-Ain , EAU. PHOTO AFP / MARWAN NAAMANI

Le Zamalek (Egypte) est favori de la demi-finale retour de la Ligue des champions d'Afrique, déjà reportée deux fois, qu'il disputera finalement mercredi face au Raja Casablanca, après avoir remporté 1-0 le match aller au Maroc.

Cette demi-finale aura lieu au Caire et la finale, le 27 novembre prochain, est prévue au stade Borg al-Arab d'Alexandrie, entre le vainqueur de mercredi et un autre club égyptien, Al Ahly, le grand rival historique du Zamalek, a confirmé la Confédération africaine de football (CAF).

Le président de la CAF, Ahmad Ahmad, a lui aussi été touché par le Covid-19, tout comme un total de 16 joueurs du Raja, ce qui avait provoqué les deux reports successifs de la demi-finale, et dans la foulée celui de la finale initialement prévue ce vendredi.

Le Zamalek, à domicile, espère refaire le coup du match aller, quand sa vedette marocaine Ashraf Bencharki avait marqué le seul but. L'entraîneur portugais Jaime Pacheco compte aussi sur des joueurs ayant manqué le match aller, comme le Tunisien Ferjani Sassi, lui aussi touché par le virus.

Selon Mido, l'ancien joueur égyptien de l'Ajax, de Tottenham et de Marseille, "le Raja est une bonne équipe mais n'a pas été dangereux pour le Zamalek au match aller. Ils ont passé leur temps à chercher un penalty dans la surface adverse".

Le Raja, dirigé par Jalam Al-Salami, a quand même bon espoir de renverser la tendance, malgré le manque de condition physique lié à la pandémie de coronavirus. Pour Salami, "les gros matches décisifs échappent à la logique". Il espère aussi que l'arbitrage sera meilleur qu'au match aller, "quand nous avons été privés d'un match nul".

Le milieu de terrain du Raja Abderrahim Achchakir est convaincu que le club marocain peut surmonter ce déficit de 1-0 au Caire: "Nous pouvons le faire", a déclaré le joueur de 33 ans, pour qui "le Raja a été très malchanceux de perdre le match aller": "Nous avons dominé à la fois au niveau de la possession et du territoire".

Programme des derniers matches de la Ligue des champions de la CAF:

Demi-finale retour, mercredi au Caire (20h00 locales, 18h00 GMT):

Zamalek (EGY) - Raja Casablanca (MAR) (match aller: 1-0)

Finale, le 27 novembre à Alexandrie (20h00 locales, 18h00 GMT):

Al Ahly (EGY) contre Zamalek (EGY) ou Raja Casablanca (MAR)

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