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Egypte : 5 soldats, 47 djihadistes présumés tués dans le Sinaï

Des policiers devant une morgue au Caire, le 31 octobre 2015. (AP Photo/Nariman El-Mofty)

Cinq soldats égyptiens et 47 djihadistes présumés ont été tués dans de récents affrontements dans le Sinaï (est) où les forces de sécurité combattent une branche du groupe Etat islamique (EI), a annoncé jeudi l'armée.

Selon un communiqué de l'armée sous forme de vidéo diffusé sur les réseaux sociaux, les suspects, qui se trouvaient dans le nord et le centre du Sinaï, avaient en leur possession des "armes de différentes marques, des munitions, des engins explosifs".

Par ailleurs, 158 "éléments criminels" ont été interpellés et 385 engins explosifs ont été neutralisés, ajoute l'armée dans sa vidéo.

Actifs depuis plusieurs années dans le Nord-Sinaï, les djihadistes sont passés d'attaques sporadiques à une véritable insurrection après la destitution par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi en 2013.

En 2014, un groupe affilié à Al-Qaïda, "Ansar Beit al-Maqdis", a prêté allégeance à l'EI, devenant ainsi la "Province du Sinaï" du califat autoproclamé du groupe djihadiste. Avec ses défaites en Irak et en Syrie, l'Egypte soupçonne celui-ci de vouloir établir un nouveau fief dans le Sinaï.

En novembre 2017, le président Abdel Fattah al-Sissi avait ordonné à ses forces de rétablir la sécurité en "trois mois". Plus d'un an après cette annonce, nombreux experts estiment que l'Egypte n'a pas réussi à venir à bout du groupe djihadiste, qu'ils évaluent à environ un millier de membres.

En février 2018, le pays avait lancé l'opération "Sinaï 2018" destinée à "nettoyer" le pays du "terrorisme".

La dernière référence à cette campagne d'envergure remonte à décembre 2018, l'armée ne l'évoquant plus dans ses récents communiqués.

L'armée annonce régulièrement la mort de djihadistes présumés sans donner de détails. Au total, environ 650 d'entre eux ont été tués, ainsi que près d'une cinquantaine de militaires, depuis février 2018, selon les chiffres officiels.

Aucun bilan de source indépendante n'est disponible. Le Nord Sinaï est bouclé par l'armée, la presse indépendante n'étant autorisée à y accéder que lors de rares visites organisées par les autorités.

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La France nomme un "envoyé spécial" dédié à l'épidémie Ebola en RDC

Le personnel médical de l'Unité de traitement Ebola à l'Hôpital général de Bwera, à la frontière avec la RDC.

La France, critiquée pour son absence de réaction, a annoncé mardi la nomination d'un envoyé spécial sur Ebola, le Pr Yves Lévy, chargé "d'orienter" sa réponse face à l'épidémie en République démocratique du Congo qui vient de gagner l'est du pays.

Selon le ministère des Affaires étrangères, le Pr Lévy est un spécialiste reconnu en immunologie, ancien PDG de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui "exercera cette mission à titre bénévole".

"L'épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit actuellement dans l'est de la RDC est la plus grave jamais enregistrée dans le monde, après celle de 2014 en Afrique de l'Ouest" (qui avait fait 11.000 morts), a relevé un porte-parole lors d'un point de presse, s'inquiètant que "la réponse à l'épidémie (soit) aujourd'hui entravée par plusieurs facteurs dont la situation sécuritaire difficile".

"Face à cette situation très préoccupante, la France est déterminée à apporter une contribution renforcée aux efforts internationaux" a poursuivi le porte-parole rappelant que lors de sa visite à Kinshasa le 20 mai dernier, le ministre, Jean-Yves Le Drian, avait annoncé "la relance d'un partenariat bilatéral (...) dans lequel le secteur de la santé, et notamment la lutte contre l'épidémie Ebola, serait une priorité".

La France promet son soutien aux ONG déployées sur le terrain et son appui scientifique et de recherche, sans annoncer de budget dédié.

La confirmation mardi d'un cas d'Ebola à Goma, la grande ville de l'est de la RDC, constitue "un avertissement" a estimé l'Organisation mondiale de la santé (OMS) réunie lundi à Genève. Le patient, un pasteur, est décédé mardi.

Selon le responsable des situations d'urgence de l'OMS Mike Ryan "c'est un avertissement parce que chaque fois que la maladie se déplace, elle peut s'établir ailleurs", a-t-il déclaré à l'AFP.

L'épidémie, qui a fait 1.668 morts depuis qu'elle a été déclarée le 1er août, était circonscrite jusqu'à présent à la région de Beni-Butembo (environ 250 km à vol d'oiseau au nord de Goma) et très marginalement dans la province voisine de l'Ituri.

M. Ryan a regretté l'absence de contribution financière française notant que "l'OMS n'a reçu aucune contribution financière de la part du gouvernement".

Le ministre britannique du Développement international, Rory Stewart, dont le gouvernement a pris la tête de la mobilisation, a également appelé les pays francophones à redoubler d'efforts lors de cette réunion : "Ce serait bien que nous ayions davantage de personnels issus des pays francophones sur le terrain. Nous avons besoin d'expertise en français mais surtout nous allons avoir besoin de beaucoup d'argent, de centaines de millions de dollars pour apporter une vraie réponse et retomber à zéro (cas) cette année", a-t-il martelé.

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