Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

65 jihadistes présumés de l'EI condamnés en Egypte


Des accusés dans un box lors d'un procés dans un tribunal du Caire, 26 février 2012.

Soixante-cinq jihadistes présumés ont été condamnés jeudi à des peines de prison, dont 18 à perpétuité, pour avoir fondé en Haute-Egypte une "cellule" ayant prêté allégeance au groupe Etat islamique (EI), indique une source judiciaire.

Le dirigeant de ce groupuscule, Mostafa Ahmed Abdelaal, surnommé "l'émir", et ses partisans avaient été déférés devant la justice en mai 2017.

Les 65 accusés ont été condamnés pour "fondation d'une cellule terroriste en Haute-Egypte ayant annoncé son allégeance à Abou Bakr al-Baghdadi" (le chef de l'EI, ndlr), a précisé la source judiciaire.

Parmi les accusés, 18 ont écopé d'une peine d'emprisonnement à perpétuité (l'équivalent de 25 ans en Egypte) et 41 personnes de 15 ans de prison ferme. Six mineurs ont été condamnés à cinq ans d'emprisonnement. Deux personnes ont été acquittées.

Seuls 47 des prévenus étaient présents à l'audience. Les condamnations peuvent faire l'objet d'un appel.

Les jihadistes présumés avaient été arrêtés pour avoir rejoint une "organisation illégale" surnommée par la presse "l'EI de Haute-Egypte". Ils se seraient implantés dans différentes provinces de cette vaste région défavorisée du sud égyptien.

Depuis la destitution à l'été 2013 du président islamiste Mohamed Morsi par l'armée, des groupes extrémistes se sont attaqués à plusieurs reprises aux forces de sécurité et aux civils.

La branche égyptienne de l'EI, surnommée "Province du Sinaï", mène une insurrection dans le nord de la péninsule (est) et a commis plusieurs attaques à travers le pays.

En février, l'Egypte a lancé une vaste campagne baptisée "Sinaï 2018" pour déloger ce groupe de la péninsule. Plus de 450 jihadistes présumés et une trentaine de soldats sont morts dans le cadre de cette opération, selon des chiffres officiels révélés en octobre.

Mercredi, huit membres présumés de "Province du Sinaï" ont en outre été condamnés à mort par un tribunal militaire pour une attaque meurtrière contre l'armée en 2016.

Les procès de masse contre des jihadistes présumés sont récurrents en Egypte et sont régulièrement dénoncés par les organisations de défense des droits de l'Homme.

Avec AFP

Votre avis

Voir les commentaires

XS
SM
MD
LG