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Sissi conforté en Egypte mais d'autres présidents écartés dans la région

Le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi, s'adresse à la chambre après sa prestation de serment pour un second mandat de quatre ans, au Caire, le 2juin 2018.

En votant pour la prolongation de la présidence d'Abdel Fattah al-Sissi, des millions d'Egyptiens ont choisi "la stabilité", à contre-courant du Soudan et de l'Algérie où la pression de la rue a emporté deux chefs d'Etat, selon des analystes.

Dans ces deux pays arabes, les présidents Omar el-Béchir et Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis respectivement 30 et 20 ans, ont été poussés à la sortie en avril par un vaste mouvement populaire et des pressions de l'armée.

En Egypte, qui a vu un président Hosni Moubarak emporté par une révolution populaire en 2011 après près de 30 ans au pouvoir, et un autre, Mohamed Morsi, démis par l'armée en 2013, 62 millions d'électeurs étaient eux appelés à voter sur une réforme permettant au chef de l'Etat actuel, Abdel Fattah al Sissi de prolonger son mandat.

Elu président en 2014, un an après avoir renversé Mohamed Morsi alors qu'il était chef d'état-major de l'armée, M. Sissi, accusé de graves violations des droits humains, a été réélu en 2018, avec 97,08% des voix, sans qu'aucun rival sérieux n'arrive à le défier.

La réforme constitutionnelle lui permet de faire passer son deuxième mandat de quatre à six ans, jusqu'en 2024. Il pourrait ensuite se représenter pour un troisième, ce qui le reconduirait jusqu'en 2030.

Si l'abstention a dépassé les 55%, ceux qui ont voté ont approuvé à 88,83% ces changements constitutionnels.

"J'ai voté oui car le pays est stable et il fonctionne bien", affirme fièrement Mirfat Abdel Fattah, une mère de famille de 50 ans, interrogée par l'AFP.

"La plupart des Egyptiens considèrent qu'ils ont renversé deux présidents, mais que leur qualité de vie a empiré à chaque fois, donc ils ne pensent pas qu'un troisième soulèvement puisse améliorer leur situation", affirme Timothy Kaldas, analyste à l'institut Tahrir for Middle East Policy.

Après la victoire du "oui", la télévision d'Etat égyptienne a diffusé des images de supporteurs de Sissi dansant et chantant place Tahrir, centre de la contestation qui chassa l'ex-président Hosni Moubarak du pouvoir.

"Sans aucun doute, certains soutiennent encore Sissi et croient qu'il a empêché l'Egypte de souffrir le destin de pays de la région, tels que la Libye ou la Syrie", estime M. Kaldas. Ils le voient comme une sorte de "rempart" dans la tourmente régionale.

- Opposition absente ou laminée -

Mais le pouvoir a aussi "fait en sorte que les Egyptiens ne voient pas d'alternative crédible à Sissi afin qu'ils ne commencent pas à imaginer une Egypte gouvernée par quelqu'un d'autre", ajoute l'analyste.

Les divisions de l'opposition et le peu d'espace qui lui est accordé dans les médias expliquent également la victoire du "oui", estiment d'autres analystes.

Dans une lettre publiée peu avant le référendum organisé du 20 au 22 avril, le cabinet d'analyse Soufan Center avançait qu'"il n'y avait que peu d'opposition publique aux changements constitutionnels, résultat probable de la nature oppressive du gouvernement".

Selon Reporters sans frontières, la presse est muselée et au moins 30 journalistes sont toujours emprisonnés en Egypte.

Les autorités se défendent de toute atteinte à la liberté d'expression bien que le pays occupe la 163e place sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse 2019 établi par cette ONG.

Pour Ziad Aql, analyste au Centre des études politiques et stratégiques d'Al-Ahram, le comportement de tout Egyptien célébrant les résultats du référendum est "typique" d'un processus conditionné par le climat politique dans le pays. Et le pouvoir a agi en arrêtant des opposants et des militants ayant tenté une campagne contre les amendements.

"L'absence d'une opposition organisée à Sissi a fait que le pouvoir a occupé tout l'espace public".

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11 personnes en garde à vue décédées à l'unité antidrogue en une nuit

Adama Pamtaba, chargé de communication de la police municipale de Ouagadougou, au Burkina, le 12 novembre 2018. (VOA/Lamine Traoré)

Onze personnes détenues en garde à vue sont décédées dans la nuit de dimanche à lundi dans les locaux de l'Unité antidrogue de Ouagadougou, a annoncé la procureure du Burkina Faso, Maiza Sérémé.

"Le procureur du (Burkina) Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou a été informé, ce jour 15 juillet 2019, par la directrice de la police judiciaire de la police nationale de ce que onze personnes gardées à vue à l'Unité antidrogue (UAD) pour des infractions relatives à la législation des stupéfiants sont décédées dans la nuit du 14 au 15 juillet 2019", a écrit Mme Sérémé dans un communiqué.

Une "enquête a été ouverte",a indiqué la procureure qui s'est rendue sur les lieux accompagnée de ses substituts et de membres des services techniques.

"Des médecins légistes ont été requis" pour procéder à des examens et aux autopsies nécessaires pour déterminer les raisons des décès qui sont encore inconnues, a-t-elle souligné.

La société civile a par le passé souvent dénoncé les violences des forces de sécurité.

Le Burkina Faso, pays pauvre, est une des plaques tournantes du trafic de drogue vers l'Europe. La drogue arrive au Burkina Faso en provenance des ports d'Afrique de l'Ouest et prend ensuite la direction du nord vers le désert malien et libyen, selon une source sécuritaire.

En juin dernier, les autorités ont procédé à l'incinération de 35.300 tonnes de drogue, représentant le quart des saisies de l'année 2018, selon le secrétariat permanent du comité national de lutte contre la drogue.

Finale CAN-2019: 28 avions pour transporter les fans algériens

Un Boeing Boeing 737-8D6 immatriculé 7T-VKQ d'Air Algérie débarque à l'aéroport de Genève, le 20 novembre 2017.

Les autorités algériennes ont annoncé lundi avoir mobilisé 28 avions afin de transporter, via un pont aérien, 4.800 fans des "Fennecs" pour assister à la finale de la CAN-2019 face au Sénégal, vendredi au Caire.

Selon des sources concordantes, il y aura 13 avions d'Air Algérie, six de Tassili Airlines et neuf avions militaires. Ces avions décolleront des quatre coins du pays.

Le ministère algérien de la Défense avait annoncé dimanche par communiqué qu'il allait mettre à disposition neuf avions de transport militaire au profit de 870 supporters algériens.

La décision du pont aérien a été prise par le Premier Ministre, Noureddine Bédoui, lors d'un conseil du gouvernement tenu lundi.

Le pays est secoué depuis le 22 février d'un mouvement de contestation qui demande la fin du régime en place. Le Premier ministre fait partie des personnes dont le départ est réclamé par la rue.

Depuis le début de la CAN, 2.275 supporters sont partis d'Algérie. Plus de 1.200 d'entre eux sont restés au Caire pour assister jusqu'au bout aux matchs des verts, selon des sources concordantes.

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L’Algérie et le Sénégal en finale de la 32e édition de la CAN Egypte 2019

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