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L'ex-espion russe Skripal a eu le premier contact avec l'agent innervant chez lui

Un policier dans une rue à Salisbury où l’ex-espion russe a été empoisonné avec sa fille, sud de l'Angleterre, le 8 mars 2018

L'ancien espion russe Sergueï Skripal et sa fille, empoisonnés le 4 mars, ont eu le premier contact avec l'agent innervant à leur domicile en Grande-Bretagne, a indiqué la police britannique selon laquelle l'enquête pourrait prendre des mois.

"Les experts ont déterminé que la plus haute concentration de l'agent neurotoxique se trouvait sur la porte d'entrée de ce domicile", a indiqué la police dans un communiqué.

"Des traces de l'agent innervant ont été trouvées dans d'autres lieux sur lesquels les enquêteurs ont travaillé ces dernières semaines, mais à des concentrations plus faibles que celle trouvée à son domicile", a précisé Dean Haydon de la police londonienne.

Londres a accusé la Russie d'être responsable de l'empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille, ce que nie Moscou.

>> Lire aussi : Les Etats-Unis expulsent 60 "espions" russes dans l'affaire Skripal

Emboîtant le pas au Royaume-Uni, qui avait expulsé 23 diplomates russes en guise de représailles, plus de vingt-cinq pays ont annoncé depuis le début de la semaine des mesures similaires, auxquelles la Russie a promis de riposter.

Les Etats-Unis ont décidé d'expulser 60 diplomates russes, soit selon Wasgington, "la plus importante expulsion" d'"espions" russes de l'Histoire.

Au total, plus de 140 diplomates russes en Europe, en Amérique du Nord, en Ukraine ou en Australie vont devoir quitter leur poste. Devraient s'y ajouter sept membres de la mission russe au siège de l'Otan à Bruxelles, auxquels l'Alliance a annoncé mardi retirer l'accréditation.

"Un message clair est ainsi adressé à la Russie: les comportements dangereux et irresponsables ont un coût et des conséquences", a déclaré le secrétaire général de l'organisation, Jens Stoltenberg.

En revanche, la Turquie, qui possède la deuxième armée de l'Otan en nombre, ne prendra pas de mesures contre la Russie, "sur la base d'une allégation", a déclaré le président Recep Tayyip Erdogan, selon la presse turque mercredi.

M. Erdogan entretient des rapports chaleureux avec le président russe Vladimir Poutine, alors que les relations de la Turquie se sont au contraire dégradées avec la plupart des pays occidentaux depuis un an et demi.

Dans l'affaire Skripal, les enquêteurs avaient déjà mis sous scellés un banc sur lequel les deux victimes avaient été retrouvées, un pub et un restaurant où ils s'étaient rendus, ainsi que la tombe de la femme de l'ancien espion.

L'enquête, qui implique quelque 250 spécialistes, pourrait prendre des mois.

Environ 500 témoins ont été identifiés par les enquêteurs et la police examine plus de 5.000 heures de vidéosurveillance.

"Ceux qui habitent dans le quartier des Skripal peuvent s'attendre à voir des policiers y faire des recherches, mais je veux réaffirmer que les risques sont très faibles et que ces recherches sont faites par précaution", a ajouté Dean Haydon.

Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, sont toujours hospitalisés dans le coma. "Leur condition ne semble pas s'améliorer", a déclaré cette semaine le secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères Alan Duncan.

Jeudi, un juge britannique a annoncé avoir autorisé des prélèvements de sang sur l'ex-espion russe et sa fille pour les transmettre aux experts de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

Des représentants de l'OIAC sont arrivés le 20 mars au Royaume-Uni pour rencontrer les experts du laboratoire militaire de Porton Down, près de Salisbury, et de la police britannique. Ils doivent également examiner les échantillons prélevés par les experts britanniques.

Nick Bailey, le policier contaminé par le gaz innervant a pu quitter l'hôpital jeudi. Il était l'un des premiers à être intervenus pour secourir Skripal et sa fille, retrouvés inconscients sur un banc public à Salisbury.

Avec AFP

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Annexion du Golan: Trump rompt de nouveau avec le consensus international

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

En se disant favorable à la reconnaissance de la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan, Donald Trump rompt de nouveau avec le consensus international, au risque de justifier l'expansionnisme d'autres pays, selon les experts.

Israël a conquis une grande partie du Golan lors de la guerre des Six Jours en 1967 et l'a annexée en 1981, mais la communauté internationale n'a jamais reconnu cette annexion. Jeudi, le président américain a tweeté que "52 ans après", il était "temps" pour les Etats-Unis de la reconnaître.

Le droit international "interdit d'accroître son territoire par la guerre", a rappelé vendredi l'ancien diplomate Richard Haas, président du centre de réflexion Council on foreign relations (CFR).

"C'est un des principes les plus fondamentaux de l'ordre international et c'est ce qui a servi de base à l'opposition américaine à la conquête du Koweït par Saddam Hussein et de la Crimée par Poutine", a-t-il ajouté.

Il faisait référence à la guerre du Golfe qui a permis de bouter l'ex-dictateur irakien hors du Koweït en 1991 et le rattachement de la région ukrainienne de la Crimée par le président russe Vladimir Poutine en 2014.

Les Etats-Unis, qui ont imposé des sanctions à la Russie après son annexion de la Crimée, mènent-ils une politique internationale à deux vitesses? "Pas du tout", a répondu le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo dans un entretien à Sky News.

"Ce que le président Trump a fait avec le plateau du Golan est de reconnaître la réalité du terrain et la situation sécuritaire nécessaire à la protection de l'Etat israélien. C'est aussi que simple que cela", a-t-il expliqué.

- "Loi de la jungle" -

Ce n'est pas la première fois que M. Trump balaie de la main les conventions internationales pour apporter son soutien au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, aujourd'hui confronté à une réélection incertaine: en décembre 2017, il avait reconnu unilatéralement Jérusalem comme la capitale d'Israël.

Mais cette fois-ci, Washington va plus loin, a estimé l'ancien chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt. "C'est de nouveau la loi de la jungle", a-t-il tweeté. "Le Kremlin va applaudir et appliquer le même principe à la Crimée, Pékin va applaudir et appliquer le même principe à la mer de Chine méridionale".

Les Européens et les pays arabes se sont de fait inquiétés de l'intention affichée par M. Trump, qui n'a pas encore été formalisée.

La France a immédiatement estimé que la reconnaissance de cette annexion serait "contraire au droit international", rappelant que "cette situation a été reconnue comme nulle et non avenue par plusieurs résolutions du Conseil de sécurité" des Nations unies.

La Syrie l'a rejetée vendredi comme "une violation flagrante du droit international", jurant que "le Golan est et restera arabe et syrien".

A New York, l'ambassadeur de Syrie à l'ONU, Bashar Ja'afari, a affirmé que le régime de Damas n'hésiterait pas à faire usage de la force pour récupérer le plateau du Golan. "C'est notre territoire, et nous le récupèrerons tôt ou tard", a-t-il dit.

Le président turc a jugé que la région était au bord d'une "nouvelle crise". "Nous n'autoriserons jamais la légitimation de l'occupation du plateau du Golan", a ajouté Recep Tayyip Erdogan qui, bien qu'hostile au président syrien Bachar al-Assad, ne cesse de dire son attachement à l'intégrité territoriale de la Syrie, craignant l'émergence d'une entité kurde dans les zones frontalières de la Turquie.

Pour Ilan Goldenberg, du Center for a new american security, la décision de M. Trump sur le Golan "aura un goût amer: elle affaiblit la sécurité d'Israël et affecte les intérêts des Etats-Unis au Moyen-Orient et au-delà, tout en donnant un coup de pied dans une fourmilière qui n'en avait vraiment pas besoin".

"Si Washington cesse de respecter les principes internationaux, il faut s'attendre à ce que d'autres Etats annexent des territoires de leurs voisins", a ajouté cet expert, évoquant la possibilité que l'Arabie saoudite envahisse le Qatar.

Pour Steven Cook, un expert du Proche-Orient au CFR, Donald Trump aurait mieux fait de s'abstenir: le statu quo satisfaisait tout le monde, y compris la Syrie, alors que reconnaître officiellement l'annexion du Golan "va créer de l'opposition, là où il y avait jusque là de l'acceptation".

"Israël est sur le Golan pour ses propres raisons, et rien de ce que l'administration Trump décidera n'y changera quoi que ce soit", conclut-il.

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