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La Nouvelle-Zélande ne trouve pas d'espions russes à expulser


La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern, avec son partenaire Clarke Gayford, devant leur domicile à Auckland, le 19 janvier 2018.
La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern, avec son partenaire Clarke Gayford, devant leur domicile à Auckland, le 19 janvier 2018.

Les Etats-Unis et des pays de l'Union européenne ont annoncé l'expulsion de plus d'une centaine de diplomates russes, dans le cadre des représailles à l'empoisonnement d'un ex-espion russe au Royaume-Uni.

La Nouvelle-Zélande a assuré mardi qu'elle aimerait bien expulser des espions russes dans le cadre des représailles coordonnées du camp occidental à l'empoisonnement d'un ex-espion russe au Royaume-Uni mais qu'elle n'en avait pas sous la main.

"Nous avons mené des vérifications en Nouvelle-Zélande. Nous n'avons pas ici d'agents du renseignement russe non déclarés. Si nous en avions, nous les expulserions", a déclaré à la radio publique la Première ministre Jacinda Ardern.

"Quand il y a toute une série d'intérêts internationaux (...) cela me surprend-il que la Nouvelle-Zélande ne soit pas en haut de leur liste? La réponse est non", a-t-elle commenté.

Les Etats-Unis et 16 pays de l'Union européenne, rejoints notamment par l'Ukraine, le Canada la Norvège et l'Australie, ont annoncé l'expulsion de plus d'une centaine de diplomates russes.

Moscou nie être à l'origine de l'empoisonnement à l'agent innervant, que lui attribue Londres, de Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia le 4 mars à Salisbury.

La Nouvelle-Zélande, ancienne colonie britannique et allié à toute épreuve de Londres, a offert son soutien de principe à la Grande-Bretagne, mais a reconnu qu'elle ne pouvait pas faire grand chose au vu de l'absence d'activité d'espionnage russe sur son territoire.

Mme Ardern a ajouté que son gouvernement "continuerait d'évaluer les mesures qu'il pourrait prendre pour soutenir la communauté internationale après l'attaque de Salisbury".

La Nouvelle-Zélande appartient au club très fermé des "Five Eyes", alliance rassemblant autour des Etats-Unis ses services de renseignement et ceux de la Grande-Bretagne, du Canada et de l'Australie.

Avec AFP

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