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L'Egypte court contre-la-montre pour organiser la CAN-2019

L'Egyptien Salah contre le Saoudien Al-Faraj lors de la Coupe du Monde 2018 en Russie, le 25 juin 2018.

L'Egypte, désignée mardi pays hôte de la Coupe d'Afrique des nations 2019 (15 juin-13 juillet), est engagée dans une course contre-la-montre pour organiser la compétition, mais le défi ne paraît pas insurmontable pour ce poids lourd du continent, selon des experts interrogés par l'AFP.

Pour accueillir le plus grand événement sportif africain, qui regroupera pour la première fois 24 équipes - au lieu de 16 - et se déroulera en été, du 15 juin au 13 juillet, l'Egypte a été préférée à l'Afrique du Sud.

Elle remplace au pied levé le Cameroun, à qui l'organisation a été retirée par la Confédération africaine de football (CAF) en raison de retards dans sa préparation et de l'instabilité politique.

Dès l'annonce officielle mardi, le ministère de la Jeunesse et des Sports et la Fédération égyptienne de football (EFA) ont réaffirmé que le pays serait prêt, comme ils l'avaient proclamé dès le retrait du Cameroun fin novembre.

"Nous devons être prêt deux mois avant la compétition, nous avons donc trois mois", a dit à l'AFP Ossama Ismaïl, porte-parole de l'EFA.

Un comité organisateur de la compétition "va être formé", a-t-il ajouté. "Il sera composé de toutes les autorités concernées, dont le ministère des Sports, les services de sécurité, des représentants de la Fédération", a précisé M. Ismaïl.

Les détails concernant les préparatifs seront connus "dans les jours qui viennent", a-t-il assuré.

La sécurité reste l'un des principaux défis pour l'Egypte, confrontée à une sérieuse menace jihadiste --une opération armée est en cours dans le Sinaï (nord-est) et des attentats ont récemment endeuillé le pays.

Depuis la révolte de 2011, le pays a également connu des violences meurtrières dans et autour des stades dans le cadre du championnat national.

La sécurité autour des stades a été renforcée mais les autorités ont surtout interdit aux supporters d'assister aux matches locaux, après une série d'affrontements meurtriers. Cette interdiction s'est récemment assouplie.

- Valeur sûre -

Ce n'est pas la première fois que l'organisation d'une CAN est ré-attribuée in extremis. Fin 2014, le Maroc s'était désengagé à deux mois de l'édition de 2015, par crainte de l'épidémie d'Ebola. C'est la Guinée équatoriale qui avait alors accueilli la compétition en urgence.

Selon des experts interrogés par l'AFP, l'Egypte, mastodonte du football continental, reste une valeur sûre pour organiser un tel événement, même à échéance resserrée.

"Comparée aux autres pays africains, l'Egypte est considérée comme l'un des meilleurs en termes d'infrastructures", affirme à l'AFP Tarek Talaat, journaliste spécialiste du football africain pour le site "Yalla Kora".

Selon lui, après le retrait du Cameroun, la CAF a privilégié les alternatives les plus fiables. Parmi eux, le Maroc, candidat malheureux à l'organisation du Mondial-2026, a pour sa part annoncé à la surprise générale, qu'il n'était pas sur les rangs.

Le choix s'est alors résumé à un duel entre "les deux meilleurs candidats", l'Egypte, hôte de quatre CAN dont la dernière fois en 2006, et l'Afrique du sud, hôte du Mondial-2010, relève M. Talaat.

En Egypte, au moins huit stades, notamment au Caire, à Alexandrie (nord), à Ismaïlia et à Suez (nord-est), sont déjà prêts à l'emploi.

Parmi eux, le stade international du Caire, inauguré en 1960 par le président Gamal Abdel Nasser, a connu plusieurs phases de rénovation, dont la dernière a été entamée en 2018.

Avec une capacité d'accueil de 75.000 personnes, il est présenté comme le deuxième plus grand stade de football du monde arabe, après le stade Borg al-Arab situé à Alexandrie.

Ce dernier peut accueillir 86.000 supporters, en comparaison d'autres stades dans le pays pouvant contenir entre environ 10.000 et 40.000 personnes.

Par ailleurs, le pays, qui a l'expérience du tourisme de masse, dispose d'une multitude d'hôtels, de deux aéroports internationaux, au Caire et près d'Alexandrie, et d'un réseau routier reliant les principales villes.

- Moment opportun -

L'Egypte est "techniquement capable" d'organiser la CAN-2019, confirme à l'AFP James Dorsey, analyste en géopolitique du Moyen-Orient et chercheur à l'université RSIS de Singapour.

Selon lui, l'événement tombe même à un moment opportun pour un pays qui tente de revenir sur le devant de la scène et de redorer son image.

Dans un contexte de crise économique, "c'est une opportunité pour le gouvernement de proposer quelque chose qui intéresse" sa population, note l'expert.

Sur le plan international, le régime de M. Sissi reste en effet régulièrement accusé par les organisations de défense de droit de l'Homme de graves violations.

"Je ne pense pas que (la CAN) détournera les critiques du gouvernement égyptien", tempère néanmoins M. Dorsey.

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L'ONU critique l'IAAF à propos du taux de testostérone des athlètes

Caster Semenya après avoir décroché la médaille d’or à la finale du 800 m féminin des Jeux du Commonwealth sur la Gold Coast, 13 avril 2018.

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a critiqué le nouveau règlement de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) visant à réguler le taux de testostérone des athlètes féminines et a apporté un soutien unanime à la championne sud-africaine Caster Semenya.

Dans une rare intrusion dans le monde du sport, l'organe de l'ONU a affirmé que le règlement de l'IAAF "pourrait ne pas être compatible avec les normes et règles internationales relatives aux droits de l'Homme".

Une résolution présentée par l'Afrique du Sud demande aux Etats à "veiller à ce que les associations et instances sportives (...) s'abstiennent d'élaborer et d'adopter des politiques et des pratiques qui forcent, contraignent ou obligent par d'autres moyens de pression les athlètes des catégories féminines à subir des traitements médicaux inutiles, humiliants et préjudiciables pour participer aux épreuves féminines des compétitions sportives".

Le texte a été adopté jeudi soir par consensus par les 47 membres du Conseil, qui n'a toutefois aucun pouvoir de contrainte.

La Fédération internationale d'athlétisme impose aux femmes "hyperandrogènes" ou à celles avec des "différences de développement sexuel" (DSD) de faire baisser, avec des médicaments, leur taux de testostérone pour participer aux épreuves internationales du 400 m au mile (1609 m).

La Fédération argumente que si des athlètes ont des niveaux de testostérone masculins, il est nécessaire de "préserver l'équité de la compétition féminine" et donc de demander à ces athlètes de "réduire leur taux de testostérone avant une compétition internationale".

Triple championne du monde (2009, 2011, 2017) et double championne olympique du 800 m (2012, 2016), Caster Semenya assure être "incontestablement une femme" et a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne pour faire annuler le règlement de l'IAAF.

Le TAS, juridiction suprême en matière sportive, doit rendre sa décision à la fin avril.

Le Conseil a également appelé la Haut-Commissaire aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, à "établir un rapport sur la convergence de la discrimination raciale et de la discrimination fondée sur le genre dans le sport".

L'ambassadrice d'Afrique du Sud à l'ONU à Genève, Nozipho Joyce Mxakato-Diseko, a déclaré vendredi à l'AFP que l'initiative de l'IAAF équivalait à faire une discrimination sur le genre et sur "des bases raciales".

Pour certains experts scientifiques, priver Caster Semenya de compétition à cause de son taux élevé de testostérone reviendrait à exclure des basketteurs parce qu'ils sont trop grands.

Qualifs Euro-2020: l'Italie veut renaître, l'Espagne se requinquer

La Ligue A du Championnat d'Italie

L'Italie, absente du dernier Mondial, et l'Espagne, décevante depuis deux grandes compétitions internationales, lancent samedi leurs éliminatoires de l'Euro-2020 avec l'envie de retrouver confiance.

La claque de la non-qualification pour la Coupe du monde en Russie est-elle digérée ? Roberto Mancini et sa Nazionale veulent le prouver sur le terrain, à Udine contre la Finlande.

Ce sera sans Mario Balotelli, qui "n'a pas encore atteint sa forme optimale" malgré ses bons débuts à Marseille selon son sélectionneur. Le technicien a préféré appeler le vétéran Fabio Quagliarella, 36 ans et 21 buts en Serie A au compteur cette saison sous le maillot de la Sampdoria de Gênes.

Pour l'Espagne, véritable machine à éliminatoires depuis plus d'une décennie, l'accueil de la Norvège à Valence doit être l'occasion de laisser loin derrière elle le catastrophique Mondial. Éviction du sélectionneur Julen Lopetegui, à quelques jours du premier match de la Roja, élimination en 8e de finale par la Russie, deux ans après une élimination au même stade à l’Euro : lourd à digérer.

C'est aussi l'heure de retrouver en Espagne le prometteur milieu de terrain du Real Madrid Martin Odegaard, annoncé comme futur crack à son arrivée en 2015 à 17 ans. Décevant, il a depuis été prêté à des clubs néerlandais.

Le sélectionneur Luis Enrique a rebattu les cartes en convoquant plusieurs novices, et en rappelant certains anciens comme le Parisien Juan Bernat. "Ce n'est pas une révolution, c'est une évolution", a-t-il prévenu.

Enfin, la Suisse fera elle aussi ses débuts dans ces éliminatoires, en Géorgie. Les Helvètes, qui ont créé la surprise en Ligue des nations à l'automne en se qualifiant pour le "Final Four" aux dépens des Belges, sont attendus.

Programme des matches de samedi (heures GMT) :

Groupe D

(14h00, à Tbilissi) Géorgie - Suisse

(17h00, à Gibraltar) Gibraltar - Irlande

Groupe F

(17h00, à Solna) Suède - Roumanie

(à Ta' Qali) Malte - Îles Féroé

(19h45, à Valence) Espagne - Norvège

Groupe J

(19h45, à Vaduz) Liechtenstein - Grèce

(à Udine) Italie - Finlande

(à Sarajevo) Bosnie-Herzégovine - Arménie

NBA: Golden State reste sous la menace de Denver

DeMarcus Cousins, à gauche, alors avec Sacramento, contre Enes Kanter d'Oklahoma City Thunder, Sacramento, Californie, le 15 janvier 2017.

Golden State a corrigé Indiana 112 à 89, mais le double champion NBA en titre et leader de la conférence Ouest reste sous le menace de Denver qui s'est imposé à Washington 113 à 108, jeudi.

A quatre semaines du début des play-offs, Golden State et Denver sont toujours dos à dos pour le statut de meilleure équipe de l'Ouest.

Cette première place est cruciale, puisqu'elle garantit à son titulaire de commencer chaque série des play-offs par deux matches à domicile et de disputer, si besoin, le match N.7 décisif devant son public.

Avec encore onze matches de saison régulière à disputer, Golden State (49 v-22 d) ne dispose que d'une demi-victoire d'avance sur Denver (48 v-22 d) qui a encore douze rencontres à son calendrier.

Les Warriors n'ont pas tremblé face à Indiana, mais ils ont attendu la 3e période pour assurer leur victoire.

Stephen Curry n'a marqué "que" 15 points, dont 12 dans la 3e période.

C'est DeMarcus Cousins qui a fini meilleur marqueur des Warriors avec ses 19 points, agrémentés de onze rebonds.

- Durant endeuillé -

Kevin Durant a inscrit de son côté 15 points (6 sur 9 au tir) dans un contexte difficile alors que l'un de ses meilleurs amis était décédé dans la matinée à Atlanta d'une blessure par balles.

La rencontre marquait le retour de l'Australien Andrew Bogut sous le maillot de Golden State, après des passages par Dallas, les Lakers et Cleveland, et un retour dans le Championnat d'Australie.

Le pivot, sacré champion NBA en 2015, a marqué quatre points et capté sept rebonds en neuf minutes.

Les Pacers restent 4e de la conférence Est et n'ont plus besoin que d'une victoire pour officialiser leur qualification pour les play-offs (44 v-29 d).

Denver a enchaîné une cinquième victoire de suite à Washington et ne s'est pas relâché, trois jours après avoir composté son billet pour les play-offs en battant Boston.

Nikola Jokic a marqué 15 points et un total de huit joueurs des Nuggets a dépassé le seuil des dix points.

"Je redoutais que l'équipe ait la gueule de bois après sa qualification, mais elle est allée chercher cette victoire, même si tout n'a pas été très beau", a souligné l'entraîneur de Denver, Michael Malone.

- Batum sur le banc -

A l'Ouest toujours, pas moins de quatre équipes affichent le même bilan, après la surprenant défaite d'Utah à Atlanta (117-114).

Ce revers, dont l'artisan a été le "rookie" des Hawks Trae Young (23 pts), pourrait coûter cher au Jazz.

La franchise de Salt Lake City qui avait remporté ses cinq précédents matches, est à la lutte pour la 5e place avec Oklahoma City, San Antonio et les Clippers qui ont le même bilan de 42 victoires et 30 défaites.

Le grand perdant de cette course dans la course aux play-offs finira 8e et pourrait affronter au 1er tour l'ogre Golden State.

"C'est une défaite particulièrement difficile à digérer", a regretté Donovan Mitchell (34 pts).

A l'Est, Charlotte a préservé ses chances de participer aux play-offs avec une victoire 113 à 106 face à Minnesota.

L'ailier français des Hornets Nicolas Batum a perdu sa place dans le cinq majeur, mais cette décision n'est pas définitive, a assuré son entraîneur.

"On essaie de gagner des matches. Ce n'est pas un aveu d'échec, on joue pour gagner chacun de nos matches et je voulais essayer une autre configuration pour ce match", a déclaré James Borrego.

Charlotte est 10e de la conférence Est (32 v-39 d), à trois victoires de la 8e place, la dernière qualificative pour les play-offs.

- Résultats du Championnat nord-américain de basket-ball (NBA) après les matches de jeudi:

Golden State - Indiana 112 - 89

Atlanta - Utah 117 - 114

Charlotte - Minnesota 113 - 106

Washington - Denver 108 - 113

Phoenix - Detroit 98 - 118

Sacramento - Dallas 116 - 100

Avec AFP

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