Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Sénégal

Dakar, capitale du football africain pour 48 heures

Les légendes africaines, Habib Beye, Kanu, Eto'o, Diouf, à Dakar ce 6 janvier 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Les légendes du ballon rond africain se sont données rendez-vous à Dakar pour les CAF Awards que le Sénégal accueille mardi 8 janvier 2019. Face à la presse ce dimanche, ces stars africaines estiment que les dirigeants doivent faire plus pour le développement dans le domaine du football africain.

Samuel Eto'o, El Hadji Diouf, Habib Beye, Nwanko Kanu et d'autres légendes du football africains sont d'avis que l'Afrique doit mieux se positionner sur l'échiquier du football mondial.

El Hadji Diouf, ancien attaquant sénégalais et double ballon d'Or africain, estime que les dirigeants doivent mettre en place des infrastructures pour permettre aux jeunes talents de s'épanouir.



"Je l'ai dit, un de mes plus grands regrets dans ma vie est de ne pas avoir fini ma carrière au Sénégal. On devait travailler depuis très longtemps à faire des infrastructures, à faire des équipes solides parce qu'un footballeur n'a pas besoin d'un terrain où tout le monde joue, un footballeur a besoin de son propre terrain d'entraînement", a déclaré El Hadji Diouf​.

Le Camerounais Samuel Etoo fils abonde dans le même sens.

Pour le quadruple ballon d'or africain, les jeunes joueurs quittent l'Afrique parce qu'ils ne sont pas mis dans des conditions de performance.

"On a beaucoup de talent. Évidemment, ils vont regarder l'étranger pour dire je vais aller en France, en Espagne, en Angleterre. Mais si on a des infrastructures, si certains joueurs peuvent décemment vivre de leur passion qui devient à un moment donné leur boulot en Afrique, évidemment qu'ils resteront chez eux."



A l'occasion des CAF Awards, les légendes africaines ont fait un plaidoyer pour que les conditions des joueurs locaux soient améliorées. Lundi, une équipe des légendes africaines sera opposée à celle des légendes sénégalaises.

Ce sera en marge de la cérémonie des CAF AWARDS prévue mardi 8 janvier 2019 à Dakar.

Toutes les actualités

Les Sénégalais se méfient du poisson depuis l’apparition d’une mystérieuse maladie

Les Sénégalais se méfient du poisson depuis l’apparition d’une mystérieuse maladie
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:21 0:00

Des centaines de pêcheurs sénégalais touchés par une mystérieuse maladie cutanée

Des bateaux de pêche se tiennent dans les eaux de Ndiebene-Gandiol près de la ville de Saint-Louis au nord du Sénégal, le 8 août 2018.

Au moins 300 pêcheurs sénégalais présentent à leur retour sur terre les symptômes d'une maladie cutanée dont la cause demeure inconnue , mais qui pourrait avoir une "origine toxique", a indiqué jeudi le ministre de la Santé.

"Depuis deux jours, nous avons vu effectivement apparaître au niveau de Thiaroye (un port au sud de Dakar) une maladie dite mystérieuse qui attaque les pêcheurs qui reviennent de mer, qui souvent ont des lésions", a déclaré à la presse le ministre, Abdoulaye Diouf Sarr.

Les médias ont montré des hommes, tous des pêcheurs, au visage, à la bouche ou aux membres atteints de nombreux boutons, parfois impressionnants.

"A ce jour, nous avons identifié plus de 300 cas et l'identification se poursuit au fur et à mesure que les pêcheurs reviennent de mer. Parmi ces cas, on en a 18 qui sont hospitalisés et les autres sont pris en charge dans des endroits dédiés", a expliqué le ministre.

L'Institut Pasteur et le centre anti-poison du ministère ont été sollicités pour analyser les causes de la maladie, a-t-il dit.

"Ce que nous pouvons dire aujourd'hui, c'est que ce n'est pas du tout lié à la Covid parce que les tests Covid ont été négatifs, et on n'a pas non plus vu la présence de virus, ce qui bien sûr peut nous faire penser à une origine toxique", a dit M. Sarr.

Les services de l'Environnement vont analyser de l'eau de mer, a-t-il ajouté.

Selon lui, "il n'y a pas de soupçon" que cette maladie soit contagieuse puisque "seuls les pêcheurs qui reviennent de la mer sont touchés" et qu'il n'y a pas de propagation au domicile.

Les Sénégalais en "deuil virtuel" à la mémoire des migrants morts en mer

Des migrants attendent des secours, alors que 193 personnes et deux cadavres ont été récupérés le 13 janvier 2017 dans la mer Méditerranée en Libye. Ces migrants, principalement originaires du Nigéria, la Gambie et le Sénégal, devraient débarquer en Italie. AP/Sima Diab

Les internautes au Sénégal ont lancé un deuil virtuel vendredi, en hommage aux migrants morts en mer sur le chemin de l'Europe et en réaction au silence observé par l'Etat, selon les instigateurs de l'initiative.

Un grand nombre de Sénégalais ont péri ces dernières semaines en tentant de gagner en pirogue l'archipel espagnol des Canaries, porte d'entrée à l'Europe, au cours d'une nouvelle vague de départs des côtes d'Afrique de l'Ouest.

L'Organisation internationale des migrations (OIM) a fait état de 140 morts au cours d'un seul naufrage au large du Sénégal fin octobre, bilan contesté par le gouvernement sénégalais.

Le sort de ces Sénégalais a suscité un vif émoi dans l'opinion et sur les réseaux sociaux.

"Nous, jeunesse sénégalaise, avons décidé d'organiser une journée de deuil et de prière ce vendredi pour les victimes de l'immigration clandestine", relate une vidéo diffusée sous le hashtag #LeSenegalEnDeuil, "nous allons observer une minute de silence numérique entre 20H00 et 20H10 (locale et GMT) pendant laquelle un seul message sera diffusé sur tous les réseaux sociaux en hommage aux victimes".

Les Sénégalais étaient invités à publier une photo d'eux sur les réseaux sociaux habillés en noir ou en blanc avec le hashtag #LeSenegalEnDeuil.

Une idée de Pape Demba Dione

Pape Demba Dione en est l’initiateur. "J’avais juste fait un tweet où je soulignais que j’étais attristé par la situation des migrants qui ont perdu la vie en mer. Après, le silence radio de l’État aussi m’a beaucoup dérangé et ça m’a aussi interpellé", explique-t-il. Suite à cela, Papa Demba se lance: "je me suis dit pourquoi pas faire bouger les choses en essayant de lancer un hashtag qui pourra éventuellement rendre hommage aux victimes" de l’émigration clandestine.

Papa Demba lance ainsi un hashtag dénommé #LeSenegalendeuil. Il est rapidement partagé des milliers de fois et devient le top des tendances sur la twittosphère sénégalaise. Galvanisé par cet engouement et soutenu par d’autres activistes, Papa Demba concrétise son initiative avec un programme devenu viral sur la toile.

"De 8h à minuit, nous allons tous changer nos photos de profils et couvertures avec une photo commune et une couverture commune. Après ceux qui le peuvent vont s’habiller en noir durant la journée d’hommage et de 8h à 19h45 aussi nous allons publier des vidéos et des messages d’hommages mais aussi des témoignages des parents des victimes. Et de 20h à 20h10 nous allons observer une minute de silence numérique", détaille-t-il.

Papa Demba met en avant l’harmonie des internautes: "nous allons tous publier le même message. À part ce message, personne n’a le droit de faire une autre publication", conclut-il.

Les familles reconnaissantes

Touchées et reconnaissantes, les familles des victimes et les rescapés voient en cette journée de deuil numérique, une manière de rendre hommage aux disparus mais aussi d’alerter les autorités pour qu’elles se prononcent sur le drame de l’émigration clandestine.

Ahmed Fall est un rescapé.

"Pour nous qui avons perdu des parents, amis et compagnons de voyages, pour nous qui avons passé plusieurs jours en mer et vu des dizaines de personnes périr sans pouvoir les assister, pour nous rescapés et familles des victimes, cet hommage est important même s’il se limite à internet", souligne-t-il.

Ahmed affirme que les victimes et leurs familles ont aussi "souffert du silence de l’État, donc voir des Sénégalais penser à rendre hommage aux victimes ça nous touche énormément et on espère qu’après cette journée les autorités vont enfin se prononcer et surtout agir".

Agir c’est le maître mot d’après Jules Souleymane Ndiaye, journaliste au quotidien L’Observateur.

Celui qui a été l’un des premiers à relayer l’initiative dans la presse estime que cet engagement des internautes doit continuer et passer du virtuel au réel. "Au-delà de la dénonciation, au-delà de déplorer le mutisme de l’État face à cette vague déferlante, il faut aussi la sensibilisation", conseille-t-il.

Pour Jules Souleymane, il faut aussi sensibiliser les jeunes qui ne sont pas sur les réseaux sociaux. "La sensibilisation doit continuer au niveau des quartiers, au niveau des villes, au niveau des marchés pour essayer de dissuader ces jeunes pour dire que même ici on peut réussir".

Le gouvernement a reconnu une hausse des départs de bateaux de migrants et annoncé un renforcement des contrôles en mer.

Plus de 1.500 migrants ont été interceptés sur les côtes sénégalaises ces derniers jours, dont 29 convoyeurs, a indiqué mercredi la police dans un communiqué.

Journée de deuil sur les réseaux sociaux en hommage aux victimes de l’émigration

Journée de deuil sur les réseaux sociaux en hommage aux victimes de l’émigration
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:07 0:00

Augustin Senghor a annoncé sa candidature à la présidence de la CAF

Augustin Senghor a annoncé sa candidature à la présidence de la CAF
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:05 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG