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L'armée nigériane sommée de rester impartiale pour les prochaines élections

Des soldats de la 7e division de l'armée nigériane quittant Maiduguri dans l'Etat de Borno, Nigeria, le 25 mars 2016.

L'armée nigériane a été sommée jeudi de rester impartiale pour les prochaines élections générales, avec notamment l'interdiction de porter l'uniforme pour les soldats qui ne sont pas de service le jour du scrutin.

Le porte-parole du ministère de la Défense John Agim, a réaffirmé jeudi devant la presse "la neutralité, l'impartialité et la stricte adhésion à leur code de conduite" des forces armées, avant, pendant et après le scrutin du 16 février.

Il a promis d'appliquer une politique de "tolérance zéro envers les conduites non professionnelles", par exemple pour les soldats qui fraterniseraient ouvertement avec des partis politiques.

"Tout militaire qui n'est pas en service et qui portera l'uniforme le jour de l'élection sera arrêté et traîné devant la justice militaire", a-t-il assuré.

Le pays le plus peuplé d'Afrique - 180 millions d'habitants - vote le 16 février, pour un scrutin qui s'annonce très disputé et opposera notamment le président en exercice, Muhammadu Buhari, qui ambitionne un second mandat, et le chef de l'opposition, Atiku Abubakar, un ancien vice-président.

Les élections au Nigeria ont souvent été entachées de fraudes massives depuis la fin du régime militaire, en 1999.

Le Nigeria a aussi une longue tradition de violences politiques en période électorale. En 2011, des affrontements ont fait plus de 1.000 morts à l'annonce des résultats.

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Détenus politiques et séparatistes manifestent en direct sur Facebook

La prison centrale de Yaoundé, au Cameroun, le 22 mars 2018. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Des dizaines de détenus de la prison centrale de Yaoundé, opposants politiques et séparatistes anglophones, ont manifesté lundi en direct sur Facebook, revendiquant autant le changement de leur ration alimentaire que leur libération, a constaté l'AFP.

"Nous ne voulons plus manger de maïs en bouillie", a lancé Mamadou Mota, premier vice-président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), l'un des principaux parti d'opposition interpellé en juin puis écroué.

Une vidéo dont l'authenticité a été confirmée à l'AFP par des responsables de son parti. Dans ce direct tourné dans la cour intérieure de la prison, on aperçoit M. Mota se joindre à une manifestation engagée dans la journée de lundi par des séparatistes anglophones.

Son apparition et sa prise de parole sont très applaudies par les détenus présents.

Dans d'autres vidéos tournées pendant la même manifestation et toujours relayées sur Facebook, plusieurs séparatistes chantent l'hymne de l'Ambazonie, l'Etat indépendant qu'ils veulent créer dans les régions anglophones du Cameroun.

Ils réclament la libération de "tous" les détenus de la crise anglophone, tout en célébrant Julius Ayuk Tabe, le président autoproclamé de l'Ambazonie détenu lui aussi à Yaoundé.

Dans l'une des vidéos, on aperçoit des figures de la contestation anglophone comme Mancho Bibixy, interpellé dès l'éclatement du mouvement en 2016 puis condamné à 15 ans de prison pour terrorisme notamment.

Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont confrontées à une violente crise socio-politique depuis près de trois ans qui a dégénéré en conflit armé, soldats et séparatistes s'affrontant régulièrement.

Outre cette crise, le Cameroun fait face à des tensions politiques depuis la tenue de la présidentielle d'octobre 2018.

Les résultats de ce scrutin remporté par Paul Biya, 86 ans et au pouvoir depuis 1982, sont contestés par le principal opposant, Maurice Kamto, classé officiellement deuxième au terme de cette élection. M. Kamto est écroué depuis janvier, de même qu'une multitude de ses partisans et soutiens, arrêtés à la même période que lui et les mois suivants.

Migrants en Méditerranée : 14 pays européens d'accord sur un "mécanisme de solidarité"

Une ONG espagnole a annoncé samedi avoir secouru en Méditerranée 59 migrants en provenance de Libye, 30 juin 2018. (Twitter/ Proactiva Open Arms)

Quatorze pays européens ont donné leur accord, dont huit "de manière active", pour mettre en oeuvre un "mécanisme de solidarité" visant à se répartir les migrants secourus en Méditerranée, a annoncé lundi le président français Emmanuel Macron.

"Sur le principe, 14 Etats-membres à ce stade ont donné leur accord sur le document franco-allemand. Parmi ces 14, huit ont, de manière active, acté de leur participation", a déclaré M. Macron après avoir reçu au palais présidentiel le Haut-Commissaire de l'ONU pour les réfugiés (HCR) Filippo Grandi et le directeur général de l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) Manuel de Carvalho Ferreira Vitorino.

Les huit pays "actifs" sont la France, l'Allemagne, le Portugal, le Luxembourg, la Finlande, la Lituanie, la Croatie et l'Irlande, a indiqué la présidence, sans préciser le nom des six autres.

L'accord a été conclu lundi matin au cours d'une réunion de travail sur "les migrations en Méditerranée" qui s'est tenue à Paris avec des représentants de l'ensemble des pays européens, sous l'égide des ministres de l'Intérieur, Christophe Castaner, et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

L'objectif de cette réunion était, selon une source proche du dossier, "de trouver en septembre à Malte un accord avec une dizaine de pays, entre 12 et 15, sur un mécanisme permettant d'assurer plus d'efficacité et plus d'humanisme dans les débarquements de migrants en Méditerranée".

Sous l'impulsion de Paris et de Berlin, les ministres ont planché sur une "coalition de (pays) volontaires" qui s'engageraient à systématiquement se répartir l'accueil des personnes secourues, sans avoir à engager de pénibles négociations après chaque sauvetage.

Ce mécanisme prévoit de répartir "aussi vite que possible" les personnes demandant l'asile dans les pays faisant partie de la "coalition de volontaires", en échange d'une ouverture de leurs ports par l'Italie et Malte.

"Nous avons consolidé le mécanisme de répartition à court terme, mais nous souhaitons aller plus loin (...) en responsabilisant l'ensemble des pays-membres, les structures communautaires qui existent" et en améliorant "l'efficacité de nos politiques de retour (des migrants) volontaire ou contraint vers les pays d'origine", a résumé Emmanuel Macron.

Il s'agit, selon la présidence française, "d'accélérer le retour" pour ceux qui "n'ont pas vocation à l'asile". Mais "c'est compliqué" car cela "nécessite la coopération des Etats", souligne la présidence.

Emmanuel Macron a exprimé l'espoir que "l'ensemble des pays-membres participent" au programme, qu'il a de nouveau lié à l'octroi d'une partie des fonds structurels de l'UE. "L'Europe n'est pas à la carte lorsqu'il s'agit de la solidarité", a-t-il averti.

Côté italien, on estime que la réunion de Paris "n'a pas produit de ligne partagée", selon des sources ministérielles.

Saint-Louis - Paris à bord d'un minuscule avion

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Au moins 5 morts dans l'explosion d'un véhicule piégé à Mogadiscio

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Démission du ministre de la Santé Dr Oly Ilunga Kalenga

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