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L'armée française met en sommeil une base au Niger pour se concentrer sur le Mali

Camion à Madama au Niger le 1er janvier 2015.

La base de l'armée française à Madama (nord du Niger) a été "mise en sommeil" dans le cadre d'une "concentration des efforts" de l'opération Barkhane dans la région malienne du Liptako Gourma et sur la base française de Gossi, a annoncé mardi le porte-parole de l'état-major des armées françaises.

Les forces françaises disposent de cette base de Madama dans le cadre de l'opération antijihadiste française Barkhane, qui mobilise quelque 4.500 militaires dans le Sahel.

"La mise en sommeil de la base de Madama entre dans le cadre de la concentration des efforts dans le Liptako Gourma" (centre du Mali), a déclaré le général Patrik Steiger lors du point de presse hebdomadaire de l'état-major.

"Le dernier convoi est parti (de la base de Madama, NDLR) hier ou avant-hier. C'est pas une fermeture, cela permet de conserver une capacité de remontée en puissance, d'intervention si nécessaire", a-t-il expliqué, précisant que les autorités nigériennes ont été informées.

"La base n'est pas abandonnée, il y a une garnison nigérienne qui n'est pas loin. Les équipements les plus sensibles nécessitant un entretien régulier ont été rapatriés par différents convois", a-t-il poursuivi.

Cette "mise en sommeil" est "concomitante" avec la "montée en puissance" de la base opérationnelle temporaire avancée de Gossi (centre du Mali), ce qui entre "dans le cadre de la concentration des efforts dans le Liptako Gourma".

Cette base, qui était occupée par un détachement de la Minusma jusqu'à 2018, puis depuis janvier 2019 a été réoccupée par des soldats français, a été officiellement inaugurée le 26 juin, selon la même source.

D'importants travaux d'aménagement ont été effectués, permettant "d'accueillir plus de 300 militaires", a précisé le général. "Cela permet de marquer l'implantation de Barkhane (...) et de pouvoir lancer des opérations durables dans cette zone".

Au vu de l'évolution de la situation, "il a été jugé nécessaire de récupérer les moyens disponibles à Madama pour pouvoir les engager plus au sud, dans le Liptako Gourma", a-t-il ajouté.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France. Cette intervention se poursuit avec Barkhane.

Mais des zones entières du Mali échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, malgré la signature en 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes.

Depuis 2015, les violences se sont propagées du Nord vers le centre, voire parfois le Sud.

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L'insécurité engendre un afflux de déplacés internes maliens vers les centres urbains

Des véhicules de l'armée malienne lors d’une opération de coordination tactique 'Hawbi' au centre du Mali, dans la zone frontalière avec le Burkina Faso et le Niger, 1er novembre 2017. AFP PHOTO / Daphné BENOIT

Les attaques meurtrières simultanées perpétrées par des hommes armés non identifiés contre quatre villages de la commune de Bankass, dans le centre du Mali, ont engendré des déplacements massifs des populations des villages environnants vers les villes.

Le 1er Juillet, aux environs de 16 heures, les villages de Gouari, Djimdo, Dialakanda, Pangadougou ont été attaqués, faisant un bilan total de 36 morts et de 5 blessés.

Selon les explications de Mr. Allaye Guindo, maire de la commune de Bankass, les populations des villages environnants, prises de panique, se déplacent actuellement par centaines de milliers vers les lieux un peu mieux sécurisés, et malgré la présence de l’armée malienne.

Une situation déplorable en ces débuts de l’hivernage, compliquant le lancement de la campagne agricole pour cette année dans ces zones.

Les rescapés de cette attaque sont exposés à une crise alimentaire, à laquelle vient s’ajouter la pandémie du nouveau coronavirus.

Lors d’une conférence de presse samedi dernier à la Maison des jeunes de Bamako, la capitale malienne, des associations et mouvements des ressortissants du pays Dogon ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme un manque de volonté de l’État malien de résoudre la crise du centre du Mali.

Désespéré et sans le sou, le maire de la commune de Bankass lance un appel d’urgence aux autorités maliennes et aux partenaires pour qu’ils viennent en aide à cette localité.

La région de Mopti demande une présence accrue de l’armée malienne

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Le président malien IBK rencontre ceux qui veulent son départ

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C’est la consternation après un nouveau massacre, celui de plus d'une trentaine de civils

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Une trentaine de civils tués lors d’une attaque simultanée sur 4 villages maliens

Les habitants de Zibane-Koira Zéno, un village de la région de Tillabéri (ouest du Niger, près du Mali), se réunissent le 12 mai 2020, après une attaque d'hommes armés le 8 mai 2020. (Photo by BOUREIMA HAMA / AFP)

Mercredi des assaillants armés non identifiés ont attaqué quatre villages Dogon dans la commune de Bankass, dans la région de Mopti, au centre du Mali.

Selon des témoins, au moins 32 personnes ont été tuées, dont des femmes et des enfants. L’on déplore également d'importants dégâts matériels.

"Les assaillants sont arrivés de Baye, à la frontière entre le Mali et le Burkina Fasso, à 16 heures. Ils étaient à bord de pick-ups, de tricycles et plusieurs motos”, selon Allaye Guindo, maire de la commune de Bankass.

Selon le maire, les attaques ont eu lieu simultanément dans 4 villages : Gouari, Djimdo, Panga Dougpou, Dialakanda. Les Dozos (chasseurs) de dogons qui ont tenté de défendre les villageois ont subi de lourdes pertes.

L'armée malienne, qui a un campement à 20 km du village de Gouari, y est arrivée vers 22 heures, après l'arrêt des combats.

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