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Kabila nomme le chef du parti présidentiel ministre de l'Intérieur

Henri Mova Sakanyi, alors ambassadeur de la RDC lors une réunion au palais Egmont à Bruxelles, Belgique, 26 juin 2012.

Le secrétaire général du parti présidentiel en République démocratique du Congo, Henri Mova Sakanyi, a été nommé vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur par le président Joseph Kabila, a annoncé mardi soir la télévision d'Etat.

Le secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratique (PPRD) remplace l'actuel ministre, Emmanuel Shadary Ramazani, en poste depuis mai 2017.

"Ce n'est pas une surprise pour ceux qui sont au fait de la gestion des affaires de l'Etat", a déclaré à l'AFP une source de la présidence, se refusant à d'autres précisions.

>> Lire aussi : Le porte-parole du gouvernement congolais affirme que le camp présidentiel désignera son candidat en juillet

"Ce n'est pas un désaveu de M. Ramazani", avance une autre source, qui fait un lien avec une récente réforme des statuts du PPRD.

Cette réforme a été présentée en janvier. Elle prévoit la disparition du poste de secrétaire général pour laisser place à un président du parti, selon les statuts révisés publiés le 26 janvier par le quotidien AfricaNews.

Le poste de président du PPRD devrait revenir au président Kabila, selon plusieurs observateurs.

>> Lire aussi : Les protestants interpellent à leur tour le pouvoir en RDC

Agé de 55 ans, M. Mova a été plusieurs fois ministre et diplomate, ancien ambassadeur de RDC en Russie et en Belgique.

M. Ramazani Shadary fait partie de la quinzaine de personnalités congolaises visées par des sanctions de l'Union européenne pour entrave au processus électoral.

Le second mandat du président Kabila a pris fin le 20 décembre 2016. Des élections sont prévues le 23 décembre 2018, après le report de celles prévues au plus tard en décembre 2017.

Organisée à l'appel d'un collectif catholique, une troisième marche pacifique est prévue dimanche pour demander au président Kabila de déclarer publiquement qu'il va bien quitter le pouvoir et demander le respect d'un accord politique conclu fin 2016.

Avec AFP

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11 personnes en garde à vue décédées à l'unité antidrogue en une nuit

Adama Pamtaba, chargé de communication de la police municipale de Ouagadougou, au Burkina, le 12 novembre 2018. (VOA/Lamine Traoré)

Onze personnes détenues en garde à vue sont décédées dans la nuit de dimanche à lundi dans les locaux de l'Unité antidrogue de Ouagadougou, a annoncé la procureure du Burkina Faso, Maiza Sérémé.

"Le procureur du (Burkina) Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou a été informé, ce jour 15 juillet 2019, par la directrice de la police judiciaire de la police nationale de ce que onze personnes gardées à vue à l'Unité antidrogue (UAD) pour des infractions relatives à la législation des stupéfiants sont décédées dans la nuit du 14 au 15 juillet 2019", a écrit Mme Sérémé dans un communiqué.

Une "enquête a été ouverte",a indiqué la procureure qui s'est rendue sur les lieux accompagnée de ses substituts et de membres des services techniques.

"Des médecins légistes ont été requis" pour procéder à des examens et aux autopsies nécessaires pour déterminer les raisons des décès qui sont encore inconnues, a-t-elle souligné.

La société civile a par le passé souvent dénoncé les violences des forces de sécurité.

Le Burkina Faso, pays pauvre, est une des plaques tournantes du trafic de drogue vers l'Europe. La drogue arrive au Burkina Faso en provenance des ports d'Afrique de l'Ouest et prend ensuite la direction du nord vers le désert malien et libyen, selon une source sécuritaire.

En juin dernier, les autorités ont procédé à l'incinération de 35.300 tonnes de drogue, représentant le quart des saisies de l'année 2018, selon le secrétariat permanent du comité national de lutte contre la drogue.

Finale CAN-2019: 28 avions pour transporter les fans algériens

Un Boeing Boeing 737-8D6 immatriculé 7T-VKQ d'Air Algérie débarque à l'aéroport de Genève, le 20 novembre 2017.

Les autorités algériennes ont annoncé lundi avoir mobilisé 28 avions afin de transporter, via un pont aérien, 4.800 fans des "Fennecs" pour assister à la finale de la CAN-2019 face au Sénégal, vendredi au Caire.

Selon des sources concordantes, il y aura 13 avions d'Air Algérie, six de Tassili Airlines et neuf avions militaires. Ces avions décolleront des quatre coins du pays.

Le ministère algérien de la Défense avait annoncé dimanche par communiqué qu'il allait mettre à disposition neuf avions de transport militaire au profit de 870 supporters algériens.

La décision du pont aérien a été prise par le Premier Ministre, Noureddine Bédoui, lors d'un conseil du gouvernement tenu lundi.

Le pays est secoué depuis le 22 février d'un mouvement de contestation qui demande la fin du régime en place. Le Premier ministre fait partie des personnes dont le départ est réclamé par la rue.

Depuis le début de la CAN, 2.275 supporters sont partis d'Algérie. Plus de 1.200 d'entre eux sont restés au Caire pour assister jusqu'au bout aux matchs des verts, selon des sources concordantes.

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