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Adoption de la réforme électorale en RDC

Le président Joseph Kabila, Kinshasa, RDC, le 27 octobre 2017 (VOA/Top Congo)

La République démocratique du Congo a franchi dans la nuit de vendredi à samedi la première étape vers des élections organisant le départ du président Joseph Kabila, avec l'adoption d'une réforme électorale.

Le texte voté a été "transmis au président de la République pour promulgation", a déclaré samedi à l'AFP Aubin Minaku, président de l'Assemblée nationale de la RDC.

L'adoption par le Parlement de la révision électorale est le premier acte d'un calendrier qui doit aboutir le 23 décembre 2018 à plusieurs scrutins dont la présidentielle pour désigner le successeur de M. Kabila.

>> Lire aussi : Le Sénat commence dans l'urgence l'examen de la réforme électorale en RDC

Au pouvoir depuis 2001, élu en 2006 et réélu en 2011, le président Kabila a terminé son deuxième et dernier mandat constitutionnel le 20 décembre 2016.

L'opposition a voté contre la réforme électorale et continue de demander son départ dès la fin de l'année, estimant qu'il n'a aucune volonté d'organiser des élections.

Selon l'opposition, la réforme renforce le pouvoir du parti présidentiel PPRD: "seuil de représentativité" pour qu'un parti siège à l'Assemblée nationale, machines à voter dans les bureaux de vote, caution élevée demandée aux candidats...

>> Lire aussi : Première étape du calendrier électoral sous tension en RDC

Le Parlement congolais a aussi adopté le projet de budget 2018 d'un montant de cinq milliards de dollars dont 500 millions pour le financement des opérations électorales dans cet pays de 2,3 millions de km2 et 45 millions d'électeurs.

Faute de financement propre suffisant, la RDC doit solliciter un appui financier auprès de l'Union européenne et logistique auprès des Nations unies.

D'accord pour "appuyer des élections crédibles", mais sous conditions, a répondu l'UE, qui a dressé une liste de conditions: respect des droits de l'homme, "réouverture de l'espace démocratique" alors que toute manifestation est interdite, application scrupuleuse du calendrier électoral, "publication d'un budget crédible et d'un plan de décaissement réaliste".

>> Lire aussi : Un projet de révision de la loi électorale en RDC déposé devant l'Assemblée

L'ancienne puissance coloniale belge a annoncé un soutien de 5 millions d'euros aux élections, "qui pourront être libérés dès que ces conditions seront réunies".

Le quotidien pro-majorité présidentielle l'Avenir a aussitôt critiqué "l'apparente tergiversation" des partenaires de la RDC: "Si, comme par le passé, ces derniers continuent de multiplier les conditions à leur soutien au processus (...) nul ne doute qu'une telle attitude influera à coup sûr sur le respect du calendrier".

Avec AFP

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Référendum en Egypte: la révision constitutionnelle controversée renforçant Sissi approuvée

Un poster géant du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au Caire, en Égypte, le 25 mars 2018.

La révision constitutionnelle controversée permettant la prolongation de la présidence d'Abdel Fattah al-Sissi, et renforçant les pouvoirs de l'ex-maréchal, a été approuvée par référendum à 88,83%, a annoncé mardi l'Autorité nationale des élections.

Le président de cet organisme, Lachine Ibrahim, a précisé lors d'une conférence de presse au Caire que 11,17% des électeurs "se sont prononcés contre" cette réforme et que "le taux de participation (...) a atteint 44,33%".

Les Egyptiens ont voté du samedi 20 au lundi 22 pour ou contre la modification de plusieurs articles de la Constitution de 2014, qui limitait notamment la présidence à deux mandats consécutifs de quatre ans.

Le scrutin de trois jours s'est déroulé "dans un climat démocratique stimulé par la liberté", a insisté M. Ibrahim. Mais le référendum a été organisé en un temps record, quatre jours après un vote au parlement, et sans véritable débat de fond dans les médias sur les enjeux de la réforme.

"Le référendum s'est déroulé dans un environnement tellement injuste et non libre que ses résultats ne peuvent prétendre à une quelconque légitimité", a dénoncé Michael Page, directeur adjoint de l'ONG Human Rights Watch pour l'Afrique du nord et le Moyen-Orient.

Le président Sissi a rendu hommage sur Twitter à ses concitoyens "qui ont ébloui le monde par leur conscience nationale des défis auxquels est confrontée notre chère Egypte".

L'ex-maréchal, aujourd'hui âgé de 64 ans, a été élu président en 2014 avec 96,9% des voix, un an après avoir renversé avec l'armée, à la faveur d'un mouvement populaire, le président islamiste Mohamed Morsi. Il a été réélu en 2018 à 97,08%.

La révision constitutionnelle permet de faire passer le deuxième mandat de M. Sissi de quatre à six ans, portant son terme à 2024. L'ex-maréchal pourra se représenter à un troisième mandat, de six ans, lors de l'élection de 2024.

Environ 27 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes sur les plus 61 millions enregistrés dans le pays le plus peuplé du monde arabe, selon M. Ibrahim.

- "Dangereux précédent" -

Au-delà du mandat présidentiel, la révision constitutionnelle permet le contrôle du chef de l'Etat sur le système judiciaire, avec un pouvoir de nomination des chefs de juridictions. La réforme octroie également un pouvoir politique à l'armée, pilier du régime de M. Sissi.

"Ces amendements constitutionnels renforcent l'exécutif et l'armée au détriment d'un système judiciaire et législatif affaibli", a expliqué à l'AFP Mai El-Sadany, responsable des questions juridiques au groupe de réflexion The Tahrir Institute for Middle East Policy (Timep), basé à Washington.

Selon elle, la réforme "mine la séparation des pouvoirs, porte atteinte à l'Etat de droit et réduit au silence les espaces pour la dissidence indépendante".

Pour Moustafa Kamel al-Sayed, professeur de sciences politiques à l'Université américaine du Caire, les amendements créent un "dangereux précédent".

"Le pouvoir sera concentré entre les mains d'un seul homme (le président). Il sera très difficile de revenir en arrière car qui abandonnera autant de pouvoir?", a-t-il déclaré à l'AFP.

Les partisans de la révision constitutionnelle défendent de leurs côtés sa nécessité pour la stabilité du pays, dans un pays en crise économique et voisin de plusieurs pays troublés, en Afrique et Moyen-Orient, comme le Soudan et la Libye.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

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