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Félix Tshisekedi appelle à manifester contre Kabila jeudi en RDC


Le leader du Rassemblement de l’opposition, Félix Tshisekedi, Kinshasa, RDC, 3 février 2017.

Le leader du Rassemblement de l’opposition a rejeté le projet de la loi électorale actuellement en examen au parlement et appelé les Congolais à manifester jeudi. Mais les autorités ont maintenu l’interdiction de toute manifestation.

Félix Tshisekedi a dénoncé la complicité entre le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Corneille Nangaa, et la famille politique du président Joseph Kabila, révélée dans un enregistrement sonore dévoilé par la presse.

"Le Rassemblement demande ainsi au peuple congolais de défendre la démocratie en danger conformément à l’article 64 de la Constitution et, par conséquence, de participer massivement à la marche pacifique de ce jeudi 30 novembre à Kinshasa et dans les grandes villes de la République", a lancé M. Tshisekedi.

Pour lui, le projet de loi en cours d’examen à l’assemblée nationale constitue "un piège d’arnaque électorale".

"Il semble malheureusement que le régime de M. Kabila refuse obstinément de tirer les leçons de l’histoire en considérant qu’il peut une fois de plus se servir d’un projet de loi électorale inique pour tenter de refermer le piège d’arnaque électorale en préparation avec la complicité avérée de M. Nangaa qui confirme ainsi sa partialité et son allégeance au parti de M. Joseph Kabila", a renchéri le chef du Rassemblement de l’opposition.

Les autorités de Kinshasa et la police ont, de leur côté, annoncé le même jour qu’elles n’avaient autorisé aucune manifestation. La police a même brandi des menaces contre les personnes qui seraient tentées de manifester.

La mission des Nations unies ainsi que les associations de défense des droits de l’homme ont, pour leur part, demandé au gouvernement de respecter la liberté d’expression.

La situation est tendue dans le pays. La RDC est en crise pour non-tenue d’élections depuis fin 2016.

La Céni a, pour une énième fois, repoussé les élections. Elle prévoit la présidentielle au 23 décembre 2018.

L’opposition et les évêques catholiques, médiateurs des négociations, accusent le pouvoir de violer l’accord signé le 31 décembre 2016 selon lequel les scrutins devaient avoir lieu en 2017.

Le président Kabila, au pouvoir depuis 2001, ne doit pas se représenter, selon la Constitution, pour avoir dirigé le pays pendant plus de deux mandats présidentiels.

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