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Tchad

100 jeunes en formation dans le domaine agro-sylvo-pastoral

Vue des participants à la formation AYA CHAD, le 11 octobre 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

La 1ère édition du camp agro-écologique "Aya Boot Camp" a lieu du 10 au 16 octobre à une trentaine de kilomètre de N’Djamena. Ce camp est une initiative de la section tchadienne de l’ONG African Youth in Agribusness (Aya Chad), qui vise à stimuler et coordonner l’engagement des jeunes dans le secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique.

"AYA BOOT CAMP", est une approche de formation des jeunes aux métiers de l’agriculture, de l’environnement, de l’élevage et de la pêche.

Environ 100 jeunes de différentes provinces du pays ont été sélectionnés sur la base des projets innovants. Ils seront outillés une semaine durant des techniques leur permettant de surmonter les obstacles qu’ils rencontrent dans la création des activités du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique.

Quelques jeunes diplômés, sans emploi et qui ont des projets porteurs, rêvent déjà d’embaucher les autres jeunes afin de lutter contre le chômage et l’exode rural s’ils arrivent à obtenir un financement.

Vu le problème de chômage qui se pose avec acuité au Tchad, ces jeunes participants s’engagent à recruter les autres pour lutter ainsi contre le chômage.

Mémadji Darby, communnicatrice de formation, le 11 octobre 2019. (VOA/André Kodmadjingar)
Mémadji Darby, communnicatrice de formation, le 11 octobre 2019. (VOA/André Kodmadjingar)


Les fonctionnaires porteurs de projets agropastoraux rêvent aussi de devenir leur propre patron, comme Mémadji Darby, communicatrice de formation.

Elle se dit prête à changer de carrière puisqu’elle porte un projet sur l’agropastoralisme.

"La verdure, l’élevage, c’est ce qui a accompagné mon enfance, donc j’ai aussi aimé le travail de la terre", a-t-elle dit avant d’ajouter qu’elle voulait "avoir sa propre ferme et commencer avec l’élevage de poule, la volaille".

Cette formation offre un aperçu des potentialités du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutiques comme bases de création d’emplois et sources de revenus pour les jeunes. Mais, seront-ils financés, ou auront-ils des espaces nécessaires pour mettre en pratique les connaissances acquises?

Fatimé Souckar Térap, présidente de l'ONG AYA CHAD, le 11 octobre 2019. (VOA/André Kodmadjingar)
Fatimé Souckar Térap, présidente de l'ONG AYA CHAD, le 11 octobre 2019. (VOA/André Kodmadjingar)


Pour la présidente de l’ONG AYA CHAD, Fatimé Souckar Térap, "financé c’est trop dire, mais un appui technique oui". Elle informe que son organisation a offert 45 hectares à ces jeunes-là.

Ils vont se spécialiser dans leurs domaines et puis après, l’appui financier viendra, car précise-t-elle, pour que "quelqu’un investisse, il veut voir la concrétisation, avec des suivis pendant un an sur le terrain".

Cette formation est une opportunité pour les jeunes de créer leur propre futur et d’apporter leur contribution aux communautés auxquelles ils appartiennent.

(Envoyé spécial à Mabrio.)

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Les retraités tchadiens réclament leurs pensions

Blagué Jean, porte-parole du comité́ de crise contesté par le DG de la CNRT, en veste de couleur grise au milieu (VOA/André Kodmadjingar).

Au Tchad, une partie des retraités militaires, civils, veuves et orphelins ont constitué un comité de crise. Ils exigent le départ du directeur général de la CNRT, la Caisse nationale des retraites du Tchad.

"Nous ne voulons pas de l'actuel directeur de la Caisse nationale des retraites du Tchad": c’est le slogan scandé par une foule de personnes à N'Djamena, visiblement affaiblies par l’âge et rongées par la faim.

Ce groupe de retraités revendique plusieurs arriérés de paiements qui, selon eux, remontent à 10 ans pour certains et 5 ans pour d’autres. En colère, ils estiment que leur argent est utilisé à d’autres fins alors qu’eux, les ayants-droit, meurent à petit feu.

"Nous avons combattu pour le Tchad et les gens ne veulent pas nous payer. C’est depuis le matin que je suis là et je n’ai même pas pris un verre de thé", raconte un retraité avec beaucoup de peine.

Une revendication balayée du revers de la main par Laring Bao, le directeur général de la Caisse nationale des retraites du Tchad (CNRT), pour qui ce remue-ménage n'est que l'apanage d'un groupuscule manipulé.

Selon M. Bao, son agence s'est entendue avec un syndicat représentant 32.000 retraités et il ne comprend donc pas qu'un petit groupe d'environ 60 personnes veut jouer les chevaliers solitaires.

Le comité́ de crise des retraités en sit-in demandant le départ du DG de la CNRT (VOA/André Kodmadjingar)
Le comité́ de crise des retraités en sit-in demandant le départ du DG de la CNRT (VOA/André Kodmadjingar)

Un argumentaire qui peine à convaincre: ces retraités constitués en "comité de crise" disent n’appartenir à aucun syndicat et affirment qu'ils ont désigné leur propre porte-parole, Jean Blagué. "Nous demandons le départ du DG et de son équipe. Il y a beaucoup des Tchadiens qui peuvent nous aider à entrer dans nos droits", vocifère un des manifestants.

Pour M. Bao, Jean Blagué n'est qu'un agitateur.

"On l’a averti une fois, une deuxième fois nous avons porté plainte contre lui mais il y a eu des négociations et on l'a laissé tomber", dit-il. "Il menace de fermer la porte, on est obligés de faire recours aux forces de l’ordre", ajoute-t-il.

Entre temps, dit-il, tout est prêt pour déclencher le paiement des pensions de retraite d’ici la fin de la semaine en cours.

Lac Tchad: plus de 800 jihadistes tués en deux mois selon la Force multinationale

Près de 3.000 soldats ont été engagés dans ces actions aériennes, terrestres et navales.

Plus de 800 jihadistes ont été tués en deux mois sur des îles du Lac Tchad, aux confins du Nigeria, du Niger, du Cameroun et du Tchad, dans des opérations de la Force conjointe (FMM) de ces pays, a assuré mardi cette force.

Du 28 mars au 4 juin, la FMM a conduit une opération conjointe dénommée "Lac Sanity" (Intégrité du Lac) dans les îles du Lac Tchad et des localités voisines en vue de "neutraliser" des "terroristes de Boko Haram et de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap)", explique un rapport de la FMM reçu mardi par l'AFP.

Selon la FMM, l'opération a été "un succès retentissant (avec) sur l'ensemble de l'opération (avec) 805 terroristes neutralisés (tués), la destruction ou la capture de 44 véhicules, 22 motos et une multitude d'armes lourdes et légères".

Près de 3.000 soldats ont été engagés dans ces actions aériennes, terrestres et navales, lancées dans un premier temps par le Cameroun, le Niger et le Nigeria qui ont été rejoints par le Tchad "45 jours" après son déclenchement, précise le document.

Une trentaine de jihadistes tués dans la région du Lac Tchad, selon les autorités
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Une "importante" quantité de munitions a été également saisie et "des lieux de fabrication" d'engins explosifs improvisés (EEI) ont été "détruits". La FMM déplore une vingtaine de blessés par des EEI dans les rangs de l'armée nigérienne, dont un dans un état grave.

Le bassin du lac Tchad, qui étire ses rives entre le Nigeria, le Niger, le Cameroun et le Tchad est une vaste étendue d'eau et de marécages où les groupes jihadistes Boko Haram et son rival Iswap ont installé des repaires dans les innombrables îlots dont il est parsemé. Pour les combattre, en 2015, les armées de ces quatre pays ainsi que celle du Bénin, ont réactivé une Force multinationale mixte (FMM), créée en 1994.

L'insurrection de Boko Haram est apparue en 2009 au Nigeria avant de se propager dans les pays voisins. Depuis, plus de 36.000 personnes – principalement au Nigeria – ont été tuées, et 3 millions ont dû fuir leur domicile, selon l'ONU.

Six leaders de Wakit Tamma condamnés par un tribunal tchadien

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