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RDC

8 miliciens, 4 soldats et un policier tués dans deux attaques dans l'Est

Un militaire des Forces armées de la RDC au visage masqué lors d’une opération contre les miliciens Maï-Maï dans le Parc de Virunga, Nord-Kivu, juin 2017 (VOA/Charly kasereka)

Huit miliciens, un policier et quatre militaires ont été tués mercredi dans des combats entre les forces de sécurité et des miliciens dans deux provinces de l'est de la République démocratique du Congo, selon des sources militaires.

"Huit miliciens Maï-Maï ont été tués dans la contre-offensive de l'armée après une attaque de la ville de Butembo" qui ciblait des positions de l'armée, a déclaré à l'AFP, le major Mak Hazukay, porte-parole de l'armée dans le Nord-Kivu. Un milicien blessé a été hospitalisé.

A la mi-journée, le colonel Paul Polo Ngoma, chef de la police de Butembo a annoncé qu'"un sous-officier de la police des frontières a été également tué et son arme emportée" par les assaillants.

Dans la province-voisine de l'Ituri, "quatre militaires, dont deux officiers, ont succombé à leurs blessures" subies dans une attaque de miliciens, a annoncé le lieutenant Jules Tshikudi, porte-parole de l'armée régional.

Outre l'insécurité, les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri sont touchées par une épidémie d'Ebola qui a déjà fait plus de 1000 morts depuis août, selon le ministère de la Santé congolais.

La ville de Butembo, carrefour commercial d'un million d'habitants, est considérée comme le principal foyer de cette 10è épidémie de la maladie à virus Ebola, sur le sol congolais

Les Maï-Maï sont des miliciens membres de groupes armés d'auto-défense communautaire.

A Butembo, ils sont accusés d'être responsables de plusieurs attaques contre des centres de traitement d'Ebola. Un médecin camerounais de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait été abattu le 19 avril alors qu'il participait à une réunion dans un hôpital.

Mardi, le centre de triage de l'hôpital Sainte Famille Mukuna de la zone de santé de Katwa, voisine de Butembo, "a été incendié par des inciviques", a rapporté le bulletin quotidien du ministère de la Santé daté du même jour.

Selon le ministre Oly Ilunga, à chaque perturbation des activités de lutte contre l'épidémie s'ensuit une flambée du nombre de nouveaux cas et du nombre de décès.

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Dr Mukwege reçoit des "menaces" après la dénonciation d'un récent massacre dans l'Est

Le Dr Denis Mukwege, s’adresse à la foule à son retour à Bukavu en RDC, le 27 décembre 2018. (Photo by Fredrik Lerneryd / AFP)

Le prix Nobel de la paix 2018 Denis Mukwege a affirmé avoir reçu des menaces et vu des proches menacés, après avoir dénoncé un récent massacre de civils dans l'Est de la République démocratique du Congo, dans un communiqué parvenu vendredi à l'AFP.

"Depuis mon tweet du dimanche 26 juillet dénonçant le récent massacre survenu à Kipupu en territoire de Mwenga au Sud Kivu, j'ai reçu diverses correspondances haineuses et des membres de ma famille ont été intimidés et menacés", a-t-il écrit.

"Aucune malversation intellectuelle, aucune menace, aucune utilisation de la peur, ne m'empêchera de m'exprimer sur la réalité des atrocités que vivent les populations de mon pays et dont je soigne les séquelles tous les jours dans mon hôpital à Bukavu", a ajouté le gynécologue, surnommé "l'homme qui répare les femmes".

Mi-juillet, 18 personnes avaient été tuées dans une attaque à Kipupu, selon les chercheurs du Baromètre de sécurité du Kivu (KST) présents dans la région alors qu'un groupe de députés provinciaux faisaient état de 220 personnes tuées.

Le village de Kipupu se situe dans une zone instable du Sud-Kivu, sur les hauts-plateaux de Fizi qui surplombent le lac Tanganyika, non loin du Burundi et du Rwanda.

En octobre 2012, le Dr Mukwege, directeur de l'hôpital de Panzi qui s'occupe des femmes victimes de viols dans le Sud-Kivu, avait échappé à un attentat qui ciblait son domicile. Son gardien avait été tué par des assaillants.

Dans cette région enclavée, des violences opposent depuis un an des Congolais tutsi rwandophones, les Banyamulenge, et d'autres communautés locales comme les Babembe.

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Deux morts dans des accrochages dans la réserve d'Okapi en Ituri

Un homme congolais marche sur la route de transport qui relie la ville de Bunia à la ville minière de Mambasa, dans la province de l’Ituri, le 10 juillet 2018.

Deux personnes ont été tuées lors de l'expulsion d'occupants illégaux de la réserve d'Okapi, en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Des accrochages ont éclaté lorsque des militaires et des éco-gardes ont entrepris d'évacuer les habitants d'un petit village créé par des creuseurs d'or artisanaux à l'intérieur de la réserve, a expliqué à l'AFP Christian Mushingalwa, responsable en charge des ressources humaines de la réserve.

"Le bilan est de deux morts et quelques blessés dont quatre grièvement, tous des civils", a-t-il précisé.

L'opération visait à "préserver l'environnement", à la demande de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), a-t-il souligné.

Selon M. Mushingalwa, un site de relocalisation, à 30 km de la réserve, avait été préparé pour recevoir les occupants illégaux.

L'ICCN "peut avoir raison mais nous voulons un dialogue entre les parties en conflit pour une cohabitation pacifique entre la réserve et les riverains", a réagi auprès de l'AFP Assani Nguma, président de la société civile de Mambasa (Ituri).

Interrogé par l'AFP, les services de l'administrateur du territoire de Mambasa ont accusé les villageois d'avoir "barricadé pendant quelques heures la route nationale 4", justifiant ainsi l'intervention de l'armée.

La réserve d'Okapi abrite de nombreuses espèces endémiques et menacées, dont un sixième de la population existante d'okapis (environ 5.000 sur les 30.000 vivant à l'état sauvage).

L'Okapi, appelé aussi girafe de forêt, est un mammifère qui ne vit que dans cette région de la RDC.

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