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RDC

13 nouveaux cas d'Ebola, 219 décès dans l'est de la RDC

Un agent de santé désinfectant un collègue dans un centre de traitement d'Ebola de Béni (9 septembre 2018)

Parmi les nouveaux cas, cinq sont les membres d'une même famille. Ils étaient enregistrés comme contacts d'un cas confirmé décédé au début du mois de novembre, précise le ministère dans son bulletin de mardi soir.

Treize nouveaux cas de fièvre hémorragique ont été enregistrés dans l'est de la République démocratique du Congo, selon le ministère congolais de la Santé.

Cinq des nouveaux cas sont les membres d'une même famille. Ils étaient enregistrés comme contacts d'un cas confirmé décédé au début du mois de novembre, précise le ministère dans son bulletin de mardi soir.

Déclarée le 1er août à Mangina, dans la province du Nord-Kivu, cette épidémie d'Ebola - la dixième que connait la RDC depuis 1976 - a également touché la province voisine de l'Ituri (nord-est). Elle a déjà fait 219 morts, précise le ministère congolais de la Santé.

L'épicentre s'est rapidement déplacé à Beni, ville d'environ 300.000 habitants, cible d'attaques attribuées à des rebelles ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées (ADF). Ces attaques ont perturbé à plusieurs reprises les opérations visant à contenir et éliminer la maladie.

Dans le même temps le ministère de la Santé indique que la lutte contre Ebola "dans le village de Kanyihunga, zone contrôlée par les Maï-Maï (ndr: groupe armé), évolue positivement".

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L'OMS "préqualifie" un premier vaccin contre Ebola

Le coordinateur en chef des Nations Unies pour la lutte contre Ebola, David Greesly, lors d'une conférence de presse à Butembo, dans le Nord-Kivu, en RDC, le 5 octobre 2019. (VOA / ERikas Mwisi)

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a "préqualifié" mardi le vaccin contre Ebola qui était jusqu'à présent utilisé en RDC selon un usage dit compassionnel, "ouvrant la voie à son utilisation dans les pays à haut risque".

L'OMS a indiqué dans un communiqué avoir "préqualifié aujourd'hui (mardi) pour la première fois un vaccin Ebola, une étape cruciale qui permettra d'accélérer son homologation, son accès et son déploiement dans les pays les plus exposés aux épidémies d'Ebola".

Ce processus de préqualification vaccinale, "ouvrant la voie à son utilisation dans les pays à haut risque", est le plus rapide jamais mené par l'OMS.

L'annonce fait suite à la décision prise lundi par la Commission européenne d'autoriser la mise sur le marché de ce vaccin fabriqué par le laboratoire américain Merck Sharpe and Dohme (MSD), sous le nom commercial d'Ervebo. Le 18 octobre, l'Agence européenne du médicament (EMA) avait déjà accordé son feu vert.

La préqualification de l'OMS signifie que le vaccin répond aux normes de l'agence spécialisée de l'ONU "en matière de qualité, de sécurité et d'efficacité". Désormais, les différentes agences de l'ONU et l'Alliance pour la vaccination Gavi, peuvent se procurer le vaccin "pour les pays à risque".

"Il s'agit d'une étape historique pour garantir que les personnes qui en ont le plus besoin puissent avoir accès à ce vaccin qui sauve des vies", a déclaré le directeur de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Il y a cinq ans, nous n'avions ni vaccin ni traitements thérapeutiques contre Ebola. Grâce à un vaccin préqualifié et à des traitements expérimentaux, Ebola est maintenant évitable et traitable".

Depuis le début de l'épidémie en RDC, qui a fait quelque 2.190 morts sur plus de 3.290 cas, plus de 236.000 personnes ont été vaccinées avec le premier vaccin, selon l'OMS, dont 60.000 professionnels de santé.

Le vaccin a été administré selon une procédure dite d'"usage compassionnel", permettant d'utiliser un traitement en urgence avant son autorisation de mise sur le marché.

Un deuxième vaccin, encore expérimental et développé par Johnson & Johnson (administré en deux doses à 56 jours d'intervalle), doit être introduit à la mi-novembre dans les zones où le virus est absent.

L'actuelle épidémie d'Ebola est la dixième sur le sol congolais depuis 1976 et la deuxième la plus grave de l'Histoire après celle qui a fait 11.000 morts en Afrique de l'Ouest en 2014-2016.

La mise au point du premier vaccin avait été un début en réponse à cette terrible épidémie, au cours de laquelle l'OMS avait été vivement critiquée par les ONG pour n'avoir pas mesuré l'ampleur de la crise avant qu'elle n'explose.

Avec AFP

Les Etats-Unis continueront d'utiliser l'arme des sanctions contre l'impunité

Le président Felix Tshisekedi et l'envoyé spécial des États-Unis pour la région des Grands Lacs, Peter Pham au Pullman hôtel Kinshasa, le 9 novembre 2019. (Facebook / Ambassade des États-Unis)

Les États-Unis continueront d'utiliser l'arme des sanctions contre la corruption et l'impunité en République démocratique du Congo, a déclaré mardi l'envoyé spécial de Washington dans la région des Grands Lacs après une visite à Kinshasa.

"J'encourage le président Tshisekedi à redoubler d'efforts pour réformer et renforcer les institutions démocratiques de la RDC, et pour lutter contre la corruption", a écrit l'envoyé spécial Peter Pham dans un communiqué.

"Nous continuerons aussi à utiliser tous les instruments, y compris les sanctions, pour nous assurer que ceux qui sont corrompus, ceux qui violent les droits humains, ceux qui mettent en danger la paix et la sécurité dans la région, ou ceux qui menacent le processus démocratique, soient tenus pour responsables de leurs actes".

"Les Congolais exigent que leurs dirigeants politiques rompent avec le cercle vicieux de l'avidité et de l'impunité", a-t-il insisté.

En septembre, le président Tshisekedi avait affirmé qu'il voulait changer "les mentalités" contre la corruption dans son pays, sans "règlement de comptes" et sans "fouiner" dans le passé des responsables qui sont encore aux affaires.

Proclamé vainqueur de l'élection du 30 décembre 2018, l'ex-opposant gouverne en coalition avec les forces politiques de son prédécesseur, qui ont gardé une vaste majorité au parlement et dans les 26 provinces, d'après ces mêmes résultats officiels.

Depuis son investiture le 24 janvier, les États-Unis soutiennent à bout de bras le nouveau président, qui a été reçu dès le 4 avril à Washington par le secrétaire d'État, Mike Pompeo.

Washington est le premier contributeur financier à la lutte contre l'épidémie d'Ebola qui a tué plus de 2.000 personnes dans l'est de la RDC depuis août 2018.

Avec AFP

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