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RDC

857 morts et 25.000 cas de choléra depuis janvier en RDC

Jean Liyolongo de Médecins sans Frontières explique aux journalistes la stratégie de lutte contre le choléra menée en soutien au ministère de la santé, RDC, 9 janvier 2018. (Twitter/MSF)

"25.170 cas de choléra dont 857 décès" ont été notifiés depuis le début de l'année en République Démocratiques du Congo, selon les statistiques publiées par le bureau local de l'Organisation Mondiale de la Santé.

L'épidémie de choléra en 2018 est caractérisée par une réactivation des cas dans les anciens foyers de l'année 2017 mais aussi la résurgence des nouveaux foyers dans les différentes provinces.

Les populations les plus affectées sont celles qui vivent dans "les zones de santé avoisinant les grands cours d'eau, dans les zones avec un déficit du système d'approvisionnement en eau potable pour les populations et avec des problèmes d'assainissement", relève l'OMS.

Au moins un cas de choléra a été notifié dans 21 des 26 provinces du pays. Les provinces les plus affectées par la recrudescence de la maladie sont celles du Kasaï Oriental, Lomami (centre), Sud-Kivu, Tanganyika, Haut-Katanga (Est).

Sur l'ensemble de l'année dernière, le choléra a tué 1.190 personnes en RDC pour 55.000 cas.

Selon les experts, "un total de 15.766 cas [de choléra] en moyenne sont attendus pendant les 6 mois à venir en RDC".

L'OMS indique que la vaccination des populations à haut risque figure parmi les axes de réponse dans le plan de riposte.

Cette activité ciblera plus de six millions de personnes "dans les zones de santé à haut risque avec deux doses du vaccin OCV" d'ici 2020.

En 2018, outre le choléra, la RDC fait face à sa dixième épidémie de fièvre hémorragique Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri qui a fait 212 morts depuis sa déclaration le 1er août. L'épidémie frappe la ville de Beni, où la réponse sanitaire est compliquée par les tueries du groupe armé ADF.

Une précédente épidémie d'Ebola a tué 33 personnes pour 54 cas au total dans la province de l'Équateur (nord-ouest).

Des élections présidentielle, législatives et provinciales sont prévues le 23 décembre en RDC, le plus grand pays d'Afrique sub-saharienne.

Avec AFP

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Grève des agents des sociétés pétrolières dans le sud-est de la RDC

Le personnel du gouvernorat du Sud-Kivu et de la DPMER radicalisent leur grève à Bukavu, Sud-Kivu, RDC, 8 août 2017. (VOA/Ernest Muhero)

La grève des employés des sociétés pétrolières a été largement observée jeudi dans plusieurs villes du sud-est de la République démocratique du Congo, provoquant la fermeture de stations-services, a-t-on appris de sources concordantes.

"Tous les membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) ont respecté le mot d'ordre de grève. Aucune station de distribution de carburant n'a fonctionné dans plusieurs villes: Lubumbashi, Likasi, Kasumbalesa et Kolwezi", a déclaré Patrick Muland, vice-président de la section FEC de la province du Haut-Katanga.

A Lubumbashi, capitale provinciale, toutes les stations services étaient fermées, et des attroupements s'étaient formés pour attendre un moyen de transport en commun.

"J'ai marché cinq kilomètres pour rejoindre mon lieu de travail, à cause de la fermeture des stations services", a déclaré Umba Ilunga, un habitant de Likasi, joint au téléphone par l'AFP.

"Pourquoi le gouvernement a-t-il laissé les sociétés pétrolières aller en grève au lieu d'anticiper en négociant avec elles ? Pour cinq litres d'essence, j'ai dû payer 10.000 francs congolais au lieu de 6.000 hier (mercredi)", a réagi auprès de l'AFP Kayembe Mwangal, un taxi de Kolwezi (Lualaba), remonté.

La ministre congolaise de l'Économie Acacias Babundola a invité "les pétroliers du Sud à faire montre d'un esprit patriotique et d'un sens élevé de responsabilité" afin d'obtenir la révision du prix du litre "dans un esprit de concertation et pour l'intérêt de tous".

Les sociétés pétrolières en grève assurent que le prix de vente actuellement appliqué dans leur zone "décapitalise leurs entreprises au point qu'elles ne sont plus en mesure de renouveler leurs stocks" et dénoncent des disparités de traitement.

A Lubumbashi, deuxième ville du pays, dans la région minière du Katanga, le prix de l'essence à la pompe est fixé à 1.390 francs congolais (0,73 dollar) depuis mai, alors qu'à Kinshasa, le prix du litre est de 1.995 francs congolais (1,05).

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