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Des écoles de Beni et Butembo en grève pour protester contre les tueries en RDC


Des jeunes filles prennant des selfies avant la cérémonie de bienvenue des étudiants de première année, le 3 février 2018 à Beni.

Les écoles de deux villes jumelles du Nord-Kivu ont décrété une grève illimitée pour protester contre les massacres et des enlèvements dans la région de Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo, selon des sources syndicales.

"Nous avons décrété une grève illimitée dans les écoles de Butembo par solidarité et en guise de protestation contre les massacres à répétition dans le territoire de Beni", a déclaré Irénée Mbusa, secrétaire exécutif du Syndicat des enseignants du Congo (Syeco) de Butembo.

"Comment expliquer que les gens soient tués par des rebelles ADF (Allied Democratic Forces) sans que le gouvernement réagisse et cela de manière répétitive ? Nous disons trop c'est trop", a-t-elle ajouté.

"Les écoles de la commune de Rwenzori (Beni) étaient devenues la cible des attaques et enlèvements des ADF, tuant élèves et enseignants dans des actes d'une barbarie indescriptible", a indiqué pour sa part Nicolas Kanyambwe, secrétaire exécutif du Syeco Beni.

La grève dans la ville de Beni est observée depuis le 10 octobre. "Nous ne reprendrons le chemin de l'école que le jour où le gouvernement va éradiquer les phénomènes ADF, Maï-Maï (milices autodéfense) et autres formes d'insécurité chez nous", a-t-il ajouté.

Beni et Butembo, distantes de 54 km, sont considérées comme des villes jumelles à cause de la composition de leurs populations constituées essentiellement de membres de la communauté Nande.

Dans la nuit de lundi, quatre personnes ont été tuées par des présumés ADF et deux autres brûlées dans leurs maison, dans la localité de Makumbo-Mbau, dans le territoire de Béni, selon Donat Kasereka, administrateur de ce territoire.

Les ADF sont historiquement des rebelles ougandais musulmans hostiles au président ougandais Yoweri Museveni installés depuis 1995 dans l'est de la RDC. Mais aujourd'hui, ses rangs comptent des membres de diverses origines.

Ils sont tenus responsables depuis octobre 2014 du massacre de centaines de civils et de 15 Casques bleus dans la région de Beni, sans revendication précise.

Avec AFP

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