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RDC

Au moins 9 miliciens tués en deux jours dans l'Est

Un Casque bleu de la mission des Nations unies au Congo patrouille à Oicha. VOA / Charly Kasereka

Au moins cinq miliciens congolais et quatre membres du groupe ougandais musulman Forces démocratiques alliées (ADF) ont été tués dimanche et lundi au cours de trois attaques des positions de l'armée congolaise dans l'est de la RDC.

"L'armée congolaise a neutralisé, c'est-à-dire tué, cinq miliciens Maï-Maï sur l'axe Vurundo et un ADF à Kitevya" au nord d'Oicha dans la région de Béni (Nord-Kivu), a déclaré le major Mak Hazukay, l'un des porte-parole de l'armée dans le Nord-Kivu.

"Hier (dimanche) à Mamove, une localité située à l'ouest d'Oicha, toujours dans la région de Beni, trois ADF ont été neutralisés" dans une attaque d'une position de l'armée.

Toutes ces attaques ont été repoussées par l'armée qui a capturé "Cinq Maï-Maï et un ADF", a-t-il indiqué. "Nos troupes restent très vigilants et gardent leurs positions".

Lundi soir, "une autre attaque est signalée à l'est de Beni-ville. Les militaires sont à l’œuvre. Les affrontements sont en cours", a-t-il indiqué.

"Pendant ce temps, les habitants de Kithevya et Mamove ont fui ces combats vers d'autres villages", a déploré Noella Muliwavio, président du réseau des organisations de la société civile de Beni.

Dans l'Est congolais, les Maï-Maï sont des miliciens membres de groupes armés d'auto-défense communautaire.

Identifiés à l'origine de leur apparition en 1995 comme des rebelles ougandais musulmans, les ADF sont aussi tenus responsables de la mort de plusieurs centaines de civils, de 15 Casques bleus tanzaniens en décembre 2017 et sept Casques bleus malawites et tanzaniens en novembre 2018 dans la région de Beni.

L'est de la RDC est déstabilisé depuis plus de deux décennies à cause de des activités de plusieurs groupes armés locaux et étrangers.

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Mondial de hand: succès historique pour la RD Congo

Gauthier Mvumbi de la RDC tente un shoot face au portier danois,Egypte, lke 17 janvier 2021.

La République démocratique du Congo, dont l'équipe est composée majoritairement de Franco-Congolais semi-professionnels, a remporté sa première victoire dans un Mondial de handball face à l'Angola 32-31 jeudi au Caire dans les matches de classement.

L'équipe de Gauthier Mvumbi, pivot remarqué pour son physique atypique (1,95 m pour 137 kg) et sa redoutable efficacité à 6 m, a renversé le score en seconde période (13-15 à la pause) et avec, la hiérarchie face au voisin angolais, place forte du handball africain.

Mvumbi, qui évolue à Dreux, en Nationale 2 (4e division) sous les ordres du sélectionneur Francis Tuzolana, a marqué 2 buts sur 3 tentatives en 16 minutes de jeu.

Johan Kiangebeni, qui vit lui aussi en Eure-et-Loir, à Vernouillet (N1), a terminé meilleur marqueur avec 8 buts en 11 tentatives.

Les Congolais, qualifiés en tant que 7e du dernier championnat d'Afrique pour ce premier Mondial à 32 nations, contre 24 auparavant, voudront poursuivre leur progression samedi contre la Tunisie, autre référence africaine.

Les Pygmées congolais demandent une enquête après un massacre

Des survivants de la communauté pygmée Bambuti dans le petit village de Mbau Mikereba, dans la forêt de l'Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), 31 Août 2007. epa / PIERO POMPONI

En République démocratique du Congo, des défenseurs des "peuples autochtones" ont demandé mardi aux autorités congolaises de "mener des enquêtes" après le massacre de 46 Pygmées jeudi dans l'Est, pour identifier les auteurs de cette tuerie attribuée au groupe armé des Forces démocratiques alliées.

Lors d'une conférence de presse à Kinshasa, des Pygmées et leurs alliés ont demandé à l'Etat congolais "de cerner les causes profondes de cette barbarie", parlant du "massacre de pygmées par d'autres communautés, avec la complicité des Forces démocratiques alliées (ADF)".

Les Pygmées tués jeudi en Ituri près de la province voisine du Nord-Kivu étaient des propriétaires terriens, a indiqué à l'AFP le coordonateur de la Dynamique des groupes des peuples autochtones (DGPA), Patrick Saidi Hemedi.

"Il n'y a rien qui prouve que ce sont les ADF qui ont perpétré ces massacres", a-t-il ajouté, parlant d'autres communautés voisines en "recherche de terres arables".

La tuerie a été attribuée par les autorités aux ADF, le groupe armé le plus violent parmi les dizaines encore actifs dans l'Est de la RDC.

Les ADF sont à l'origine des rebelles musulmans ougandais opposés au régime de Yoweri Museveni, qui ont fait souche dans l'Est de la RDC où ils se sont installés depuis 1995.

N'attaquant plus l'Ouganda voisin depuis des années, les ADF terrorisent les civils du territoire de Beni dans le Nord-Kivu (plus de 800 morts rien que depuis novembre 2019).

"Nous déplorons l'inertie des autorités", ont ajouté les organisateurs de la conférence de presse, en annonçant une marche jeudi à Kinshasa.

Les défenseurs des peuples autochtones ont également demandé aux autorités "d'adopter et de promulguer en urgence la loi" sur la protection des droits des Pygmées. Une loi actuellement à l'étude au Parlement.

L'Unicef plaide pour la réouverture des écoles en RDC

Des élèves à la sortie de classe, le 27 novembre 2016, au Sud-Kivu, en RDC. (VOA/Ernest Muhero)

Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a appelé jeudi le gouvernement de la République démocratique du Congo à rouvrir les écoles qui ont été fermées depuis mi-décembre pour freiner la propagation du coronavirus, en forte accélération.

"Aucun effort ne doit être ménagé pour rouvrir les écoles et s'assurer que les enfants apprennent à lire, à écrire et à réaliser des calculs de base tout en développant leurs connaissances", a déclaré Édouard Beigbeder, représentant de l'Unicef en RDC, cité dans un communiqué.

L'agence "appelle le gouvernement à donner la priorité à la réouverture des écoles et à prendre toutes les mesures de prévention pour rendre les écoles aussi sûres que possible".

L'Unicef estime que "les écoles ne constituent pas le principal moteur de la propagation de la pandémie mais que leur fermeture menace directement le développement, la santé, la sécurité et le bien-être des enfants".

"Si les enfants sont exposés à une deuxième longue période de fermeture des écoles, les effets se feront sentir pendant plusieurs générations", ajoute-t-il.

La fermeture des écoles doit uniquement constituer "une mesure de dernier recours, après que toutes les autres possibilités ont été envisagées", insiste l'agence onusienne.

Les tentatives de l'AFP pour joindre le ministre de l'Enseignement primaire et secondaire ou ses services n'ont pas abouti dans l'immédiat.

Mais sur Twitter, le ministre Willy Bakonga a indiqué que deux commissions mises en place par son ministère étudiaient "la question de l'enseignement à distance", assurant que "les travaux s'effectuent en tenant compte de tous les paramètres tant pédagogiques que les réalités de terrain".

En 2020, les autorités avaient fermé les écoles pendant 6 mois entre mars-septembre. Rouvertes en octobre, les écoles ont de nouveau été fermées le 18 décembre pour endiguer la deuxième vague.

La RDC a enregistre un total de 20.479 cas de Covid-19, dont 626 décès, depuis mars 2020, selon les derniers chiffres officiels publiés jeudi. Le nombre de cas a augmenté exponentiellement depuis décembre.

La Guinéenne Bintou Keita prend les commandes de la Monusco

Bintou Keita, à l'époque où elle était secrétaire générale adjointe aux opérations de maintien de la paix, au siège de l'ONU, le 27 février 2018.

La Mission de la paix onusienne en République démocratique du Congo (Monusco) change de patronne: c’est la Guinéenne Bintou Keita qui va en prendre les commandes à partir de février, a annoncé le Conseil de sécurité des Nations unies jeudi.

Madame Keita remplacera l’Algérienne Leila Zerrougui qui était à la tête de la Monusco depuis 27 décembre 2017.

Jusqu'à présent, la nouvelle cheffe des Casques bleus en RDC était sous-secrétaire générale de l'ONU pour l'Afrique, après avoir été adjointe aux Opérations de maintien de la paix en 2017.

Bintou Keita, 62 ans, a plus de trente ans d'expérience, particulièrement dans les domaines de la paix, de la sécurité, du développement, et des droits de l'homme.

Elle a rejoint les Nations unies en 1989 et a occupé des fonctions au Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et au Darfour en 2015 où elle a dirigé l'opération hybride Union africaine-Nations unies (MINUAD).

Par ailleurs, elle a travaillé en tant que Représentante exécutive adjointe du Secrétaire général de l’ONU pour le Bureau intégré des Nations unies au Burundi.

La nouvelle cheffe des Casques bleus en RDC était aussi Responsable de la gestion de la crise de la maladie à virus Ebola pour la Sierra Leone, cheffe de cabinet et directrice des opérations auprès de la Mission des Nations Unies pour l’action d’urgence contre l’Ebola de 2014 à 2015.

Mme Keita est titulaire d'une maîtrise en économie sociale qu'elle a obtenu à l'Université de Paris II, France, et d'un diplôme d'études supérieures en administration et gestion des entreprises de l'Université de Paris IX.

Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a exprimé sa profonde reconnaissance à Leila Zerrougui pour sa contribution et ses services importants à la Monusco.

Avec 15000 casques bleus et un budget annuel de plus d’un milliard de dollars, la Monusco est l’une des plus importantes et difficiles opérations de maintien de la paix des Nations unies.

Le mandat de la Monusco a été renouvelé en décembre par le Conseil de sécurité de l'ONU pour un an avec une amorce prudente de désengagement étalé sur plusieurs années, sans échéance de fin établie.


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