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RDC

Ebola franchit la barre des 400 morts

Des agents de la santé aident un patient à se coucher sur son lit au centre de traitement de Médecins sans frontière, Butembo, 3 novembre 2018.

Les autorités sanitaires congolaises ont annoncé mardi avoir dépassé la barre de 400 décès dans la dixième épidémie de la maladie à virus Ebola dans deux provinces de l'est et du nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).

"Depuis le début de l'épidémie, le cumul des cas est de 658, dont 609 confirmés et 49 probables. Au total, il y a eu 402 décès", dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri, a écrit le ministère de la Santé mardi dans son bulletin quotidien.

Les autorités sanitaires affirment avoir enregistré "237 personnes guéries", alors que "200 cas suspects sont en cours d'investigation".

Toutefois, le ministère de la Santé a noté "une évolution positive de l'épidémie à Beni" qui n'avait enregistré aucun nouveau cas, selon ce document daté de dimanche.

Cette région est le théâtre des violences meurtrières attribuées aux rebelles ougandais musulmans de Forces démocratiques alliées (ADF).

"Depuis le début de la vaccination le 8 août 2018, 60.460 personnes ont été vaccinées, dont 19.952 à Beni", ont indiqué les autorités sanitaires.

La RDC fait face à la dixième épidémie de la maladie à virus Ebola depuis son apparition en 1976 dans la province de l'Équateur (nord-ouest).

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Pic de violences dans l'Est avec 197 civils tués en décembre

Des soldats de la Force pour la Mission de stabilisation des Nations Unies au Congo (MONUSCO) photographiés devant un hélicoptère des Nations Unies à Bunagana, Nord-Livu, le 19 mai 2012.

Au total 197 civils ont été tués en décembre dans les multiples conflits qui déchirent l'Est de la République démocratique du Congo, le plus lourd bilan depuis juin 2017, ont indiqué lundi des chercheurs.

"Les groupes armés et les forces de sécurité ont tué au moins 197 civils au cours des 31 derniers jours de l'année 2019", selon le rapport mensuel des chercheurs du "baromètre sécuritaire du Kivu" (Kivu security tracker, KST).

"Le mois de décembre 2019 a été le plus meurtrier pour les civils jamais enregistré par le baromètre depuis sa création, en juin 2017", ajoutent les chercheurs, qui s'appuient sur un réseau d'informateurs dans les deux provinces du Kivu.

Le KST a répertorié 117 civils massacrés dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), "un niveau comparable au mois de novembre (126)".

Ces tueries sont attribuées au groupe armé des ADF, en représailles des offensives de l'armée régulière lancées contre leurs bases le 30 octobre.

Au Sud-Kivu, au moins dix civils ont été tués dans l'offensive de l'armée congolaise "contre la rébellion hutue rwandaise". Les victimes figurent "essentiellement parmi les familles de ces combattants rebelles".

En janvier, les violences continuent. Une vingtaine de personnes ont été tuées en une semaine du 20 au 25 janvier dans le territoire de Rutshuru au nord de Goma, a rapporté lundi l'ONG congolaise Centre d'assistance des droits de l'homme et d'assistance sociale (CODHAS).

Dans ce territoire s'affrontent les rebelles hutus rwandais des FDLR et leur ennemi congolais, le groupe armé NDC-Rénové.

"Nous confirmons la mort de douze civils et deux soldats la semaine dernière. Mais le bilan pourrait effectivement être plus lourd", dit le KST.

Des dizaines de groupes armés sont actifs dans les deux Kivus où les autorités congolaises luttent contre les groupes étrangers et appellent les groupes congolais à désarmer.

Une tâche difficile. Quelque 120 combattants Nyatura (principalement des hutus congolais) qui avaient déposé les armes en décembre sont "repartis en brousse" samedi, ont alerté la société civile et l'armée dans le Sud-Kivu.

L’épidémie de Choléra continue en RDC

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Félix Tshisekedi un an après son investiture

Félix Tshisekedi un an après son investiture
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Tensions politiques en RDC: appel au calme des chefs religieux

Mgr Fridolin Ambongo, membre de la Conférence épiscopale nationale du Congo, signe l’accord politique en vue de la tenue des élections en décembre 2017, au Centre interdiocésain catholique de Kinshasa, à Kinshasa, 31 décembre 2016.

Les chefs religieux, très écoutés en République démocratique du Congo, ont lancé vendredi un "appel au calme" face à la crise politique qui couve, un an après la première transition pacifique du pouvoir dans ce pays.

"Nous en appelons au calme, à la modération dans le langage et au sens des responsabilités de tous les acteurs socio-politiques", ont-ils déclaré devant la presse à l'occasion du premier anniversaire de l'investiture du président Félix Tshisekedi, qui gouverne avec les forces de son prédécesseur, Joseph Kabila.

Les alliés de la coalition Tshsekedi-Kabila "s'illustrent, surtout ces derniers temps, par des querelles et des disputes de nature à compromettre les chances de décollage du pays", selon les responsables religieux.

"L'escalade verbale commencée par les militants est montée au niveau des animateurs politiques et, pire encore, elle atteint les animateurs des institutions", regrettent-ils, en souhaitant rencontrer ces responsables.

Peu avant l'anniversaire de son investiture, le président Tshisekedi a envisagé pour la première fois une dissolution de l'Assemblée, où les forces fidèles à son prédécesseur sont ultra-majoritaires.

En réponse, la présidente l'Assemblée Jeanine Mabunda a invoqué un article de la Constitution qui prévoit des cas de "haute trahison".

"Elle a franchi, en tout cas, la ligne rouge", a estimé vendredi le directeur de cabinet du chef de l'État Vital Kamerhe, sur RFI.

La déclaration des chefs religieux a été signée par les représentants des catholiques, des protestants, des orthodoxes, des évangélistes (Église de réveil), des musulmans, de l'Armée du Salut et des Kimbanguistes (une église congolaise fondée par Simon Kibangu du temps de la colonisation belge).

Un an après, les droits humains toujours menacés (Amnesty, ONG)

Le président Félix Tshisekedi, à droite, accompagné de son épouse salue son homologue namibien Hage Geingob, à Windhoek, Namibie, le 27 février 2019. (Présidence RDC)

Les droits humains et de la presse sont toujours menacés en République démocratique du Congo, un an après la première transition pacifique dans l'histoire du pays, a estimé Amnesty International et l'ONG Journalistes en danger, jour anniversaire de l'investiture du président Félix Tshisekedi.

"L'insécurité et l'impunité continuent d'entraver la progression des droits humains en République démocratique du Congo", a déclaré Amnesty International dans un communiqué publié vendredi.

L'organisation de défense des droits humains dénonce "plusieurs cas récents de manifestations pacifiques interdites ou dispersées avec violence".

L'ONG reproche au nouveau président son manque de volonté pour obliger "les auteurs présumés d'atteintes aux droits humains à répondre de leurs actes".

"Il n'est donc pas surprenant que l'impunité ait régné ces 12 derniers mois : seule une poignée d'enquêtes et de procès concernant des atteintes aux droits humains ont eu lieu", écrit Amnesty.

L'ONG s'inquiète du sort "des civils sans protection" dans l'Est, où deux "seigneurs de guerre" sont en liberté malgré des mandats d'arrêt émis à leur encontre.

Il s'agit de Guidon Shimiray Mwissa, du groupe armé NDC-R, poursuivi depuis juin 2019 par un tribunal militaire pour le recrutement d'enfants soldats et des viols.

Il s'agit également de Gédéon Kyungu Mutamba, qui s'est "rendu" en 2016 "mais demeure en liberté, engagé en politique dans l'ancienne province du Katanga", affirme Amnesty.

Tout en saluant "des mesures positives" comme la "libération des prisonniers politiques" et le "retour des exilés", Amnesty souligne que "le rétablissement de la justice et le respect total des droits humains et de l'état de droit doivent être au centre de toute action entreprise" par le gouvernement du chef de l'Etat.

De son côté, l'ONG de défense de la presse Journaliste en danger (JED, partenaire de Reporters sans frontières) a dressé un "bilan inquiétant" de cette première année de mandat.

Dans son rapport, JED affirme avoir documenté une centaine de cas d'atteinte à liberté de la presse: un journaliste assassiné en novembre, 41 professionnels des médias menacés, 14 journalistes détenus ou interpellés.

Investi président de la République il y a un an jour pour jour, M. Tshisekedi avait promis de faire de la presse "un véritable quatrième pouvoir" en République démocratique du Congo. Le combat pour un Etat de droit est aussi une de ses promesses phares.

M. Tshisekedi gouverne en coalition avec les forces fidèles à son prédécesseur Joseph Kabila, majoritaires au Parlement.

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