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RDC

Interruption de la vaccination contre Ebola en raison des "manifestations"

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté pour protester contre le report des élections, à Beni, le 27 décembre 2018.

La vaccination a été interrompue dans des zones touchées par l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui a entraîné 363 décès dans l'Est de la République démocratique du Congo, a indiqué le ministère de la Santé dans son dernier bulletin quotidien.

Lundi soir, le ministère a fait état de l'"interruption de la vaccination à Goma, Beni, Butembo, Katwa, Komanda et Mabalako suite aux manifestations de la population".

A Beni et Butembo, épicentres de l'épidémie déclarée le 1er août, des manifestations ont eu lieu contre le report des élections générales jeudi par la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

La Céni a invoqué des raisons sanitaires (Ebola) et sécuritaires (tueries de civils).

En signe de protestation, pour revendiquer leur droit de vote, des milliers d'habitants de Beni ont participé dimanche à un scrutin symbolique organisé par des associations de jeunesse, a constaté un correspondant de l'AFP.

La vaccination avait également commencé à titre préventif sur les personnels de santé à Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu où aucun cas positif n'a été enregistré, d'après le ministère de la Santé.

"Depuis le début de la vaccination le 8 août 2018, 53.737 personnes ont été vaccinées", indique le ministère.

Cette vaccination, utilisée pour la première fois à grande échelle pour enrayer une épidémie d'Ebola, a permis d'éviter des "milliers" de morts, a déclaré début décembre le ministre congolais de la Santé, le Dr Oly Ilunga.

"Le seul vaccin à être utilisé dans cette épidémie est le vaccin rVSV-ZEBOV, fabriqué par le groupe pharmaceutique Merck, après approbation du Comité d'Ethique dans sa décision du 19 mai 2018", précise l'autorité sanitaire congolaise.

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Grève des agents des sociétés pétrolières dans le sud-est de la RDC

Le personnel du gouvernorat du Sud-Kivu et de la DPMER radicalisent leur grève à Bukavu, Sud-Kivu, RDC, 8 août 2017. (VOA/Ernest Muhero)

La grève des employés des sociétés pétrolières a été largement observée jeudi dans plusieurs villes du sud-est de la République démocratique du Congo, provoquant la fermeture de stations-services, a-t-on appris de sources concordantes.

"Tous les membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) ont respecté le mot d'ordre de grève. Aucune station de distribution de carburant n'a fonctionné dans plusieurs villes: Lubumbashi, Likasi, Kasumbalesa et Kolwezi", a déclaré Patrick Muland, vice-président de la section FEC de la province du Haut-Katanga.

A Lubumbashi, capitale provinciale, toutes les stations services étaient fermées, et des attroupements s'étaient formés pour attendre un moyen de transport en commun.

"J'ai marché cinq kilomètres pour rejoindre mon lieu de travail, à cause de la fermeture des stations services", a déclaré Umba Ilunga, un habitant de Likasi, joint au téléphone par l'AFP.

"Pourquoi le gouvernement a-t-il laissé les sociétés pétrolières aller en grève au lieu d'anticiper en négociant avec elles ? Pour cinq litres d'essence, j'ai dû payer 10.000 francs congolais au lieu de 6.000 hier (mercredi)", a réagi auprès de l'AFP Kayembe Mwangal, un taxi de Kolwezi (Lualaba), remonté.

La ministre congolaise de l'Économie Acacias Babundola a invité "les pétroliers du Sud à faire montre d'un esprit patriotique et d'un sens élevé de responsabilité" afin d'obtenir la révision du prix du litre "dans un esprit de concertation et pour l'intérêt de tous".

Les sociétés pétrolières en grève assurent que le prix de vente actuellement appliqué dans leur zone "décapitalise leurs entreprises au point qu'elles ne sont plus en mesure de renouveler leurs stocks" et dénoncent des disparités de traitement.

A Lubumbashi, deuxième ville du pays, dans la région minière du Katanga, le prix de l'essence à la pompe est fixé à 1.390 francs congolais (0,73 dollar) depuis mai, alors qu'à Kinshasa, le prix du litre est de 1.995 francs congolais (1,05).

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