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Hong Kong: l'exécutif annonce la "mort" du texte sur les extraditions, sans convaincre

Carrie Lam donne une conférence de presse à Hong Kong, le 9 juillet 2019.

La dirigeante de l'exécutif pro-Pékin de Hong Kong a annoncé mardi "la mort" d'un projet de loi largement décrié sur les extraditions vers la Chine mais ses assurances ont été rejetées aussitôt par les contestataires qui ont promis de nouvelles manifestations.

L'ancienne colonie britannique est plongée depuis des semaines dans une grave crise politique, avec des manifestations pacifiques monstres mais aussi des affrontements violents entre policiers et une minorité plus radicale.

La colère, partie du rejet du texte sur les extraditions désormais suspendu, s'est élargie à des exigences plus vastes de libertés démocratiques, les manifestants réclamant aussi l'arrêt de l'érosion des libertés du territoire semi-autonome.

Dans son discours le plus conciliant à ce jour, la cheffe de l'exécutif Carrie Lam a reconnu que les tentatives de son gouvernement pour faire adopter le projet de loi avaient été un "échec total", réaffirmant que le gouvernement ne relancerait pas le processus parlementaire.

"Le projet de loi est mort", a-t-elle lancé lors d'un point de presse. Mais elle s'est refusée une nouvelle fois à parler de retrait pur et simple.

Les protestataires n'ont eu de cesse de réclamer que le texte soit retiré immédiatement de l'ordre du jour du Conseil législatif (LegCo, Parlement local) plutôt qu'il expire légalement en juillet 2020, à la fin de la prochaine session parlementaire.

"Carrie Lam dit que le +projet est mort+, un nouveau mensonge ridicule destiné au peuple de Hong Kong et aux médias étrangers car le texte existe toujours au Parlement jusqu'à juillet prochain", a réagi sur Twitter Joshua Wong, visage de l'immense mouvement prodémocratie de l'automne 2014 fraîchement sorti de prison.

- Pas d'enquête indépendante-

Le Front civil des droits de l'Homme, à l'origine des dernières manifestations géantes, mais pas des affrontements avec la police, a annoncé de nouveaux rassemblements.

Le mouvement durant lequel la police a tiré des balles en caoutchouc tandis que des manifestants masqués ont mis le LegCo à sac, constitue le plus grand défi à l'autorité de Pékin depuis la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 1997.

Mme Lam, dont les manifestants réclament la démission à cor et à cri, avait quasiment disparu de la circulation ces dernières semaines. Elle a accepté mardi de rencontrer les représentants des étudiants en public et sans conditions, reconnaissant que le territoire était confronté à des défis économiques, sociaux et politiques sans précédent.

Elle a cependant opposé une fin de non recevoir aux appels à ouvrir une enquête indépendante sur les violences policières présumées.

Pour l'analyste Dixon Sing, rien dans ses propos n'est de nature à faire retomber les tensions.

"La confiance dans le gouvernement a dégringolé à un niveau si bas que tant qu'il ne répondra pas clairement à ses (principales) demandes, la majorité de l'opinion hongkongaise jugera sa sincérité avec scepticisme", dit-il à l'AFP.

Des segments très divers de la société se sont retrouvés pour rejeter le texte sur les extraditions, avocats, organisations juridiques influentes, grandes entreprises, chambres de commerce, églises...

Les contestataires avaient déjà fait savoir lundi qu'ils continueraient le combat si leurs exigences n'étaient pas satisfaites.

- "Tester" la Bank of China -

Parmi les nouvelles opérations envisagées, l'idée de retirer collectivement des fonds de la Bank of China, l'une des quatre principales banques publiques chinoises, afin "de tester sa résistance" en matière de liquidités avait beaucoup de succès sur les réseaux sociaux et messageries sécurisées.

Pékin a mis tout son poids dans la balance pour soutenir Carrie Lam.

Durant le weekend, l'ambassadeur de Chine à Londres a déclaré que le texte sur les extraditions était nécessaire pour "combler un vide" juridique, alimentant les craintes que Pékin puisse vouloir le faire passer en force.

Au-delà du projet, il s'agit pour beaucoup de sauver l'âme de Hong Kong. Le territoire jouit de libertés inconnues en Chine continentale, théoriquement, jusqu'en 2047. Le principe "Un pays, deux systèmes" prévoit en particulier la liberté d'expression et l'indépendance de la justice.

Mais Pékin est accusé de renier l'accord bien avant l'expiration du terme prévu.

Les esprits ont été particulièrement marqués ces dernières années par la disparition de libraires dissidents réapparus ensuite en détention sur le continent, la disqualification de députés de l'opposition, l'expulsion de facto d'un journaliste étranger et les peines de prisons infligées aux dirigeants du mouvement prodémocratie.

Pékin a également refusé de permettre l'élection du chef du gouvernement hongkongais au suffrage universel.

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Reconfinement des villes à cause de la hausse des cas d'infection au coronavirus

Un policier dirige la circulation à un barrage routier dans la banlieue de Melbourne, en Australie, le jeudi 2 juillet 2020. (Daniel Pockett / AAP Image via AP)

Dans certains pays, les autorités ont décidé de reconfiner des villes pour éviter l'expansion des nouvelles infections. Le président brésilien a été testé positif tandis que son homologue américain est prêt à financer un vaccin contre la maladie COVID-19.

En Algérie, les autorités ont ordonné le reconfinement pour quinze jours, et ce, à compter de mercredi, de 18 communes de la wilaya de Sétif, la deuxième préfecture la plus peuplée du pays, en raison d'une hausse des contaminations au nouveau coronavirus.

Même disposition à Melbourne, deuxième ville d'Australie, où plus de cinq millions de personnes devront retourner en confinement pour au moins six semaines à partir de minuit, après une flambée des cas de nouveau coronavirus.

Les Etats-Unis restent le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas. Le virus a encore fait près de 55.000 nouvelles contaminations en une journée hier.

Le gouvernement américain a annoncé ce mardi avoir accordé 1,6 milliard de dollars à la biotech américaine Novavax pour son projet de vaccin contre la maladie COVID-19, garantissant aux Etats-Unis la priorité des 100 millions de premières doses en cas d'efficacité prouvée.

L'Iran a annoncé un nouveau record de morts avec 200 décès en une journée. Le pays fait face depuis plusieurs semaines à une hausse des nouveaux cas confirmés et des décès.

"L'augmentation du nombre de morts est très douloureuse pour nous tous", a regretté Sima Sadat Lari, porte-parole du ministère de la santé. C'est "le résultat de notre comportement et des nos actions à tous."

L'Iran, qui a déclaré ses premiers cas de contamination par le virus en février, est le pays le plus durement touché par la pandémie au Moyen-Orient.

Le président brésilien Jair Bolsonaro, qui s'est toujours dit sceptique, a annoncé ce mardi avoir été testé positif au nouveau coronavirus. Depuis le début de pandémie, il n'a jamais cessé de la minimiser, alors qu’elle a déjà fait plus de 65.000 morts dans son pays.

Pékin a annoncé mardi zéro nouveau malade du Covid-19 sur les 24 dernières heures dans la capitale chinoise, une première depuis un rebond le mois dernier.

Ce mardi, 11 millions de lycéens chinois ont entamé les épreuves du bac avec un mois de retard, avec mise à l'écart des candidats pris d'une soudaine quinte de toux.

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Les tensions diplomatiques se multiplient suite à la nouvelle loi chinoise à Hong Kong

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Pour ses 85 ans, le dalaï lama sort son premier album

TIPA Yarkyi 2020 : Hommage musical au Dalaï Lama pour son 85e anniversaire

"Sagesse", "Compassion", "Courage"... Le dalaï lama a célébré lundi son 85e anniversaire en publiant son premier album, "Inner World", où il récite des mantras et enseignements bouddhistes sur fond de musique méditative.

Disponible sur Youtube et les plateformes de musique en ligne, cet album de onze titres, alternant entre le tibétain et l'anglais, est le fruit de cinq ans de travail avec la musicienne néo-zélandaise Junelle Kunin, une disciple qui l'a persuadé de se lancer dans ce projet.

Les sessions d'enregistrement ont pris place entre le domicile de l'artiste à Auckland et la résidence du dalaï lama à Dharamsala (nord de l'Inde), où le chef spirituel tibétain vit en exil depuis 60 ans.

"Le but de ma vie est de servir autant que je le peux", déclare le dalaï lama sur le site officiel de son album. "La musique peut aider les gens d'une manière que je ne peux pas", ajoute-t-il.

Le prix Nobel de la paix 1989 a écrit de nombreux best-sellers, été représenté dans de multiples films hollywoodiens mais s'était encore peu aventuré dans le monde de la musique."Il avait une vision très claire de ce projet et s'y est beaucoup impliqué", a raconté Junelle Kunin, qui coproduit l'album avec son mari Abraham, à Radio New Zealand.

L'album comprend une collaboration avec la sitariste indienne Anoushka Shankar, ses recettes iront à une fondation du dalaï lama. La version CD, qui inclura un livret, sortira le 28 août.

"Ce n'est pas un projet religieux bien qu'il y ait des mantras. C'est vraiment juste une œuvre pour faire du bien aux gens. Donc j'ai réfléchi à ce dont nous avons besoin dans notre vie de tous les jours - le courage, la guérison et ainsi de suite - et c'est le chemin que nous avons suivi", a-t-elle déclaré.

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