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Guterres appelle à une enquête "impartiale" sur l'attaque chimique présumée en Syrie


Le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres, Genève, Suisse, 3 avril, 2018.

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres s'est dit outré mardi par l'attaque présumée chimique en Syrie, appelant à une enquête "impartiale" donnant un accès "sans entrave" aux enquêteurs internationaux.

"Toute utilisation confirmée d'armes chimiques, par n'importe quelle partie au conflit et en toutes circonstances, est odieuse et constitue une violation flagrante du droit international", a déclaré Antonio Guterres dans un communiqué.

"La gravité des récentes allégations nécessite une enquête approfondie utilisant une expertise impartiale, indépendante et professionnelle", a-t-il ajouté.

Selon les Casques blancs, des sauveteurs syriens en zone rebelle, et une ONG américaine, cette attaque a fait au moins 40 morts samedi à Douma, dernière poche rebelle aux abords de Damas.

M. Guterres a réaffirmé son soutien total à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) et à sa mission d'établissement des faits qui, selon lui, "devrait bénéficier d'un accès total, sans aucune restriction ou entrave à ses activités".

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Les Etats-Unis doivent déposer mardi un projet de résolution instituant un mécanisme d'enquête international sur le recours à des armes chimiques en Syrie, mais la Russie a jugé qu'il comprenait des "éléments inacceptables".

Moscou compte ainsi déposer un projet concurrent de celui des Etats-Unis mardi à l'ONU pour exiger "une enquête" qui impliquerait l'OIAC, a annoncé le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

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L'ONU n'a plus d'organisme d'enquête dédié aux attaques chimiques en Syrie depuis la disparition fin 2017 du JIM, un groupe ONU-OIAC (Organisation pour l'interdiction des armes chimiques) dont le mandat n'a pas été renouvelé en raison de plusieurs veto russes.

Le président américain Donald Trump a fait planer la menace d'une riposte militaire contre le régime syrien après cette attaque chimique présumée.

Avec AFP

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