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Mattis "n'exclut rien" en réponse à l'attaque chimique présumée en Syrie


Une victime de l’attaque présumée d'armes chimiques, Douma, Syrie, le 8 avril 2018.

Le ministre américain de la Défense Jim Mattis "n'exclut rien" en réponse à l'attaque chimique présumée contre une ville rebelle en Syrie, et rend Moscou responsable de la présence d'agents chimiques sur ce théâtre de guerre.

"La première chose que nous avons à examiner, c'est pourquoi des armes chimiques sont encore utilisées, alors que la Russie s'était portée garante de la suppression de toutes les armes chimiques", a indiqué lundi M. Mattis à la presse en recevant au Pentagone l'émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani.

La Russie s'est portée garante de la destruction de toutes les armes chimiques syriennes en septembre 2013, mais le régime du président syrien Bachar al-Assad est soupçonné d'avoir utilisé des agents chimiques à plusieurs reprises depuis cette date contre les rebelles syriens.

"C'est pourquoi, en coopération avec nos alliéset nos partenaires, depuis l'Otan jusqu'au Qatar, nous allons nous occuper de ce problème", a ajouté M. Mattis.

"Je n'exclus rien à l'heure actuelle", a-t-il répondu, alors qu'on lui demandait si les Etats-Unis allaient lancer des frappes contre le régime syrien.

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Une attaque chimique présumée à Douma, le dernier bastion aux mains des rebelles dans la vaste région de la Ghouta orientale, a fait samedi 48 morts selon les Casques blancs, un groupe de secouristes en zone rebelle, et l'ONG médicale Syrian American Medical Society (SAMS), même si ces affirmations n'ont pas pu être vérifiées de source indépendante.

Moscou a démenti que Damas ait eu recours aux armes chimiques et a mis en garde Washington contre une "intervention militaire pour des prétextes fabriqués" en Syrie qui pourrait "mener aux plus lourdes conséquences".

>> Lire aussi : Frappes contre un aéroport militaire en Syrie

Le régime syrien et son allié russe ont accusé Israël d'avoir mené lundi des frappes contre une base militaire des forces gouvernementales dans le centre de la Syrie.

Paris et Washington ont menacé le régime syrien d'une "réponse forte" après avoir confirmé "l'utilisation d'armes chimiques" samedi.

Avec AFP

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