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Félix Tshisekedi : "au 1er octobre, nous lançons la désobéissance" en RDC

Félix Tshisekedi : "aucun autre dialogue ne sera accepté" (Vidéo)
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Félix Tshisekedi : "aucun autre dialogue ne sera accepté" (Vidéo)

Félix Tshisekedi, président du Rassemblement de l’opposition congolaise (Rassop) et secrétaire général adjoint de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), annonce, dans une interview à VOA Afrique, que sa famille politique appellera à la désobéissance civile à partir du 1er octobre pour exiger les élections avant la fin de l’année.

Le fils du défunt opposant historique congolais Etienne Tshisekedi séjourne aux Etats-Unis depuis quelques jours.

Félix Tshisekedi, président du Rassemblement de l’opposition congolaise (Rassop) lors d’une interview à la VAO Afrique, à Washington, 23 août 2017. (VOA/Eddy Isango)
Félix Tshisekedi, président du Rassemblement de l’opposition congolaise (Rassop) lors d’une interview à la VAO Afrique, à Washington, 23 août 2017. (VOA/Eddy Isango)

Il prévient que le Rassop, principale plateforme de l’opposition qu’il dirige, n’attendra pas le 31 décembre 2017, échéance fixée par l’accord issu du dialogue politique, pour commencer à agir.

"Je crois qu’il faudra attendre le 30 septembre, c’est là qu’on aura la certitude officielle qu’on n’aura pas d’élections. S’il n’y a rien… à partir du 1er octobre nous lançons la désobéissance et pour nous, Joseph Kabila, ne sera plus rien, il sera qu’un simple citoyen qui ne pourra même plus représenter et ou parler au nom de la RDC. Il faudra que ça soit clair ", affirme-t-il.

Par rapport aux recommandations faites lors du 37eme sommet de la SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe), le fils Tshisekedi veut éviter toute manipulation par le gouvernement congolais. Il s’interroge cependant sur les éléments qui ont motivé la demande de la SADC à l’endroit de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de publier un "calendrier révisé" au motif "qu’il ne serait pas possible d’organiser les élections en RDC avant fin 2017" bien que l’accord obtenu sous la médiation de la Conférence nationale épiscopale du Congo (Cenco) le prévoit.

Contrairement à la SADC, Félix Tshiskedi pense qu’il est encore possible d’organiser les élections cette année. "Ne fût-ce que l’élection présidentielle qui est la clé pour toutes les autres, " insiste-t-il.

Il préfère, sur ce point, mettre en garde la Céni à qui la SADC a fait la recommandation et qui doit publier le calendrier électoral.

"Donc, nous mettons en garde cette Céni, à propos du calendrier électoral qui sera publié et qui tarde toujours à venir d’ailleurs, sur le fait que Coreneille Naanga (NDRL, le président la Céni) -parce que ça viendra de lui- a intérêt à ce que le calendrier soit respectueux des termes de l’accord de la Saint-Sylvestre. Sinon, nous prendrons nos responsabilités et advienne que pourra, " menace-t-il.

Cet accord a été signé dans le cadre des négociations pour éviter une explosion dans la crise née de la non-tenue d’élections en 2016. Dans ce document, toutes les parties au dialogue -opposition comme majorité- avaient accepté que les élections soient renvoyées à avant fin 2017.

Dans le communiqué final de son 37eme sommet clôturé dimanche dernier en Afrique du Sud, la SADC évoque, elle, un nombre des défis auxquels fait face la RDC pour dire qu’il ne serait pas possible que les élections se tiennent avant cette échéance.

La SADC a même adopté l’envoi en RDC d’un émissaire spécial pour suivre le processus en cours.

"Nous accepterons tout ce qui ira dans le sens de raisonner M. Joseph Kabila sur les enjeux réels du pays. C’est-à-dire l’alternance. S’ils viennent pour le convaincre de partir dans le calme, dans la paix, avec les honneurs, on ne peut que souhaiter ça. Nous ne sommes pas des va-t-en guerre qui cherchions forcément un affrontement, un bain de sang. Si on peut nous trouver une solution pacifique, nous signons dès demain. Mais ce que nous disons à cet émissaire qui est le bienvenu, c’est qu’il n’y a pas de quartiers à faire à Kabila. Il a eu l’occasion d’organiser les élections en 2016 et de partir avec les honneurs, il ne l’a pas fait. Il a réussi à sauver sa tête grâce à l’intervention de la Cenco qui a voulu éviter un bain de sang, et grâce à l’intervention du défunt notre leader Etienne Tshisekedi. Il a encore gaspillé cette chance. Maintenant, nous disons ça suffi. On ne peut pas continuellement donner tout le temps des occasions comme ça à quelqu’un qui est manifestement de mauvaise foi pour qu’il continue à prendre le peuple en otage. C’est inacceptable. Pour nous, la limite, c’est le 31 décembre et bien avant ça nous allons commencer à monter en puissance avec la pression pour que le 31 décembre nous n’ayions plus Joseph Kabila à la tête de la République démocratique du Congo," réagit Félix Tshisekedi.

Le leader du Rassop refuse cependant que la mission de l’émissaire que la SADC ne se transforme en autre dialogue.

Pour lui, "aucun autre dialogue ne sera accepté car celui tenu sous la médiation des évêques a tout réglé,".

"Le dialogue est permanent mais que le dialogue ne soit pas l’occasion de fuir ses responsabilités. Il y a des engagements que Joseph Kabila n’a pas respectés et nous ne pouvons pas continuer à dialoguer avec quelqu’un qui se moque du monde entier. Le dialogue est permanent entre gens respectueux des termes convenus, " répond-t-il à une question évoquant une déclaration du président Kabila.

Félix dément tout contact à l’heure actuelle avec la majorité présidentielle en vue d’être nommé Premier ministre en lieu et place de Bruno Tshibala comme l’annonce la presse en RDC.

"Je ne suis ni demandeur ni preneur," souligne-t-il reprenant un message qu’il a tweeté, relayé également par les médias congolais.

Il estime qu’en quatre mois de fin 2017, "aucun Premier ministre aussi bon pourrait-il être ne pourra résoudre la crise politique et socio-économique dans laquelle la RDC est actuellement plongée".

"Je préfèrerai obtenir, par les élections, une légitimité qui me mettrait à n’importe quelle position : Premier ministre, député ou président de la République. Je n’en fais vraiment pas une histoire personnelle. C’est pour cela d’ailleurs que je suis sourd à tous ces champs de sirènes parce que je suis maintenant focalisé sur les élections. La tenue d’élections crédibles et le départ de Joseph Kabila, c’est ce qui m’importe au-delà de tout. Les postes et autres viendront plus tard," argumente-t-il.

"Que M. Kabila continue avec ces pantins collaborateurs serviles qu’il a nommés comme Premier ou président du CNSA (Conseil national pour le suivi de l’accord) ," tranche-t-il.

Quant au rapatriement de la dépouille de son père dont le corps est toujours à Bruxelles depuis son décès le 1er février 2017, Félix Tshisekedi continue à accuser le gouvernement de faire obstacle "par des manœuvres subtiles", souligne-t-il.

Car, selon lui, le gouvernement a été forcé par la pression à signer le document prévu avec la famille et le parti d'Etienne Tshiskedi, mais ne répond plus depuis.

Félix Tshiskedi annonce que son parti a lancé une collecte des fonds pour ne pas compter sur le gouvernement. Il estime que ce rapatriement pourra plutôt se faire d’ici décembre et non plus en septembre comme annoncé auparavant.

Propos recueillis par Eddy Isango

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Après un Grammy Award, l'Ivoirienne Dobet Gnahoré veut séduire son pays

La musicienne Dobet Gnahore, à Abidjan, le 9 mai 2010.

Elle a remporté en 2010 un Grammy Award, la prestigieuse récompense musicale américaine, mais la chanteuse, danseuse et percussionniste ivoirienne Dobet Gnahoré, auteure notamment de "Palea", reste pourtant une illustre inconnue en Côte d'Ivoire.

"Je rêvais de venir jouer en Côte d'Ivoire!", a-t-elle confié à l'AFP. Dobet Gnahoré vit en France depuis 20 ans et ne cache pas sa joie d'un retour au pays natal pour se faire connaître à travers des projets culturels.

L'artiste aux dreadlocks et aux maquillages extravagants façon Néfertiti, genouillères en cuir et tout de noir vêtue, est revenue au pays en février pour une tournée promotionnelle de son dernier album, baptisé "Afro électro Moziki!", et pour un concert unique à l'Institut français d'Abidjan, qui a remporté un grand succès.

Véritable bête de scène, cette trentenaire déploie son agilité par la danse en même temps que son endurance sur les planches. Elle va jusqu'à moduler sa douce voix pour imiter le son des pygmées d'Afrique centrale, comme dans le titre "Youkouli", sur son dernier album.

"Dobet Gnaoré a du talent (...) mais il n'est pas perçu comme tel dans son propre pays. Il est temps que la Côte d'Ivoire sache ce qu'elle vaut vraiment", explique Salif Traoré, dit A'Salfo, leader du groupe ivoirien Magic System dont la structure de production (Gaou Productions) a organisé la venue de la percussionniste à Abidjan.

La jeune femme n'a pas caché sa joie. "C'est vraiment un plaisir de jouer à Abidjan, chez moi ! De montrer aux Ivoiriens, à ma famille, comment je me bats (...) pour parler de notre culture, qu'elle soit ivoirienne ou africaine". "Je veux jouer plus en Côte d'Ivoire", dit-elle.

"La compassion, l'amour, la paix, l'éducation" sont les thèmes abordés dans son dernier album, qu'elle qualifie de "plus personnel".

- Le panafricain et l'électro -

Son séjour en France a déteint sur son genre musical, avec un fond d'acoustique.

"J'ai des influences qui viennent de l'Europe, du côté électro, avec mon dernier album", mais dans "mes quatre premiers albums, c'est le panafricain devant".

"Complètement ouverte à tous les styles de musique", elle veut "nager dans le style afro-pop-électro", peut se lever un matin en imaginant un air aux accents reggae et le lendemain matin "une chanson qui n'a rien à voir", résume celle qui chante en bété, en dioula ou dans un mélange de français et de langue ivoirienne.

"J'ai grandi dans un village panafricain... où j'ai appris la percussion, la danse, le théâtre, la musique et le chant en différentes langues africaines". "J'aime être libre, je n'aime pas qu'on me colle une étiquette", raconte cette artiste, mère de deux enfants.

Bon sang ne saurait mentir, dit le proverbe: Dobet est la fille aînée de Boni Gnahoré, maître percussionniste de la compagnie de théâtre Ki Yi M'Bock d'Abidjan - dirigée par l'écrivaine, dramaturge et chorégraphe Werewere Liking - et a grandi avec la musique depuis son plus jeune âge.

"Werewere Liking est une femme spéciale qui m'a toujours inspirée. Je suis une enfant de Werewere, tout ce que je fais, c'est elle qui m'en a donné la base", affirme l'artiste qui été admise dans la compagnie à l'âge de 9 ans.

Ses deux mentors ne tarissent pas d'éloges sur son parcours.

"Je suis fière d'elle. Gamine, je l'avais encouragée quand elle voulait embrasser cette carrière, alors que ses parents s'y opposaient", raconte Werewere Liking, diva majestueuse avec sa canne à la main.

- "Ma boussole et ma thérapie" -

Boni Gnahoré témoigne de la vocation musicale de sa fille: "Quand elle nous voyait prester (jouer) au village, elle pleurait. Elle a abandonné l'école pour entrer dans cette école de la vie".

Dobet Gnahoré estime qu'avant de découvrir la musique, elle n'était "rien". "La musique est ma boussole et ma bouée de sauvetage. Elle me permet de vivre, déjà. D'évacuer aussi, c'est une thérapie. Elle me permet de chanter, de pleurer, de rigoler et de partager avec le public..."

Des spécialistes du milieu musical soulignent la réussite de sa synthèse musicale. "Dobet est une artiste pétrie de talents qui a su faire le maillage entre la musique traditionnelle et la musique moderne, notamment la techno. C'est un modèle pour les jeunes qui veulent se lancer dans la musique", commente ainsi Xavier Effoué, un spécialiste de la musique ivoirienne.

Dobet Gnahoré envisage une série de projets en Côte d'Ivoire pour donner envie à de jeunes artistes d'explorer d'autres styles de musiques.

Elle rêve notamment de créer un centre à vocation socio-culturelle. "J'y accueillerais des orphelins, qu'on formerait avec d'autres artistes..."

Avec AFP

Guinée équatoriale : l'arrestation d'un opposant au Tchad est un "enlèvement"

Affiche électorale du Parti démocratique du Guinée équatoriale (PDGE), dans une rue déserte de Malabo, le 25 avril 2016.

L'arrestation le 11 avril au Tchad du secrétaire général d'un parti d'opposition équato-guinéen qui se rendait à un congrès politique constitue en fait "un enlèvement par les autorités tchadiennes", affirme lundi son parti dans un communiqué.

Convergence pour la démocratie sociale (CPDS) estime que l'arrestation d'Andres Esono Ondo relève d'un "enlèvement sans motif par les autorités tchadiennes", une "pratique terroriste impropre d'un état normal", selon le texte reçu par l'AFP.

Le 11 avril, M. Esono Ondo avait été arrêté au Tchad alors qu'il se rendait au congrès du principal parti d'opposition tchadien, l'Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR), dans la province de Guera (centre du pays).

Peu après, Malabo l'a accusé d'avoir eu pour "unique objectif l'acquisition d'armes et de munitions ainsi que le recrutement de terroristes pour commettre un coup d'Etat en Guinée équatoriale avec un financement étranger".

Mi-avril, le ministre de la Sécurité extérieure a détaillé l’accusation : selon lui, la province dans laquelle M. Esono Ondo devait se rendre pour assister au congrès de l'UNDR est "connue pour (être un territoire de) terroristes et rebelles, mais aussi pour la facilité avec laquelle on peut y acheter des armes".

Sur Twitter jeudi, le ministère des Affaires étrangères tchadien a réagi : "Guera n'est pas une province connue comme +un territoire+ pour les rebelles et les terroristes".

M. Esono Ondo a été transféré du Guera, où devait se tenir le congrès finalement annulé, aux locaux de l'Agence nationale de Sécurité (ANS, renseignements tchadiens) à N'Djamena.

Selon une source policière, il s'y trouvait toujours lundi.

En 2015, Andres Esono Ondo avait été accusé d'avoir recruté une personne malade d'Ebola en vue d'introduire le virus en Guinée équatoriale au moment de la Coupe d'Afrique des nations de football (CAF).

Il avait finalement été relaxé, après que ces accusations se soient révélées montées de toute pièce par des proches du régime.

La Guinée équatoriale a connu une histoire agitée de coups et tentatives de coups d'Etat depuis son indépendance de l'Espagne en 1968.

Le régime de M. Obiang, 76 ans dont 39 au pouvoir, est régulièrement accusé d'atteintes aux droits de l'homme par ses opposants et des organisations internationales.

L'émissaire de l'ONU pour la Libye en déplacement lundi à Tunis

Ghassan Salame, Représentant spécial de l'ONU et Chef de la Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL), lors du sommet des ministres des Affaires étrangères des pays méditerranéens Forum MED 2017, à Rome, le 2 décembre 2017.

L'émissaire de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, est lundi à Tunis où il a rencontré le ministre tunisien des Affaires étrangères Khemaïes Jhinaoui, a annoncé le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, sans pouvoir dire si un retour à Tripoli était prévu et quand.

"Le représentant spécial Ghassan Salamé poursuit ses efforts pour obtenir une désescalade en Libye", a expliqué le porte-parole lors de son point-presse quotidien.

A l'occasion de l'entretien avec le chef de la diplomatie tunisienne, les deux responsables n’ont estimé que le “processus politique de facilitation de l’ONU était le seul moyen de résoudre la crise en Libye”, A-t-il ajouté.

Ghassan Salamé "est extrêmement engagé et occupé à travailler sur le processus politique mais aussi en étant présent à Tripoli", a précisé son adjointe, Maria do Valle Ribeiro, lors d'une liaison vidéo avec des journalistes à New York, en refusant de parler du détail de ses déplacements.

Interrogé pour savoir si Ghassan Salamé assisterait au sommet africain convoqué en urgence au Caire mardi pour discuter notamment de la crise en Libye et quand il pourrait revenir à Tripoli, Stéphane Dujarric a indiqué ne pas pouvoir répondre à ce stade.

Vendredi, la Maison Blanche a révélé que le président américain Donald Trump avait parlé le 15 avril avec le maréchal Khalifa Haftar, qui mène depuis le 4 avril une offensive militaire sur Tripoli pour s'emparer du pouvoir détenu par le Premier ministre Fayez al-Sarraj. Le gouvernement d'union nationale (GNA) de ce dernier est la seule autorité légitime reconnue par l'ONU en Libye.

Le soutien américain au maréchal met à mal la situation de l'ONU en Libye et de son émissaire, qui a eu la semaine dernière des mots très durs à l'égard de l'homme fort de l'est libyen, jugeant que son offensive militaire s'apparentait à un "coup d'Etat".

"Le gouvernement à Tripoli continue d'être reconnu par les Nations unies", a fait valoir Stéphane Dujarric, en réponse à une question sur le soutien affiché par les Etats-Unis au maréchal Haftar.

Un policier fonce sur une procession de Pâques

Des policiers nigérians montent la garde devant le bureau de la Commission électorale nationale indépendante à Kaduna (Nigéria), le 16 février 2019.

Dix personnes ont été tuées, et trente blessées, lorsqu'un policier a foncé en voiture sur des enfants pendant une procession de Pâques, dans le nord-est du Nigeria, avant d'être à son tour tué par des fidèles en colère, selon des témoins et la police.

Le policier, qui n'était pas de permanence, a fauché une foule d'enfants qui défilaient pour la fête de Pâques dimanche soir, à Gombe, a rapporté lundi la porte-parole de la police locale, Mary Mallum.

En tout, "dix personnes ont été tuées, dont l'agent de police qui n'était pas en uniforme, et un paramilitaire qui l'accompagnait".

Les deux hommes ont été "attaqués et tués par la foule en colère", a-t-elle expliqué.

"30 enfants sont blessés et sont actuellement à l'hôpital", a ajouté Mme Mallum.

Selon des témoins contactés par l'AFP, la voiture a foncé délibérément sur la foule, à la suite d'une altercation, car la procession bloquait la route.

"La chauffeur s'est disputé avec les enfants, qui l'ont finalement laissé passer, mais de rage et de colère, il a fait demi-tour et leur a foncé dessus", a rapporté Isaac Kwadang, responsable d'un groupe de catéchisme.

"Il l'a fait en connaissance de cause", a affirmé M. Kwadang qui a assisté à la scène.

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