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Des organisations de la société civile congolaise adoptent un manifeste pour le départ de Kabila

Le président Joseph Kabila de la RDC, 3 avril 2017.

Une dizaine d'associations et mouvements de la société civile congolaise ont signé vendredi à Paris un manifeste réclamant le départ du président Joseph Kabila et la mise en place d'une "transition citoyenne", à l'issue d'une "campagne d'actions pacifiques".

"Nous nous sommes réunis du 15 au 17 août à Paris pour réfléchir à la mobilisation citoyenne pour le retour à l'ordre constitutionnel en République démocratique du Congo", a expliqué le professeur André Mbata au cours d'une conférence de presse.

La RDC, géant au coeur de l'Afrique (70 millions d'habitants, 2,3 millions de km2, neuf frontières), traverse une crise politique aggravée par le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila malgré la fin de son deuxième mandat le 20 décembre 2016. La Constitution lui interdit de se représenter.

Des élections devaient avoir lieu d'ici la fin de l'année 2017, d'après un accord entre le pouvoir et l'opposition, mais les autorités avancent que le scrutin sera sans doute retardé. L'opposition et une partie de la société civile réclament son départ, la publication d'un calendrier électoral et des élections.

Les associations signataires, réunies à l'initiative de l'Institut pour la démocratie, la gouvernance, la paix et le développement en Afrique (IDPGA) ont adopté un "manifeste du citoyen congolais".

"Sous le régime en place, la terreur est devenue un mode de gouvernance", dénoncent les signataires pour qui "Joseph Kabila s'impose à la tête de l'Etat par la violence des armes et la corruption financière dans le but d'asseoir durablement son régime de prédation, de paupérisation et de pillage des ressources du pays".

Pour elles, le président Kabila "a foulé aux pieds" l'accord conclu avec l'opposition, après les "tragédies meurtrières à travers le pays (...) dans le but de décréter indûment l'état d'urgence et retarder l'organisation des élections prévues par la Constitution".

Le Kasaï (centre) est en particulier frappé par des violences, qui impliquent miliciens, soldats et policiers et ont causé depuis un an la mort de plus de 3.000 personnes, d'après des chiffres rassemblés par l'Eglise catholique, et environ 1,4 million de personnes ont fui leurs foyers dans cette région, selon l'ONU.

Les associations, qui appellent les citoyens et les partis politiques congolais à adhérer à ce manifeste, exigent le départ de Joseph Kabila et promettent une "grande campagne d'actions pacifiques et non violentes" pour mettre en place une "transition citoyenne".

Le manifeste a notamment été signé par le mouvement citoyen Filimbi (Coup de sifflet en swahili), le mouvement des jeunes indignés Lucha (Lutte pour le changement) et le nouveau mouvement Congolais debout, créé début août par l'homme d'affaires Sindika Dokolo.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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