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Un chef coutumier du Kasaï accusé de décapitation et d'attaques transféré à Kinshasa


Un groupe de femmes à Kananga, Kasaï occidental, 4 août 2007.

Chef d’une des milices évoluant dans le Kasaï, région du centre de la RDC en proie à des violences meurtrières depuis plus d’un an, Sébastien Tshibuyi Kabata a été transféré à Kinshasa, rapportent des journalistes sur place.

M. Kabata est accusé de décapitation et de plusieurs attaques dont celle de l’évêché et du siège local de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Il a reconnu être en tête d’une milice basée à Luebo mais a nié son implication dans l’incendie dans l’incendie de l’évêché et dans la décapitation de l’épouse de l’administrateur de Luebo.

Selon l’ONU, plus de 1,4 million de personnes ont été forcées de se déplacer de leurs maisons à cause de violentes entre les forces de l’ordre et des miliciens hostiles au régime de Kinshasa qui ont lieu depuis le août 2016 après l’assassinat d’un chef coutumier par les forces gouvernementales.

Plus 100.000 personnes se sont réfugiées en Angola et quelque 2,8 millions de personnes sont en grave insécurité alimentaire, indique un rapport de Nations unies.

Deux experts de l’ONU qui enquêtaient sur ces violences dans la région ont tués et l’un d’eux, une dame, a également été décapité.

Le gouvernement congolais tient un procès contre les assassins des experts onusiens mais les Nations unies et les Etats-Unis font pression pour une enquête internationale. Kinshasa s’y oppose.

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