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RDC

Fayulu demande 18 mois de transition et de nouvelles élections

Martin Fayulu à VOA, Washington, 27 mars 2019. (VOA/Eddy Isango)

Martin Fayulu, candidat malheureux aux élections du 30 décembre 2018 et qui continue de revendiquer la victoire, réclame de nouvelles élections au bout de 18 mois d’une période des réformes.

Il accepte que pendant cette période, la coalition CACH/FCC (du président Félix Tshisekedi et de son prédécesseur Joseph Kabila) continue à diriger le pays.

Le candidat de la coalition Lamuka à la présidentielle du 30 décembre 2018 a publié sa proposition de crise dans un document signé de sa main le 4 novembre 2019.

Il insiste sur l'organisation de nouvelles élections générales.

"Ces nouvelles élections seront ouvertes à tout le monde conformément à la loi," précise-t-il dans le document.

Des personnalités de l'opposition parmi lesquelles Jean-Pierre Bemba (pour sa condamnation pour subornation des témoins à la CPI) et Moïse Katumbi, en exil en ce temps-là, avaient été exclues de la présidentielle de fin 2018.

Avant d’arriver aux nouvelles élections, M. Fayulu suggère la création d'une institution dénommée Haut conseil national des réformes institutionnelles (HCNRI) qui se chargera des réformes urgentes et nécessaires à opérer, notamment au niveau de la Commission électorale, du juge du contentieux électoral, de la défense et sécurité, de la gouvernance (lutte contre la corruption) ainsi que des droits humains".

M. Fayulu accepte cependant, pour la première fois, que la coalition CACH/FCC, que dirige le président élu Félix Tshisekedi, dirige le pays pendant une période des réformes de 18 mois.

Le candidat de Lamuka demande aussi la mise en œuvre d’un programme d’urgence, adopté lors des échanges entre parties prenantes, portant sur la sécurisation du territoire et sur la refonte des forces de défense et de sécurité.

Pour lui, "il y a bel et bien une crise politique dans le pays qui nécessite que l’on s’y penche sérieusement pour assurer la paix et la cohésion nationale afin d’entamer le chantier de la reconstruction du pays", écrit-il.

M. Fayulu est actuellement en tournée en Europe.

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Modeste Bahati Lukwebo élu président du Sénat de la RDC

Modeste Bahati Lukwebo, leader de l'AFDC-A (Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés), Kinshasa, 5 décembre 2018. (Facebook/Bahati Lukwebo).

Modeste Bahati Lukwebo, leader de la deuxième plateforme majoritaire au parlement, l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) a été élu mardi président de la chambre haute de la RDC. C'est lui qui a fait basculer la majorité en faveur du président Félix Tshisekedi.

Une victoire sans surprise car M. Bahati, 65 ans, était le candidat unique au poste du chef du Sénat congolais.

Sur les 98 sénateurs présents, 89 ont voté en sa faveur.

Nommé "informateur" après les consultations au terme desquelles le président Félix Tshisekedi a proclamé la rupture de l’alliance de gouvernement conclue avec le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Joseph Kabila, M. Bahati est parvenu à se positionner comme un incontournable dans la classe politique congolaise.

Comme informateur, sa tâche était d’identifier la nouvelle majorité. Ce qu’il a fait en permettant à l’Union sacrée, chère au chef de l'État, d'asseoir son emprise sur l'échiquier politique national.

Ancien du FCC, M. Bahati était en fait l’un de tous premiers transfuges à changer de bord.

Son départ avait déclenché l’avalanche d’autres traversées des Kabilistes qui jusque là avaient fait voeu de fidélité à l'ex-président.

Des indiscrétions du FCC affirment que M. Bahati avait demandé à M. Kabila le fauteuil du Premier ministre et s'était aussi proposé comme candidat à M. Kabila à la succession de M. Kabilia lors de la présidentielle de décembre 2018. En vain.

Frustré, M. Bahati, ancien syndicaliste et membre de la société civile, a bataillé dur et s’est fait allié au président Tshisekedi.

Cette alliance a même donné des ailes au président Tshisekedi qui, n’ayant pas la majorité, y a vu une opportunité de faire basculer le poids au parlement en sa faveur.

M. Bahati, pour sa part, confirmait ses appétits et ses ambitions.

Comme président du Sénat, M. Bahati devient la deuxième personnalité du pays et à ce titre, la Constitution lui accorde de remplacer le chef de l’Etat en cas d’empêchement.

L’élection de M. Bahati est le tout dernier mouvement dans le cadre de la vague de l’Union sacrée qui a fait tomber le bureau définitif de deux chambres, jusqu'ici dominées par des Kabilisites.

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