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RDC

Manifestation d'opposants interdite dimanche à Kinshasa

Les gens se rassemblent pour assister au rassemblement du chef du parti politique de la République démocratique du Congo, le Mouvement pour la libération du Congo (MLC), Jean-Pierre Bemba, à son retour en République démocratique du Congo le 23 juin 2019 à

Une "marche pacifique" organisée dimanche en République démocratique du Congo à l'appel des poids lourds de l'opposition Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi et Martin Fayulu, a été interdite vendredi par les autorités locales dans la capitale Kinshasa.

Le nouveau gouverneur Gentiny Ngobila a indiqué dans une lettre aux responsables de la coalition d'opposition Lamuka qu'il "était au regret de ne pouvoir prendre acte" de leur demande de manifestation à "la date sacrée et commémorative du 30 juin", le jour du 59e anniversaire de l'indépendance du Congo.

"Organiser des marches à cette date friserait le sabotage contre la mémoire de la République", lit-on dans ce courrier en date du 27 juin et diffusé sur les réseaux sociaux.

Son destinataire Fidèle Babala, coordonnateur provincial de Lamuka à Kinshasa, a assuré à l'AFP avoir reçu le courrier.

Joint par l'AFP, le gouverneur Ngobila n'a pas répondu.

Lamuka voulait organiser "une marche pacifique pour exiger le respect de la volonté du peuple". Les opposants voulaient faire partir leur marche "des 24 communes de Kinshasa".

La manifestation du 30 juin avait été annoncée par Martin Fayulu au nom des leaders de Lamuka le 12 juin après l'annonce de l'invalidation de l'élection de 23 députés de la coalition par la Cour constitutionnelle.

M. Fayulu avait annoncé "la suspension des activités parlementaires de tous les parlementaires de Lamuka jusqu'à nouvel ordre".

Il avait accusé MM. Tshisekedi et Kabila, supposés être liés par un accord de coalition politique, d'avoir "assassiné l'État de droit" et de corruption des magistrats.

Candidat de l'opposition à l'élection présidentielle du 30 décembre, M. Fayulu revendique la victoire et dénonce des résultats "fabriqués" par la commission électorale au bénéfice de M. Tshisekedi avec l'accord de son prédécesseur Joseph Kabila, qui a gardé la majorité au Parlement.

L'ex-chef de guerre et ex-vice-président Jean-Pierre Bemba a fait son deuxième retour en moins d'un an à Kinshasa dimanche dernier.

L'ex-gouverneur du Katanga Moïse Katumbi est rentré de trois ans d'exil le 20 mai.

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La CPI ordonne des réparations pour les victimes d'un ex-chef de guerre congolais

Bosco Ntaganda à La Haies, Pays-Bas, le 2 septembre 2015.

La Cour pénale internationale (CPI) a fixé lundi à 30 millions de dollars (25 millions d'euros) le montant des réparations aux victimes du criminel de guerre congolais Bosco Ntaganda, condamné en 2019 à 30 ans de prison.

Les juges ont demandé au Fonds de la Cour pénale internationale au profit des victimes de "compléter le montant des réparations accordées" et de "s'engager à des efforts de collecte de fonds supplémentaire si nécessaire", Bosco Ntaganda étant "indigent aux fins des réparations".

"A la lumière des circonstances de cette affaire, en gardant à l'esprit les droits de la personne condamnée et en adoptant une approche conservatrice, la Chambre a fixé à 30.000.000 USD le montant total des réparations dont M. Ntaganda est responsable", a déclaré lundi dans un communiqué la CPI, basée à La Haye.

En novembre 2019, l'ex-chef de guerre congolais Bosco Ntaganda, surnommmé "Terminator", a été condamné à 30 ans de prison ferme, la peine la plus lourde jamais prononcée par la CPI.

"Les victimes éligibles pour ces réparations comprennent: les victimes directes et indirectes des attaques, les victimes de crimes contre les enfants soldats, de viol et d'esclavage sexuel", a précisé la Cour.

"La Chambre a noté que la priorité devra être donnée aux personnes nécessitant des soins médicaux et psychologiques immédiats, aux victimes handicapées et aux personnes âgées, aux victimes de violence sexuelle ou à caractère sexiste, aux victimes sans abri ou en difficulté financière, ainsi qu'aux enfants nés du viol et de l'esclavage sexuel et aux anciens enfants soldats".

Bosco Ntaganda avait été reconnu coupable en juillet 2019 de 18 chefs de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, dont des crimes sexuels, massacres, persécutions et transfert forcé de la population civile en République démocratique du Congo au début des années 2000.

Il avait annoncé son intention de faire appel.

Kabila de retour après un séjour de 12 jours à l'étranger

L'ancien président Joseph Kabila à Kolwezi, Lualaba, le 12 décembre 2020 (Twitter / Barbara Nzimbi)

L'ancien président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila, écarté depuis décembre de la cogestion du pays par son successeur Félix Tshisekedi, est rentré vendredi dans son fief de Lubumbashi (Sud-Est) après un séjour de douze jours à l'étranger a-t-on appris de son entourage.

"Lors de son séjour à l'étranger, il a fait des étapes à Abou-Dhabi, Dubai (Émirats arabes unis), Dar es salaam (Tanzanie), Harare (Zimbabwe) et Lusaka (Zambie)", a déclaré à l'AFP Lubunga Bya Ombe, son ancien chargé des missions.

"Il était prévu ce (vendredi) matin à Lusaka un entretien avec Dr Kenneth Kaunda (ancien chef de l'Etat zambien), mais ce dernier n’était pas en forme. A Harare, c’était à l’invitation du président Emmerson Mnangagwa avec qui il a eu des entretiens sur la situation générale dans la région. Le reste des étapes du voyage revêtait un caractère privé", a-t-il ajouté.

M. Kabila avait quitté le RDC le 21 février pour un voyage à l'étranger sans en indiquer la destination ni la durée, cinq jours après la nomination d'un nouveau Premier ministre fidèle à son successeur Félix Tshisekedi.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes avaient considéré ce voyage comme un exil, après la fin de la coalition au pouvoir Tshisekedi-Kabila, décrétée par l'actuel chef de l'Etat le 6 décembre. Un député pro-Kabila avait même écrit un peu rapidement que M. Kabila quittait "définitivement" la RDC.

Tous les proches de l'ancien président Kabila ont depuis été écartés successivement de la tête des institutions politiques du pays, tandis qu'une bonne partie de la classe politique a quitté M. Kabila pour faire allégeance à M. Tshisekedi.

Les président de l'Assemblée nationale et du Sénat, ainsi que le Premier ministre sont désormais issus de la nouvelle majorité dite de "l'Union sacrée" acquise à la cause du président Tshisekedi.

M. Kabila, au pouvoir pendant 18 ans (2001-2019), est resté muet depuis que M. Tshisekedi a lancé son offensive politique contre leur ancienne coalition.

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