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RDC

L'ONU promet son soutien dans l'exécution du mandat d'arrêt d'un chef de guerre congolais

Le juge président de la CPI, Robert Fremr, dans la salle d'audience de la Cour pénale internationale (CPI) à la Haye, aux Pays-Bas, le 28 août 2018.

Les Nations Unies ont promis mercredi leur soutien à l'exécution d'un mandat d'arrêt émis par la justice militaire congolaise à l'encontre d'un chef de guerre accusé d'atteintes aux droits humains et de violences sexuelles dans l'est de la RDC.

L'auditorat militaire a lancé le 7 juin un mandat d'arrêt contre Guidon Shimiray Mwissa pour "participation à un mouvement insurrectionnel", "crime de guerre par recrutement d’enfants", et "crime contre l’humanité par viol".

Déjà sous sanctions de l’ONU, des Etats-Unis et de la France qui ont gelé ses avoirs en 2018, le chef de guerre est à la tête depuis 2015 d’une coalition de groupes armés dans la province du Nord-Kivu.

Ce groupe baptisé NDC-R mène des offensives contre divers groupes armés hutus.

Le chef de guerre est aussi accusé de se "substituer aux autorités locales" et de se livrer avec ses hommes "à des exactions graves sur les populations civiles", d'après le mandat d'arrêt.

"Nous allons accompagner la justice militaire congolaise pour pouvoir exécuter ce mandat", a précisé la porte-parole de la Monusco Florence Marchal lors de son point-presse hebdomadaire.

"Depuis le début de l'année, près de 300 allégations de violences sexuelles liées au conflit ont été rapportés dans le territoire de Masisi (un des territoires du Nord-Kivu). Le bureau conjoint des droits de l'Homme a vérifié 111 cas entre janvier et avril dernier, dont la moitié sont imputables au NDC-R", a ajouté la porte-parole.

La Monusco a qualifié le mandat d'arrêt de "développement positif pour la sécurisation de la province et la lutte contre l'impunité".

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Le Ghana reçoit 350 000 doses supplémentaires de vaccins covid

Des ouvriers déchargent des lots de vaccins AstraZeneca/Oxford reçus dans le cadre du programme COVAX, à l'aéroport international d'Accra, au Ghana, le 24 février 2021.

Le Ghana a reçu 350 000 doses du vaccin contre le coronavirus d'AstraZeneca vendredi, ce qui lui permettra de commencer à offrir des secondes doses du vaccin après avoir été presque à court, a déclaré le ministère de la santé.

Le pays d'Afrique de l'Ouest a été le premier à recevoir des vaccins dans le cadre du système mondial de partage des vaccins COVAX, soutenu par l'Organisation mondiale de la santé, en février et a lancé sa campagne de vaccination début mars.

Contrairement à d'autres pays où l'hésitation à se procurer des vaccins et les problèmes de financement ont ralenti la livraison, le Ghana a administré plus de 900 000 doses, selon le ministère de la santé, dont les 600 000 doses reçues dans le cadre du programme COVAX et d'autres obtenues dans le cadre d'accords bilatéraux.

Les 350 000 doses reçues vendredi faisaient partie d'un lot de 1,7 million de doses que le programme COVAX avait livré à la République démocratique du Congo le 2 mars.

La RDC a été contrainte de redistribuer 1,3 million de doses de ces vaccins à d'autres pays, car le pays ne sera pas en mesure de les administrer avant leur expiration à la fin du mois de juin.

Fred Bauma: "l'état de siège n'est pas la stratégie la plus adaptée"

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Destitution controversée du gouverneur Zoé Kabila, frère de l'ex-chef de l'Etat

Zoe Kabila, le frère du président de la République démocratique du Congo, assiste à la session extraordinaire de l'Assemblée nationale à Kinshasa le 16 février 2012.

La décision de destituer le gouverneur Kabila a été critiquée par certains élus nationaux. "La honte du siècle", a tweeté la sénatrice Francine Muyumba Nkanga.

Zoé Kabila, gouverneur de la province du Tanganyika, dans le Sud-Est de la République démocratique du Congo (RDC), et jeune-frère de l'ex-président Joseph Kabila, a été destitué jeudi en son absence.

"Les 13 députés (provinciaux) qui ont participé à la (séance) plénière ont voté pour la destitution du gouverneur Zoé Kabila", a déclaré à l'AFP Cyrille Kimpu, rapporteur de l'Assemblée provinciale du Tanganyika.

Le vote a eu lieu à l'absence de Zoé Kabila,"retenu à Kinshasa par le gouvernement central", a expliqué de son côté à l'AFP, le député Dominique Bota, membre du Front commun pour le Congo (FCC) qui regroupe les partisans de l'ancien président Kabila.

Douze députés du FCC ont été empêchés par les forces de l'ordre à accéder à la salle de plénière, selon M. Bota.

Dans leur motion, les 13 députés provinciaux signataires, membres de l'Union sacrée de la Nation (USN) du chef de l’Etat Félix Tshisekedi reprochent au gouverneur Zoé Kabila "la mauvaise gestion de la province, le manque de respect à l'institution Assemblée provinciale ainsi qu'aux autorités nationales".

"Un Etat qui ne respecte pas ses propres lois est un Etat faible. Quelques graves qu’aient été les faits reprochés au gouverneur Zoé Kabila, l’idéal et la règle auraient été qu’il ait droit à la défense, principe clé de l’Etat de droit qui exclut l’arbitraire", a réagi sur Twitter le député national Claudel Lubaya, membre de l'USN de M. Tshisekedi.

"La honte du siècle", a renchéri la sénatrice Francine Muyumba Nkanga.

Zoé Kabila est "quelqu'un qui travaille bien au service de la Nation et dont les actions positives sont appréciées par ses administrés. Vous préférez le démettre et garder ceux qui flattent sans actions positives", a déploré sur Twitter la députée nationale FCC Marie Ange Mushobekwa.

Investi le 24 janvier 2019, le président Félix Tshisekedi a mis fin à son alliance avec le camp de son prédécesseur Joseph Kabila après près de deux ans de cogestion du pays. Après des mois de crise, M. Tshisekedi a réussi à renverser la majorité parlementaire en sa faveur, en ralliant le soutien de députés pro-Kabila, sur fond de menace de dissolution de l'Assemblée nationale.

Sur les 26 gouverneurs de provinces en RDC, Zoé Kabila est le seul à n'avoir pas rejoint le camp de M. Tshisekedi.

Actuellement, le président Tshisekedi dispose d'une majorité à l'Assemblée nationale, au Sénat et dans les assemblées provinciales. Les principales institutions politiques du pays sont dirigées par ses partisans.

Le Nord-Kivu et l’Ituri désormais sous autorité militaire

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L'"état de siège" pour lutter contre les massacres de civils

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