Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

RDC

Vingt députés d'opposition invalidés, pour la plupart au bénéfice de la majorité

Le président Félix Tshisekedi à la cité de l’Union africaine, Kinshasa, RDC, le 18 mars 2019. (Présidence RDC)

Vingt députés d'opposition ont été invalidés par la Cour constitutionnelle, pour la plupart au bénéfice de la majorité parlementaire de l'ancien président Joseph Kabila en République démocratique du Congo, selon un décompte établi mardi par l'AFP auprès des formations politiques.

Les invalidations touchent une dizaine d'élus proches de l'opposant Moïse Katumbi, huit élus du Mouvement de libération du Congo (MLC) de l'ex-chef de guerre Jean-Pierre Bemba et deux élus proches de l'ex-candidat à la présidentielle Martin Fayulu, selon ce décompte.

Ces invalidations ont bénéficié à des anciens ministres et ex-gouverneurs de la coalition politique de l'ex-président de la République Joseph Kabila, le Front commun pour le Congo (FCC).

C'est le cas des ministres Lumeya Dhu Maleghi (Affaires foncières) Omer Egbake (Urbanisme), Marcel Ilunga Leu (Industrie) et Constant Lomata (gouverneur Tshopo), qui deviennent députés.

Vingt députés d'opposition invalidés, pour la plupart au bénéfice de la majorité
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:05 0:00

Les décisions de la Cour constitutionnelle congolaise dans le cadre des contentieux électoraux sont définitives. La Cour a examiné plus d'un millier de recours.

Le MLC de M. Bemba, qui doit revenir de Belgique à Kinshasa le 23 juin, doit réagir dans la journée, a appris l'AFP auprès d'une de ses cadres.

L'avocat et président de l'Association pour l'accès à la justice (Acaj), Me Georges Kapiamba, a confirmé le chiffre d'une "vingtaine" de députés d'opposition invalidés.

"Ça démontre tout simplement que les responsables de la justice continuent d'obéir aux diktats de ceux qui les avaient mis en place, c'est-à-dire les anciens dirigeants qui sont membres du FCC. Ils n'obéissent pas au droit, ni à la loi", a réagi Me Kapiamba.

L'ex-président Kabila a officiellement transmis le pouvoir le 24 janvier à l'opposant Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre.

Les partisans de M. Kabila ont cependant conservé une majorité de plus de 300 à 350 députés sur 500 à l'Assemblée nationale, d'après ces mêmes résultats de la commission électorale contestés par une partie de l'opposition.

Le parti de M. Tshisekedi, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a gagné un siège au détriment du MLC, d'après le décompte de l'AFP.

Les coalitions politiques de MM. Kabila et Tshisekedi sont supposés s'entendre sur la constitution d'un gouvernement où les pro-Kabila auraient la majorité des postes.

Toutes les actualités

Un acte d’engagement éthique signé pour le nouveau gouvernement

Un acte d’engagement éthique signé pour le nouveau gouvernement
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:49 0:00

Des milliers d'églises "de réveil" en RDC

Des milliers d'églises "de réveil" en RDC
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:09 0:00

Tapis rouge pour Félix Tshisekedi en Belgique

Tapis rouge pour Félix Tshisekedi en Belgique
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:45 0:00

Félix Tshisekedi devant plus de 4000 personnes à Bruxelles

Félix Tshisekedi devant plus de 4000 personnes à Bruxelles
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:35 0:00

5 morts dans l'offensive qui a tué le chef FDLR

Les FARDC dans le Parc de Vurunga pour combatre les groupes armés Mai Mai et FDLR 1 er Juin 2017

Cinq personnes au total ont été tuées dans l'offensive qui a permis d'éliminer le chef de la rebellion hutu rwandaise poursuivi par la CPI dans l'est de la République démocratique du Congo, a déclaré jeudi l'armée congolaise, photos à l'appui.

L'armée avait annoncé mercredi avoir "neutralisé" (tué) le commandant suprême du Front démocratique de libération du Rwanda (FDLR), Sylvestre Mudacumura. Elle a diffusé jeudi la photo de son corps, ainsi que celle de son "secrétaire général".

"Le bilan définitif: cinq tués, dont Mudacumura et son secrétaire général, quatre capturés et quatre armes récupérées", a indiqué dans un message à l'AFP le porte-parole adjoint de l'armée, le colonel Sylvain Ekenge.

"Le corps du secrétaire général et les capturés arrivent très bientôt à Goma", a-t-il ajouté.

Depuis 2012, M. Mudacumura, 65 ans, était visé par un mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes dans le Nord-Kivu.

"La cour doit vérifier l'information et s'il s'agit ou non de la personne décédée", avait prudemment réagi mercredi la CPI.Si son décès est confirmé, les juges de la CPI mettront fin à la procédure contre lui".

L'armée congolaise affirme avoir tué Mudacumura dans la province du Nord-Kivu dans la nuit de mardi à mercredi.

Ex-chef adjoint de la garde présidentielle à Kigali, il s'était replié dans l'est de l'ex-Zaïre après le génocide des Tutsi rwandais (800.000 morts selon l'ONU entre avril et juin 1994).

Avec des génocidaires, il avait fondé le FDLR, qui a lancé des attaques contre le Rwanda jusqu'en 2001, noué des alliances avec des milices congolaises, et terrorisé les civils congolais.

Sa mort a été saluée aussi bien en RDC qu'au Rwanda, deux voisins dont les relations sont en voie d'apaisement, après un quart de siècle de tensions.

"Sa mort confirme l'engagement du président (congolais) Félix Tshisekedi à combattre les forces négatives et ouvre la voie à une nouvelle ère de coopération positive et pacifique entre la RDC et les pays de la région", a indiqué le secrétaire d'État rwandais aux Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe.

Voir plus

XS
SM
MD
LG