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RDC

Nouveau massacre à Beni

Des cartouches de AK-47 retrouvés sur les lieux de l'attaque à Beni, le 23 décembre 2018.

Une douzaine de civils ont été tués par des miliciens dans la nuit de lundi à mardi à Beni dans l'est de la République démocratique du Congo, ont indiqué des sources locales à un correspondant de l'AFP.

"Depuis hier (lundi) à 21h00, la ville a été attaquée par les rebelles. Tôt ce matin, les affrontements ont repris dans la partie sud-est de la ville. Pour l'instant, le bilan provisoire est de 12 civils tués par machette et armes à feu", a déclaré le maire-adjoint Modeste Bakwanamaha.

D'autres sources parlent de onze morts.

"Un rebelle a été tué par l'armée", a ajouté le maire-adjoint.

Deux soldats ont également été tués, selon le chef du quartier Rwangoma, Richard Paluku, et un motard, Pascal Katuta.

Des centaines de civils ont été massacrés dans la région de Beni depuis octobre 2014. Les tueries sont généralement attribuées à la milice des Forces démocratiques alliée (ADF). Il s'agit historiquement de rebelles musulmans ougandais qui se sont repliés et ont fait souche dans cette partie du Nord-Kivu depuis plus de 20 ans.

La tuerie dans la partie sud-est de la ville de Beni a provoqué la colère de la population.

"Les conducteurs de taxis-motos sont descendus avec le corps de deux de leurs collègues. Arrivés au rond-point Nyamwisi, ils ont pris la direction de la mairie avec les deux cadavres", a déclaré le président de la société civile Kizito Bin Hangi.

"Les activités sont paralysées. La route principale est barricadée par la population", a-t-il ajouté.

La ville de Beni a été l'un des premiers foyers de l'épidémie Ebola qui a été déclarée le 1er août. L'épicentre s'est depuis déplacé vers Butembo à une cinquantaine de kilomètres où des personnels soignants ont été tués ou menacés par des hommes armés non identifiés.

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Sept morts en Ituri où séjourne Michelle Bachelet

Des Casques bleus patrouillent a bord des véhicules blindés près du village abandonné de Kaswara, en Ituri, RDC, 14 juillet 2006.

Sept personnes ont été tuées par des miliciens en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, où la Haute-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, a commencé jeudi une visite de cinq jours.

Une quinzaine de personnes ont également été enlevées par des miliciens, a affirmé un à l'AFP Banze Charité, président de la société civile locale.

Les faits se sont produits dans le territoire de Djugu, où des centaines de civils ont été tués depuis décembre 2017. Des miliciens du groupe Coopérative de développement du Congo (Codeco) s'y sont violemment battus en début de semaine avec l'armée régulière.

Mme Bachelet a commencé sa visite en RDC deux semaines après la publication d'un rapport onusien selon lequel "au moins 701 personnes ont été tuées" dans des violences intercommunautaires en Ituri depuis fin 2017.

Ces violences pourraient représenter des "crimes contre l'humanité" voire un "génocide", selon ce rapport du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme (BCNUDH).

A Bunia chef-lieu de l'Ituri, les autorités provinciales ont dénoncé auprès de Mme Bachelet les violences commises par les miliciens de la Codeco.

Le conflit oppose deux communautés de l'Ituri, les Lendu, majoritairement agriculteurs, et les Hema, éleveurs et commerçants, dans cette province frontalière de l'Ouganda et du Sud-Soudan connue pour son or et son pétrole.

Le groupe armé Codeco est une milice pro-lendu. Les autorités l’accusent d'être responsable de massacres des civils dans la région de Djugu.

Mme Bachelet se rendra ensuite à Kinshasa où elle rencontrera le président de la République Félix Tshisekedi à la fin de son séjour le 27 janvier.

Un agent de santé congolais, vacciné contre la maladie à virus Ebola

Un agent de santé congolais, vacciné contre la maladie à virus Ebola
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Un an après la "transition", une coalition sous tension

Un an après la "transition", une coalition sous tension
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Ebola en RDC: infection d'un agent de santé vacciné

Les agents de santé à un point de passage non annoncé au journal officiel dans le village de Mirami, près du point de contrôle à la frontière de Mpondwe entre l'Ouganda et la République démocratique du Congo, le 14 juin 2019.

Un agent de santé congolais, pourtant vacciné contre la maladie à virus Ebola, a été contaminé par le virus de la fièvre hémorragique dans l'est de la République démocratique du Congo, ont indiqué mardi les autorités sanitaires.

L'agent de santé a été contaminé à Beni, l'un des épicentres de l'épidémie déclarée le 1er août 2018, selon le bulletin quotidien des autorités sanitaires.

Au total, 167 agents de santé ont contacté la maladie et 41 sont morts, ajoute cette source. Ebola a tué en tout 2.237 personnes depuis la déclaration de l'épidémie.

L'agent avait reçu une dose du premier vaccin utilisé depuis août 2018, le rVSV-ZEBOV fabriqué par le groupe américain Merck Sharp and Dohme.

"Il faut attendre 8 à 10 jours pour qu'il produise des anticorps pour être efficace", ont expliqué les autorités sanitaires, ajoutant qu'une contamination est possible pendant ce délai.

Quelque 270.138 personnes ont été vaccinées avec cette molécule. D'autres, au nombre de 6.317, ont été vaccinées avec un deuxième vaccin, introduit en octobre 2019 à titre préventif dans les zones où le virus est absent. Ce vaccin, produit par la firme Janssen Pharmaceuticals pour la société Johnson & Johnson, est administré en deux doses à 56 jours d'intervalle.

Outre l'agent de santé, un autre cas confirmé a été enregistré à Beni en date du 20 janvier.

"Ebola ne refait pas surface ici à Beni. Les cas que nous voyons ici à Beni sont importés de l'Ituri. Une fois le foyer en Ituri maîtrisé, il n'y aura plus de cas ici à Beni", a déclaré vendredi le responsable congolais de la riposte anti-Ebola, le docteur Jean-Jacques Muyembe.

Les activités de riposte contre la maladie sont régulièrement perturbées en raison de l'insécurité due à des violences armées en Ituri, où opèrent des groupes armés.

Trois personnes sont mortes fin novembre dans l'attaque d'équipes anti-Ebola dans cette région.

L'actuelle épidémie d'Ebola est la dixième sur le sol congolais depuis 1976 et la deuxième la plus grave de l'histoire après celle qui a fait quelque 11.000 morts en Afrique de l'Ouest en 2014.

Elle a été déclarée "urgence de santé publique de portée internationale" par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) fin juillet.

Tshisekedi menace de "virer" des ministres ou de dissoudre l'Assemblée

Le président Felix Antoine Tshilombo Tshisekedi devant l'ONU à New York, le 26 septembre 2019.

Le président congolais Félix Tshisekedi a menacé de "virer" des ministres, voire de dissoudre l'Assemblée nationale, si ses partenaires de la coalition fidèles à son prédécesseur Joseph Kabila sapaient son pouvoir en République démocratique du Congo.

"Le Congolais m'a confié une mission et je dois rendre compte à ce peuple. Et celui qui ne va pas suivre mes instructions et qui s'attachera aux instructions de sa famille politique, il sera viré", a déclaré le chef de l'Etat dimanche devant la diaspora congolaise à Londres.

Cet avertissement vise directement les ministres issus du Front commun pour le Congo (FCC, pro-Kabila), soit la majorité des 67 membres du gouvernement.

"Jusqu'à présent, je n'ai vu aucun ministre s'opposer à mes décisions. Mais certains ministres me disent qu'ils subissent des pressions", a-t-il ajouté dans un discours en lingala disponible sur le compte Twitter de la radio Top Congo.

"Je ne peux pas dissoudre l'Assemblée nationale tant qu'il n'y a pas crise", a-t-il ajouté. Mais en cas d'"obstruction", "je serai contraint, en fin de compte, de prendre la décision de dissoudre l'Assemblée nationale".

Le président a été investi il y a tout juste un an le 24 janvier 2019 en présence de son prédécesseur Joseph Kabila, première transition pacifique du pouvoir au Congo.

M. Kabila a gardé une vaste majorité au Parlement et à la tête de la plupart des 26 provinces. Les deux hommes gouvernent depuis en coalition sur la base de ces résultats officiels des élections du 30 décembre 2018.

Ce scénario est contesté par l'autre candidat de l'opposition Martin Fayulu qui revendique la victoire à l'élection présidentielle du 30 décembre 2018. Il accuse MM. Kabila et Tshisekedi d'avoir fabriqué les résultats avec la complicité de la commission électorale et de la Cour constitutionnelle.

M. Tshisekedi se trouve à Londres pour participer à un sommet sur l'investissement.

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