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RDC

6 morts dans une nouvelle attaque d'un village dans l'Est

Des soldats des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) se tiennent près d'un lance-roquettes multiples mobile à Matombo, à 35 km au nord de Beni, au Nord-Kivu, le 13 janvier 2018.

Six personnes ont été tuées dans la nuit de jeudi à vendredi dans une nouvelle attaque attribuée au groupe musulman ougandais Forces démocratiques alliées (ADF) dans la région de Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo, selon des responsables locaux.

Cette tuerie est survenue après une relative accalmie d'une cinquantaine de jours.

"Les ADF ont fait une incursion dans le village Kyaninga, frontalier avec l'Ouganda, dans la nuit de jeudi à vendredi: six civils ont trouvé la mort, tués à l'arme blanche", a déclaré à l'AFP le député Baliesima Kudukima, élu du territoire de Beni.

"La population du village de Kyaninga est en fuite pour l'instant, après le massacre de six civils par des ADF", a déclaré pour sa part Noella Muliwavyio, présidente du réseau des organisations de la société civile du territoire de Beni.

"La population est en fuite vers Watalinga et Nobili. Nous demandons aux autorités de sécuriser ces populations", a-t-elle ajouté.

"Nous sommes en pleine opération contre les ADF. Jusque-là, nous n'avons pas encore le contrôle du village Kyaninga. Mais nous les poursuivons dans des profondeurs", a déclaré le major Mak Hazukay, porte-parole de l'armée dans la région, sans donner de bilan.

La dernière attaque d'un village du territoire de Beni attribuée aux ADF remonte au 24 février. L'armée avait déclaré avoir tué quatre miliciens, sans enregistrer de morts parmi les civils.

Les ADF sont historiquement des rebelles ougandais musulmans installés depuis 1995 dans l'Est du Congo, à l'époque pour poursuivre leur combat contre le régime du président Yoweri Museveni.

Ils sont tenus responsables du massacre de centaines de civils depuis 2014 dans la région de Béni, ainsi que de la mort de 22 Casques bleus depuis décembre 2017 et de dizaines de soldats congolais.

Depuis cette date cependant, les ADF ne revendiquent rien et n'affichent aucun leader.

Un officier congolais commandant les forces contre les présumés ADF d'août 2014 à juin 2015, Muhindo Akili Mundos, a été accusé par les Nations unies d'avoir soutenu "un sous-groupe des Forces démocratiques alliées, connu sous le nom d'ADF-Mwalika".

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L'ONU promet son soutien dans l'exécution du mandat d'arrêt d'un chef de guerre congolais

Le juge président de la CPI, Robert Fremr, dans la salle d'audience de la Cour pénale internationale (CPI) à la Haye, aux Pays-Bas, le 28 août 2018.

Les Nations unies ont promis mercredi leur soutien à l'exécution d'un mandat d'arrêt émis par la justice militaire congolaise à l'encontre d'un chef de guerre accusé d'atteintes aux droits de l'Homme et de violences sexuelles dans l'est de la République démocratique du Congo.

L'auditorat militaire a lancé le 7 juin un mandat d'arrêt contre Guidon Shimiray Mwissa pour "participation à un mouvement insurrectionnel", "crime de guerre par recrutement d’enfants", et "crime contre l’humanité par viol", selon une information mercredi de Radio France internationale (RFI).

Déjà sous sanctions de l’ONU, des Etats-Unis et de la France qui ont gelé ses avoirs en 2018, le chef de guerre est à la tête depuis 2015 d’une coalition de groupes armés dans la province du Nord-Kivu.

Ce groupe baptisé NDC-R mène des offensives contre divers groupes armés hutus.

Le chef de guerre est aussi accusé de se "substituer aux autorités locales" et de se livrer avec ses hommes "à des exactions graves sur les populations civiles", d'après le mandat d'arrêt consulté et authentifié par RFI.

"Nous allons accompagner la justice militaire congolaise pour pouvoir exécuter ce mandat", a précisé la porte-parole de la Monusco Florence Marchal lors de son point-presse hebdomadaire.

"Depuis le début de l'année, près de 300 allégations de violences sexuelles liées au conflit ont été rapportés dans le territoire de Masisi (un des territoires du Nord-Kivu). Le bureau conjoint des droits de l'Homme a vérifié 111 cas entre janvier et avril dernier, dont la moitié sont imputables au NDC-R", a ajouté la porte-parole.

La Monusco a qualifié le mandat d'arrêt de "développement positif pour la sécurisation de la province et la lutte contre l'impunité".

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