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RDC

Epidémie d'Ebola : plus de 750 morts selon l'OMS

Le centre de traitement Ebola de Butembo le 9 mars 2019.

L'épidémie d'Ebola dans le nord-est de la République démocratique du Congo a fait plus de 750 morts depuis qu'elle a été déclarée il y a huit mois, selon l'OMS qui doit dire vendredi s'il s'agit d'une "urgence de santé publique de portée internationale".

L'épidémie a été déclarée le 1er août dans la province du Nord Kivu (nord-est) et marginalement en Ituri voisine. L'épicentre s'est déplacé de Mangina, en zone rurale, à la ville de Beni, puis actuellement à Butembo-Katwa, à 50 km au sud de Beni dans cette région où les populations se déplacent beaucoup.

"La transmission s'est intensifiée à Butembo/Katwa et dans les zones sanitaires environnantes de Vuhovi et Massereka. Ces facteurs ont entraîné une augmentation du nombre de cas signalés au cours des dernières semaines, après une période de déclin", a indiqué l'Organisation mondiale de la santé.


Le bilan de l'épidémie ne cesse de s'alourdir, à un rythme accéléré, selon les organisations présentes sur place.

Depuis le début de l'épidémie, 1.186 cas confirmés et probables ont été recensés, dont 751 morts, selon les dernières statistiques de l'OMS en date du 9 avril.

Dans son précédent décompte, l'OMS avait comptabilisé 690 morts, en date du 2 avril.

La lutte contre l'épidémie a été perturbée ces dernières semaines par des attaques de groupes armés. En outre, au sein des communautés, des membres résistent aux actions de prévention, soins, et enterrements sécurisés.

Ces "incidents de sécurité" perturbent la riposte à Ebola en limitant l'accès du personnel sanitaire à la population et donc aux malades, entraînant un risque d'"intensification de la propagation du virus dans ces collectivités", a expliqué aux médias un porte-parole de l'OMS, Tarik Jasarevic.

"Maintenant, nous voyons que nous sommes en train de regagner cet accès et il est normal de voir, quand vous commencez à regagner cet accès, des cas que vous ne pouviez pas voir quand vous n'aviez pas cet accès, et cela explique partiellement la hausse du nombre" de cas, a-t-il dit.

Le Comité d'urgence de l'OMS est réuni vendredi pour dire si l'épidémie d'Ebola en RDC constitue ou pas une "urgence de santé publique de portée internationale". C'est au directeur général de l'OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, qu'il revient de prendre la décision et d'énoncer les recommandations temporaires pour faire face à la situation.

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Ebola tue un deuxième patient dans la province congolaise du Sud-Kivu

Des bateaux en provenance de Goma immobilisés dans le port de Bukavu pour un contrôle par le personnel médical de la mairie, Sud-Kivu, RDC, le 31 juillet 2019.

Un enfant de sept ans est mort dimanche d'Ebola, près de Chowe, selon les autorités du Sud-Kivu, la troisième région affectée par la maladie dans l'est de la RDC.

Les autorités sanitaires congolaises ont indiqué lundi avoir enregistré un nouveau décès des suites de la fièvre hémorragique Ebola dans la province du Sud-Kivu, la troisième à être touchée par l'épidémie dans l'est de la République démocratique du Congo.

"Un enfant de sept ans est mort hier (dimanche) d'Ebola", près de Chowe, dans le territoire de Mwenga, a déclaré le docteur Claude Bahizire, responsable de la communication à la direction provinciale de la santé du Sud-Kivu.

"Deux autres cas suspects, deux femmes, ont été détectés et sont admises au centre de transit de Bukavu", capitale du Sud-Kivu, a-t-il ajouté.

D'après le docteur Bahizire, les deux patientes "étaient en contact avec la femme qui est décédée la semaine passée lors de son passage à Bukavu pour Mwenga".

Le Sud-Kivu est la première province à être touchée par une épidémie d'Ebola déclarée le 1er août 2018 dans la province voisine du Nord-Kivu, avant de s'étendre marginalement vers celle de l'Ituri (nord-est).

Depuis, la maladie a fait 1.934 morts et 862 personnes ont été déclarées guéries, selon les derniers chiffres publiés par les autorités dans un bulletin daté de dimanche.

L'épidémie d'Ebola, qui se transmet par contacts humains directs et étroits et dont le taux de létalité est très élevé, a longtemps été cantonnée dans ces deux régions.

Les deux premiers cas dans la provinces du Sud-Kivu (un décès et un cas confirmé) ont été signalés vendredi.

L'actuelle épidémie dans l'est de la RDC (la dixième sur son sol depuis 1976) est la deuxième plus importante dans l'histoire de la maladie après celle qui a tué près de 11.000 personnes en Afrique de l'Ouest (Guinée, Liberia, Sierra Leone) en 2013-2014.

Le virus est transmis à l'homme par certains animaux sauvages, puis entre humains par contacts directs et étroits, via les fluides corporels d'une personne malade.

Les efforts de la riposte sont régulièrement perturbés par l'insécurité dans une zone infestée par des nombreux groupes armés mais aussi par des résistances communautaires : déni de la maladie, non respect des mesures sanitaires spécifiques (enterrement sécurisés des victimes notamment).

Trois personnes tuées par balles dans une manifestation dans l'est

Trois personnes tuées par balles dans une manifestation dans l'est
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Trois personnes tuées par balles dans une manifestation dans l’Est

Les manifestants crient à côté d'un barrage routier au milieu de l'avenue principale de Beni lors d'une manifestation contre le report des élections sur le territoire des Beni et de la ville de Butembo le 27 décembre 2018.

Trois personnes ont été tuées lundi par des balles tirées par la police dans la répression d'une manifestation contre l'insécurité dans une région de l'est de la République démocratique du Congo, où des tueries sont quasi quotidiennes.

"Il y avait une manifestation au cours de laquelle trois personnes viennent de mourir : un jeune garçon d'environ 25 ans a reçu une balle au niveau de l'abdomen, il est mort à l'hôpital; un pygmée a été atteint par balle, il est mort sur place; un enfant a été atteint aussi par balle et est aussi décédé", a déclaré à l'AFP Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu.

Cet incident a eu lieu à Oicha, cité située à 30 km au nord de la ville de Beni. Les manifestants protestaient contre une attaque survenue la veille et attribuée aux milices ougandaises musulmanes des Forces démocratiques alliées (ADF), au cours de laquelle deux personnes avaient été tuées.

"La police a dispersé les manifestants par des tirs à balles réelles et du gaz lacrymogène, pour l'instant le bilan est de trois morts dont une femme pygmée", a accusé Noella Katongerwaki, présidente de la société civile du territoire de Beni.

Les activités sont "paralysées dans la cité d'Oicha. Nous demandons à l'armée de faire son travail. Nous ne pouvons pas comprendre que notre armée n'arrive toujours pas à nous sécuriser contre les ADF", a ajouté un autre activiste, Janvier Kasairio.

La police a accusé certains manifestants de détenir des armes et a annoncé l'arrestation d'au moins deux d'entre eux.

"Nous avons vu des jeunes gens surgir dans la rue, d'autres barricadaient la route principale, nous les avons dispersés mais certains parmi eux étaient armés. Deux sont déjà aux arrêts, ils étaient en possession d'une arme à feu", a affirmé le colonel Umbi Azalendanya, chef de la police du territoire de Beni, interrogé par l'AFP.

-'Encadrer les manifestants au lieu de les tuer'-

"On ne peut pas tuer les citoyens parce qu'ils manifestent, c'est inacceptable. La police aurait dû encadrer les manifestants au lieu de les tuer. Nous exigeons des enquêtes pour que ces policiers tueurs soient jugés", tempête Jean-Paul Ngahangondi, un élu provincial de Beni.

La maison d'un policier accusé d'être l'auteur du tir qui a coûté la vie au jeune homme de 25 ans a été incendiée par des habitants en colère. L'après-midi, l'ambulance de l'armée circulait dans les rues d'Oicha, ont rapporté des témoins.

Un peu plus au sud, à Butembo, important carrefour commercial, des membres de Veranda Mutshanga, un groupe de pression, ont barricadé la route, brûlé des pneus en signe de protestation contre les tueries de Beni. La police les a dispersés sans causer de dégâts, selon des témoignages recueillis par l'AFP.

"Une journée ville morte a été observée à l'appel de Veranda Mutshanga, la population a bloqué quelques artères, des magasins sont fermés", a nuancé une source onusienne.

Beni et ses environs - considérés comme zone d'action des miliciens ougandais ADF et repaire de nombreux groupes armés - sont la cible d'attaques meurtrières d'hommes armés depuis octobre 2014.

Cette série de massacres attribués à ce groupe armé sanguinaire a fait plusieurs centaines des morts parmi des civils. Depuis, des actions militaires s'y déroulent sans mettre un terme aux tueries dans cette région érigée en zone opérationnelle.

La semaine dernière, l'armée congolaise avait mis en garde contre toute formation des jeunes aux métiers des armes en dehors des canaux légalement établis dans le Nord-Kivu.

"Les jeunes désireux de servir la patrie sous le drapeau doivent obligatoirement suivre le processus normal de recrutement (...) Autrement, tout mouvement de jeunesse armée, toute milice armée sera considérée comme une force négative et traitée comme telle", avait averti l'armée.

L'Est congolais est en proie à l'insécurité depuis 25 ans. Un récent rapport de l'ONG Human Rights Watch et du Groupe d'étude sur le Congo a répertorié plus de 130 groupes armés dans la seule région du Kivu.

La foire des arts et créativité valorise les artistes et productions locaux à Bukavu

Plusieurs exposition lors de la FIAC à Bukavu, le 18 août 2019. (VOA/Ernest Muhero)

A Bukavu, dans l’est de la République Démocratique du Congo, la deuxième édition de la FIAC, foire internationale des arts et de la créativité, s’est achevée dimanche 18 août après une semaine de festivité.

L’occasion était belle pour valoriser les artistes locaux. Une initiative de la jeunesse active JEUNA avec d’autres organisations partenaires.

Deuxième édition de la FIAC à Bukavu
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C’est sur un podium installé au collège Alfajiri, que des artistes ont fait leurs prestations durant toute la semaine. A l’occasion des stands ont aussi été dressés pour des expositions.

"Nous sommes venus d’abord nous vendre, nous en tant que Alka Multiservices. C’est aussi l’occasion de se familiariser avec d’autres artistes, créateurs, agences et entreprises", explique Alice Kajabika devant son stand dressé. Et face à tant de créativité dans multiples domaines autour d’elle.

Elle reste admirative. "En tout cas, je ne pouvais pas imaginer qu’à Bukavu, il y avait autant de talents, sauf qu’il n’ y a pas de gens pour soutenir les artistes", regrette Alice Kajabika, après un long soupir.

Deuxième édition de la FIAC à Bukavu, le 18 aout 2019. (VOA/Ernest Muhero)
Deuxième édition de la FIAC à Bukavu, le 18 aout 2019. (VOA/Ernest Muhero)

C’est une semaine dénommée "Semaine de folie" où en plus des Barbecues, chaque soir, Acrobates, chanteurs, danseurs et humoristes se succèdent devant un public en liesse.

Des moments captivants qui mobilisent la population autour des talents locaux et ceux venus de Goma et du Burundi voisin.

Pour Ngelessa Lumumba -dit DJ Gayt- et coordonnateur de la FIAC, "l’objectif pour cette foire est que l’artiste doit vivre de son art. On a cette idée depuis 3 ans et on voulait un événement qui peut réunir tous les artistes".

Concours de danse, poésies, défilés de mode, expositions des œuvres d’art, des paniers, bricoles, dessins, peintures et autres objets fruit de la créativité ont été bien appréciés par le public sorti nombreux.

"C’est tellement beau de voir qu’il y a tellement des jeunes artistes qui sont ici et qui ont vraiment la grande envie de produire et faire des choses. Concernant la dance. C’est tellement captivant. Je pense que chez nous il n’y a pas cette énergie que je vois", a confié Janosch Perler à VOA Afrique. Le cinéaste et musicien suisse est intéressé par la musique traditionnelle à l’est de la RDC.

Pendant cette foire internationale des arts et créativités, l’occasion est aussi donnée aux artistes de partager leurs expériences entre artistes notamment sur scène.

"Ce que Ndaro apporte, c’est son expertise, son show live qu’on appelle weekend Izulu. Le message fort est que nous devons lutter ensemble. Nous devons présenter au monde notre musique des racines", martèle avec fierté Thomas Lusango, responsable de Ndaro culture.

Les rideaux de la foire sont tombés tard dans la nuit du dimanche sous une note générale de satisfecit. Les jeunes ont déjà le regard sur la prochaine édition de la FIAC

Un mort dans des heurts autour de concessions minières

Une vue des installations de Tenke Fungurume Mining dans la province du Lualaba, RDC, le 29 janvier 2013.

Une personnes a été tuée dimanche dans des heurts entre des forces de sécurité et des creuseurs artisanaux autour des concessions de Tenke Fungurume Mining (TFM), la plus importante société minière du sud-est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris lundi de source officielle.

Ces violences ont éclaté dimanche vers 13H00 (11H00 GMT) dans la province du Lualaba, lorsqu'un camion de minerais appartenant à des creuseurs artisanaux a été intercepté par des policiers, un acte considéré comme une tracasserie visant à saisir leur production.

"Le bilan de l'opération de rétablissement de l'ordre public menée dimanche par la police et l'armée est d'un mort, une femme, et de quelques blessés par balles perdues qui sont pris en charge par le gouvernement provincial", a déclaré à l'AFP Deogracias Kapenda, ministre provincial de l'Intérieur du Lualaba.

"La circulation entre Lubumbashi et Kolwezi interrompue dimanche à cause de ces incidents a été rouverte. la situation est sous contrôle des autorités", a-t-il ajouté, indiquant qu'il se trouvait sur place à Fungurume situé à mi-chemin entre Lubumbashi (Haut-Katanga) et Kolwezi (Lualaba).

"Ce sont les militaires qui ont pu calmer la situation. Ils ont tiré des balles réelles sur les manifestants constitués des creuseurs et une partie de la population. Une femme d'une quarantaine d'années a été tuée sur le coup et neuf personnes sont blessées par balles", a déclaré, pour sa part, Déo Maloba, porte-parole de la société civile de Fungurume.

Chassés des concessions minières de TFM le 19 juin, des creuseurs artisanaux ont indiqué à l'AFP qu'ils exploitent désormais des gisements situés sur des montagnes, loin du périmètre des mines de TFM, accusant des policiers de leur arracher leurs productions pour les revendre à des comptoirs tenus par des Chinois,a accusé à l'AFP leur porte-parole occasionnel, Sylvain Tshimanga Ngoy.

"Même sur les montagnes, c'est toujours dans la concession de TFM", a réagi un responsable de cette firme.

Tenke Fungurume dispose de gisements qui constituent une des plus importantes réserves de cuivre et de cobalt connues au monde, selon le site de la société. En mai 2016, l'actionnaire américain Freeport-McMoran a vendu ses parts à la firme chinoise China Molybdenum pour 2,6 milliards de dollars.

Avec AFP

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