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RDC

Le seuil des 1.000 cas d'Ebola franchi en RDC

Un centre de traitement d'Ebola à Itav, Butembo, Nord-Kivu, 28 février 2019. (VOA/Ericas Mwisi)

Plus de 1.000 personnes ont été contaminées par le virus Ebola (fièvre hémorragique) depuis le début de l'épidémie qui frappe l'Est de la République démocratique du Congo, la plus grave après celle en Afrique de l'Ouest en 2014.

Depuis le début de l’épidémie déclarée le 1er août 2018, "le cumul des cas est de 1.009, dont 944 confirmés et 65 probables", a annoncé le ministère de la Santé dans son bulletin épidémiologique diffusé dimanche soir.

"Au total, il y a eu 629 décès (564 confirmés et 65 probables) et 321 personnes guéries", ajoute cette source.

La dixième épidémie d'Ebola en RDC touche les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri, des régions en proie à l'insécurité depuis plus de deux décennies.

Il s'agit de la plus grave épidémie d'Ebola après celle qui a fait plus de 10.000 morts en 2014 en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

"Avant d’être une urgence de santé publique, une épidémie d’Ebola est avant tout un drame humain et social", note le Dr Oly Ilunga Kalenga, ministre de la Santé.

"Derrière ces chiffres, se trouvent plusieurs centaines de familles congolaises directement touchées par le virus et des centaines d’orphelins", ajoute-t-il.

Formation des agents engagés dans la lutte contre Ebola en RDC
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Il s'est néanmoins félicité du fait que la riposte conduite par le ministère de la Santé en collaboration avec ses partenaires ait "permis de limiter l’extension géographique de l’épidémie pendant plus de huit mois".

La riposte est cependant compliquée par des attaques armées en mars contre des Centres de traitement (CTE) à Butembo. Au sein des communautés, des membres résistent aux actions de prévention, soins, et enterrements sécurisés.

Le Dr Oly Ilunga Kalenga a estimé qu'"au-delà des avancées médicales, seule l’appropriation de la riposte contre Ebola par la communauté peut conduire à la fin définitive de l’épidémie d’Ebola la plus meurtrière de l’histoire de notre pays".

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Annulation de deux concerts de Koffi Olomidé en Afrique du Sud

Le chanteur Koffi Olomidé, 1er avril 2018. (Twitter/ Koffi Olomidé)

Deux concerts en Afrique du Sud de Koffi Olomidé, star de la chanson congolaise, ont été annulés; une décision prise à la suite d'une campagne sur les réseaux sociaux contre l'artiste condamné en France à du sursis pour atteinte sexuelle.

Le chanteur sexagénaire devait se produire le 28 juin à Johannesburg et le 30 juin au Cap (sud-ouest).

"Le concert de Koffi Olomidé, prévu le 28 juin 2019, n'aura pas lieu au Gallagher Convention Centre" de Johannesburg, a annoncé la salle dans un communiqué mercredi.

Le "Shimmy Beach" au Cap a aussi indiqué avoir "pris la décision (...) de ne pas accueillir le concert de Koffi Olomidé".

Les deux salles n'ont pas avancé d'explications. Mais une campagne sur les réseaux sociaux intitulée #StopKoffiOlomide avait été lancée pour empêcher le chanteur de se produire en Afrique du Sud.

En mars, la justice française a condamné le chanteur à deux ans de prison avec sursis pour atteintes sexuelles sur l'une de ses ex-danseuses, mineure au moment des faits.

Le ministère public, qui avait requis sept ans d'emprisonnement ferme, a fait appel de cette condamnation.

Il accuse Koffi Olomidé d'"agressions sexuelles" sur quatre jeunes femmes travaillant pour lui et qu'il aurait séquestrées dans un pavillon de la région parisienne entre 2002 et 2006. L'artiste a été relaxé pour trois d'entre elles, ainsi que pour le chef de séquestration.

Koffi Olomidé est aussi sous le coup d'un mandat d'arrêt de la justice zambienne pour l'agression présumée d'un photographe à Lusaka en 2012.

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A Kinshasa, dans l'enfer des transports collectifs

Une camionnette "Esprit de mort", Kinshasa, le 1er juillet 2013

"Chaque jour, on joue les sardines": Espérant Kashama, étudiant en droit, vit au quotidien la congestion des transports en commun à Kinshasa, la mégapole africaine où quelques start-up explorent des "solutions" plus douces, plus fiables et plus sûres - mais tellement plus chères.

La scène se répète quotidiennement aux heures de pointe et des mouvements pendulaires entre la "Cité" - les communes populaires - et Gombe, le coeur battant de l'économie dans la capitale de la République démocratique du Congo.

Le matin à Ndjili, Lemba, Matete... et le soir à l'heure de la sortie des bureaux, des milliers de "commuters" kinois, salariés ou étudiants, attendent un bus, un taxi, un taxi-bus, un moto-taxi...

Dans la douce lumière du soir "place des Évolués" à Gombe, des hommes et des femmes d'âge respectable doivent soudain courir comme des collégiens dès qu'un bus de la société publique Transco se présente.

- Promiscuité -

Le véhicule est vite bondé. A l'intérieur, les passagers de tous les sexes se pressent les uns contre les autres sans un centimètre d'espace. Avec les bouchons, la promiscuité peut durer une à deux heures.

Les embouteillages vont empirer avec les chantiers lancés par le nouveau président Félix Tshisekedi, qui commencent à empiéter sur les espaces de chaussée disponibles.

"Il faudrait qu'il y ait le respect du corps de chaque personne", s'insurge Espérant Kashama, l'étudiant en droit. "On arrive fatigués, on n'arrive pas à bien étudier".

Les transports collectifs sont une question de vie ou de mort à Kinshasa, la troisième plus grande ville d'Afrique avec ses quelque 10 millions d'habitants qui continuent de s'étaler sur trente kilomètres le long du fleuve Congo.

Ce n'est pas qu'une image. Au fil des années, le gouvernement a commandé des dizaines de nouveaux bus à des sociétés étrangères pour améliorer le confort des passagers. Ils ont été baptisés "Esprit de vie", par opposition aux "Esprit de mort", ces camionnettes hors d'âge conduites par des chauffeurs privés, avec leur receveur hurlant leur itinéraire, debout à la portière d'entrée, accrochés au toit du véhicule.

- Marée jaune -

Autre solution de transport: depuis un an, une marée jaune a submergé Kinshasa. En juin 2018, les autorités ont ordonné aux taxis et taxis-bus de repeindre leur véhicule en jaune et d'arborer leur matricule bien en évidence.

Objectif: lutter contre les taxis clandestins et les ravisseurs qui enlèvent et dépouillent leurs passagers.

Cela n'a pas résolu tous les problèmes de sécurité. Sonia (prénom changé) en a fait la cruelle expérience fin 2018.

"Je suis montée dans un taxi collectif en même temps qu'un autre gars. Je pensais que c'était un client. C'était un complice", se remémore l'étudiante-mannequin.

Sur le siège arrière, la jeune femme se fait étrangler et prendre son téléphone et 130 dollars, avant d'être libérée vers l'aéroport. "J'ai porté plainte. La police m'a demandé 100 dollars pour commencer l'enquête", soupire-t-elle.

La "marée jaune" des taxis en tous genres est particulièrement haute aux heures de pointe. Elle ne suffit pas: "J'ai déjà attendu 30 minutes", soupire Chris, une étudiante rencontrée à l'arrêt Mandela sur le boulevard du 30-Juin.

"A cette heure-ci c'est un peu difficile parce qu'il y a des gens qui sortent du travail. Mais j'espère que j'en trouverai un", poursuit la jeune femme qui veut rentrer à Ngaliema, une commune résidentielle sur les hauteurs.

Le ticket de bus ou la course de taxi coûtent 500 francs congolais (0,3 dollar). Mais comme Iva, femme de ménage, de nombreux Kinois doivent prendre deux à trois taxis pour aller de la "Cité" à Gombe, deux fois par jour, soit deux dollars au quotidien. C'est beaucoup pour des salaires de 250 dollars mensuels.

- "Ligne 11" -

A Kinshasa, dans les transports comme ailleurs, la pauvreté de millions de personnes côtoie l'aisance de quelques milliers de privilégiés, expatriés, personnels humanitaires, membres de la diaspora ou cadres congolais.

C'est pour ce "village VIP" que des start-uppeurs développent des applications de taxis à la demande.

Le projet le plus abouti d'Uber en version kinoise est porté par une entrepreneure congolaise de 37 ans, Patricia Nzolantima, à la tête de sa société Ubizcabs.

Du siège de sa société, Patricia surveille par GPS le trajet de sa flotte d'une dizaine de voitures et les demandes de chaque passager, avec le coût d'une course qui va de 10 à 40 dollars pour l'aéroport.

"On a commencé avec la classe moyenne. On voudrait garder le même standing avec différents modèles de véhicules afin de pouvoir répondre aux besoins de toute la population", résume Patricia.

Une belle utopie entrepreneuriale. La plupart des Kinois sont plus proches des "Wewa" - moto-taxis - que de ses voitures climatisées avec internet. A moins qu'ils n'utilisent encore la "ligne 11" - la métaphore en vigueur pour désigner la marche à pied à Kinshasa.

Avec AFP

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