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RDC

36 rebelles burundais et 3 militaires congolais tués au Sud-Kivu

Des militaires des Forces armées de la RDC dans le Parc de Virunga, Nord-Kivu, juin 2017 (VOA/Charly Kasereka)

Trente-six rebelles burundais et trois militaires congolais ont été tués en trois jours, lors d'une opération militaire dans la province du Sud-Kivu, frontalière du Burundi, a annoncé jeudi l'armée de la République démocratique du Congo.

Les Forces armées de la RDC "ont mené des attaques simultanées du 6 au 8 avril sur les positions des rebelles burundais des Forces nationales de libération (FNL) et Forces républicaines du Burundi (Forebu)", a déclaré jeudi aux journalistes le capitaine Dieudonné Kasereka, un porte-parole de l'armée dans la province du Sud-Kivu.

Au total, "36 rebelles ont été tués dont deux officiers supérieurs", "trois militaires congolais ont également perdu la vie" et quatre autre ont été blessés, a-t-il précisé.

"Le chef des FNL, le général autoproclamé Aloys Nzabampema a été grièvement blessé", a ajouté le capitaine Kasereka, soulignant que des armes, des munitions "et beaucoup de matériels de communication ont été récupérés".

Selon lui, l'armée a détruit les bastions de la coalition FNL et Forebu dans les localités de Magunda, Ruminako et Mangwa dans les Hauts plateaux d'Uvira.

Les Forces républicaines du Burundi (Forebu), rebaptisées Forces populaires du Burundi (FPB), sont principalement composées de soldats et de policiers qui ont déserté leurs corps depuis le début, en avril 2015, de la crise politique au Burundi.

Aloys Nzabampema dirige une branche des Forces nationales de libération (FNL), des rebelles burundais hutus repliés dans la plaine de la Ruzizi, dans l'est de la RDC voisine depuis 2009.

L'armée congolaise accuse régulièrement les FNL et les Forebu de faire régner l'insécurité dans les territoires d'Uvira, Fizi et Mwenga, dans le Sud-Kivu.

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5 morts dans l'offensive qui a tué le chef FDLR

Les FARDC dans le Parc de Vurunga pour combatre les groupes armés Mai Mai et FDLR 1 er Juin 2017

Cinq personnes au total ont été tuées dans l'offensive qui a permis d'éliminer le chef de la rebellion hutu rwandaise poursuivi par la CPI dans l'est de la République démocratique du Congo, a déclaré jeudi l'armée congolaise, photos à l'appui.

L'armée avait annoncé mercredi avoir "neutralisé" (tué) le commandant suprême du Front démocratique de libération du Rwanda (FDLR), Sylvestre Mudacumura. Elle a diffusé jeudi la photo de son corps, ainsi que celle de son "secrétaire général".

"Le bilan définitif: cinq tués, dont Mudacumura et son secrétaire général, quatre capturés et quatre armes récupérées", a indiqué dans un message à l'AFP le porte-parole adjoint de l'armée, le colonel Sylvain Ekenge.

"Le corps du secrétaire général et les capturés arrivent très bientôt à Goma", a-t-il ajouté.

Depuis 2012, M. Mudacumura, 65 ans, était visé par un mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes dans le Nord-Kivu.

"La cour doit vérifier l'information et s'il s'agit ou non de la personne décédée", avait prudemment réagi mercredi la CPI.Si son décès est confirmé, les juges de la CPI mettront fin à la procédure contre lui".

L'armée congolaise affirme avoir tué Mudacumura dans la province du Nord-Kivu dans la nuit de mardi à mercredi.

Ex-chef adjoint de la garde présidentielle à Kigali, il s'était replié dans l'est de l'ex-Zaïre après le génocide des Tutsi rwandais (800.000 morts selon l'ONU entre avril et juin 1994).

Avec des génocidaires, il avait fondé le FDLR, qui a lancé des attaques contre le Rwanda jusqu'en 2001, noué des alliances avec des milices congolaises, et terrorisé les civils congolais.

Sa mort a été saluée aussi bien en RDC qu'au Rwanda, deux voisins dont les relations sont en voie d'apaisement, après un quart de siècle de tensions.

"Sa mort confirme l'engagement du président (congolais) Félix Tshisekedi à combattre les forces négatives et ouvre la voie à une nouvelle ère de coopération positive et pacifique entre la RDC et les pays de la région", a indiqué le secrétaire d'État rwandais aux Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe.

Pas de cadeaux pour les ministres au nom de l'éthique

Le président Félix Tshisekedi arrive à la présentation du programme de ses 100 premiers jours, à Kinshasa, RDC, 2 mars 2019. (Twitter/Présidence RDC)

Ne pas recevoir des cadeaux de plus de 350.000 francs congolais (190 euros) par an: tel est l'un des engagements pris par les 67 membres du nouveau gouvernement de la République démocratique du Congo, tous invités à signer une sorte de charte éthique.

Cet "acte d'engagement des membres du gouvernement" leur interdit donc de "recevoir des cadeaux de plus de 350.000 francs congolais par an de ceux qui sont en relation professionnelle avec (eux), directement ou indirectement".

Selon le document, les ministres s'interdiront de se retrouver dans des affaires donnant lieu à un "conflit d'intérêts" en exerçant "toute activité commerciale" directement ou par personne interposées.

Ils se sont aussi engagés à agir dans l'exercice de leur fonction avec dévouement, honnêteté, intégrité, équité, dignité, impartialité et loyauté dans les relations avec les collègues et le public.

En cas de non-respect de ces engagements, "je renoncerai à mon mandat", selon le texte.

"L'on doit enlever dans la tête des Congolais cette idée de croire que la politique, c'est la carrière où on s'enrichit facilement", a commenté le professeur Saint-Augustin Mwendambali, un haut fonctionnaire lors de la cérémonie de signature.

Dévoilée le 26 août, l'équipe dirigée par le Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, a été investi le 6 septembre.

C'est un gouvernement de coalition entre les forces politiques de Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre, et de son prédécesseur, Joseph Kabila, qui a gardé la majorité au parlement et dans les 26 provinces de la RDC.

Les partisans de M. Kabila sont majoritaires dans cette équipe qui compte 83% d'hommes et 17% de femmes. Les 3/4 des ministres n'ont aucune expérience gouvernementale.

Le président Tshisekedi a promis de lutter contre la corruption durant son mandat.

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