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RDC

Nouvelle vague d'expulsions de Congolais vivant en Angola

Des familles ayant fui le Kasaï arrivent à Lóvua au nord de l’Angola, en 2017. (© HCR/ Rui Padiha)

Une nouvelle vague de Congolais refoulés d'Angola est arrivée ces derniers jours dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo, a-t-on appris vendredi auprès d'un responsable local.

"Plus de 3.000 personnes refoulées d'Angola sont arrivées depuis trois jours dans le territoire de Kahemba, province du Kwango", a déclaré à l'AFP Séverin Mubanga, administrateur du territoire de Kahemba.

Parmi les déplacés se trouvent "des femmes enceintes, des enfants, des malades, qui sont dépourvus de moyens", a-t-il ajouté.

Le territoire de Kahemba est situé à environ 110 km de la frontière avec l'Angola.

En octobre 2018, les autorités angolaises avaient affirmé qu'environ 380.000 migrants clandestins, pour la plupart originaires de la RDC voisine, avaient quitté l'Angola en moins d'un mois au terme de l'opération "Transparence" de lutte contre le trafic du diamant.

Kinshasa qui avait avancé le chiffre de 200.000 Congolais expulsés dont 30.000 "brutalement" et avec des "pertes en vies humaines", avait alors fait part de "toute son indignation".

Lors de sa visite à Luanda en février, le nouveau président congolais Félix Tshisekedi avait demandé aux autorités angolaises de prévenir le gouvernement de la RDC de toute décision d'expulsion de ses ressortissants.

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Grève des médecins congolais: entretien avec le docteur Miguel Milambo

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Les fonds destinés à la lutte contre le coronavirus en RDC ont été détournés, selon un ministre

Des agents du ministère congolais de la santé partent après avoir effectué un test COVID-19 dans une résidence privée à Goma, au nord-est de la République démocratique du Congo, le 31 mars 2020. (Photo by ALEXIS HUGUET / AFP)

Confronté à une grève des professionnels de la santé impayés depuis des mois, le vice-ministre de la santé de la République démocratique du Congo a accusé mercredi d'autres membres du gouvernement de toucher des pots-de-vin dans le cadre de contrats publics liés à la lutte contre le coronavirus.

Le vice-ministre Albert M'peti Biyombo a confirmé mercredi à l’agence Reuters l’authenticité d’un mémorandum marqué "très confidentiel" qu’il avait adressé au Premier ministre sur cette affaire et dont une copie circule sur les réseaux sociaux.

"Je ne sais pas comment ce mémo a été divulgué", a déploré le ministre.

Daté au 29 juin, soit la veille de la commémoration de la fête de l’indépendance de la RDC, le mémorandum pointe du doigt des membres du gouvernement sans toutefois les nommer. Ils auraient détourné les fonds alloués par l’État congolais et ses partenaires pendant que les hôpitaux publics manquent de médicaments et d'équipements de base.

La semaine dernière, les agents de la santé de la capitale Kinshasa ont entamé une grève partielle pour protester contre le non-paiement de leurs primes pendant des mois.

Ce mercredi, le personnel médical a manifesté dans plusieurs villes, dont Bukavu, Kisangani, Bandundu, Beni et Kinshasa, selon des témoignages diffusés sur Twitter.

Dans son mémorandum, le vice-ministre de la santé dénonce l'existence de "réseaux mafieux" qui exigent des pots-de-vin "jusqu'à hauteur de 35%" pour l'attribution de contrats.

M. Biyombo demande l’ouverture d’un audit financier de la riposte au coronavirus.

Il semble indexer aussi son ministre de tutelle, le Dr Eteni Longondo.

Selon le vice-ministre, Dr Longondo avait signé le décaissement de sommes importantes pour des ambulances, des lits et d'autres équipements médicaux sans demander la contre-signature de son adjoint, ce qui est contraire aux règles de passation des marchés publics.

Le ministre Longondo n'a pas réagi immédiatement à une demande de commentaires. La veille, il s'était défendu selon nos confrères de Top Congo, affirmant que "la paie des agents de la riposte n'est pas gérée par le ministère, mais la Primature".

En mars, le prédécesseur du Dr Longondo, l’ancien ministre de la santé Oly Ilunga, a été condamné à cinq ans de travaux forcés pour avoir détourné plus de 400 000 dollars destinés à la riposte contre la maladie à virus Ebola. Ce dernier dénonce un vice de procédure.

Une centaine de morts dans les violences oubliées du Tanganyika

Des réfugiés qui ont fui la violence et les tensions politiques au Burundi attendent de monter à bord d'un navire de l'ONU, à Kagunga sur le lac Tanganyika, le samedi 23 mai 2015. (AP Photo / Jerome Delay, File)

Une centaine de personnes sont mortes depuis le début de l'année dans les violences oubliées du Tanganyika dans le sud-est de la République démocratique du Congo, dont 18 ces derniers jours dans une zone minière, selon des sources locales et les Nations unies.

Ce mardi, le ministre de l'Intérieur de la province du Tanganyika a indiqué que 12 civils avaient été tués lors de l'attaque du groupe armé "Apa na pale" dans la région minière de Mugunga au centre de la province.

"Six assaillants ont été également tués" par les forces de sécurité, a détaillé à l'AFP le ministre provincial, Dieudonné Kamona, selon qui les violences ont eu lieu samedi et dimanche.

Les miliciens "Apa na Pale" "ont utilisé des Twa (Pygmées) lors de leurs attaques qui ciblaient essentiellement des sites d'exploitation artisanale de l'or", a-t-il ajouté.

Dans cette même province du Tanganyika, les affrontements entre les milices de la minorité pygmée (les Twa) et celles des Bantous majoritaires "ont déjà fait une centaine de morts parmi les civils depuis le début de l’année", écrit dans un rapport le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

La présence du groupe armé Apa Na Pale dans la région "a également contribué à l’insécurité, étant donné la présence limitée des forces de sécurité dans la province", ajoute M. Guterres dans ce rapport en date du 18 juin.

En avril, l'armée congolaise a lancé "une série d’opérations contre les milices Twa (Pygmées) qui ont permis de les déloger des zones les plus peuplées".

Le conflit porte sur "le contrôle des ressources, notamment les ressources foncières et l’exploitation minière artisanale", ajoute M. Guterres dans son rapport trimestriel sur la RDC.

En 2016-2017, des dizaines de milliers de civils avaient fui les violences entre Pygmées et Bantoues dans la région. Des organisations humanitaires ont avancé le chiffre de 500.000 à 650.000 déplacés.

Des tentatives de réconciliation avaient eu lieu entre Bantous et Pygmées, qui s'estiment méprisés par la communauté majoritaire.

L'UDPS appelle à manifester contre Ronsard Malonda

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Une centaine de morts dans les violences du Tanganyika depuis début 2020

Un pêcheur manœuvre pour amarrer son bateau sur le lac Tanganyika à Uvira le 22 mars 2015.

Une centaine de personnes sont mortes depuis le début de l'année dans les violences oubliées du Tanganyika dans le sud-est de la République démocratique du Congo, dont 18 ces derniers jours dans une zone minière, selon des sources locales et les Nations unies.

Ce mardi, le ministre de l'Intérieur de la province du Tanganyika a indiqué que 12 civils avaient été tués lors de l'attaque du groupe armé "Apa na pale" dans la région minière de Mugunga au centre de la province.

"Six assaillants ont été également tués" par les forces de sécurité, a détaillé à l'AFP le ministre provincial, Dieudonné Kamona, selon qui les violences ont eu lieu samedi et dimanche.


Les miliciens "Apa na Pale" "ont utilisé des Twa (Pygmées) lors de leurs attaques qui ciblaient essentiellement des sites d'exploitation artisanale de l'or", a-t-il ajouté.

Dans cette même province du Tanganyika, les affrontements entre les milices de la minorité pygmée (les Twa) et celles des Bantous majoritaires "ont déjà fait une centaine de morts parmi les civils depuis le début de l’année", écrit dans un rapport le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

La présence du groupe armé Apa Na Pale dans la région "a également contribué à l’insécurité, étant donné la présence limitée des forces de sécurité dans la province", ajoute M. Guterres dans ce rapport en date du 18 juin.

En avril, l'armée congolaise a lancé "une série d’opérations contre les milices Twa (Pygmées) qui ont permis de les déloger des zones les plus peuplées".

Le conflit porte sur "le contrôle des ressources, notamment les ressources foncières et l’exploitation minière artisanale", ajoute M. Guterres dans son rapport trimestriel sur la RDC.

En 2016-2017, des dizaines de milliers de civils avaient fui les violences entre Pygmées et Bantoues dans la région. Des organisations humanitaires ont avancé le chiffre de 500.000 à 650.000 déplacés.

Des tentatives de réconciliation avaient eu lieu entre Bantous et Pygmées, qui s'estiment méprisés par la communauté majoritaire.

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