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RDC

L'EI revendique deux attaques à Beni, une dizaine de civils enlevés

Cette image d'archives montre des combattants du groupe Etat Islamique à Raqqa, Syrie.

Le groupe Etat islamique (EI) a de revendiqué deux attaques dans l'Est de la République démocratique du Congo, dans le territoire de Beni où, selon des sources locales, une dizaine de personnes ont été enlevées jeudi.

Dans le territoire de Beni, ces attaques sont généralement attribuées par les autorités aux Forces démocratiques alliées (ADF), à l'origine des rebelles musulmans ougandais présents dans la région depuis plus de 20 ans.

D'après les sources locales, des assaillants ont fait incursion dans la localité de Samboko-Tchanitchani (ou Tsanitsani), où ils ont pillé et incendié le centre de santé et dévalisé les maisons.

"Une dizaine des personnes ont été emportées par ces assaillants", a déclaré à l'AFP Donat Kibwana, administrateur du territoire (responsable administratif) de Beni.

Le nom "Chianchiani" apparaît dans l'un des deux communiqués diffusés par l'EI, d'après la traduction en anglais de SITE Intelligence group, qui revendique une expertise au sujet de mouvements islamistes terroristes.

"Les soldats du Califat ont donné l'assaut à des baraquements de l'armée congolaise dans le village de Chianchiani à Beni (...), ce qui a conduit à en tuer et à en blesser plusieurs, tandis que d'autres d'entre eux ont fui".

"Les soldats du Califat ont utilisé des armes automatiques pour viser des éléments croisés de l'armée congolaise hier dans le village de Kumbwa à Kamango", lit-on dans le deuxième communiqué traduit de l'arabe en anglais.

Kamango se trouve tout près de la frontière avec l'Ouganda.

L'armée congolaise n'a pas fait état d'attaque contre ses bases à Kamango.

Le groupe Etat islamique avait revendiqué pour la première fois une attaque sur le sol congolais, en s'attribuant la responsabilité d'un assaut qui avait tué au moins deux soldats le 16 avril à une dizaine de km de Kamango.

La cheffe de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) avait déclaré "prendre au sérieux" ce genre de déclaration, tout en privilégiant la piste des ADF.

EI profiterait de l'insécurité dans l'est de la RDC dans le but d'y installer une base, selon des chefs de renseignements des pays de la région des Grands Lacs (Burundi, Ouganda, RDC et Rwanda) réunis à Kampala et cités ce jeudi par la BBC.

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Deux juges congolais refusent leur nomination à la Cour de cassation

Des juges congolais à Rutshuru, Nord-Kivu, RDC, 6 septembre 2017. (VOA/Charly Kasereka)

Deux juges de la Cour constitutionnelle nommés en juillet par le président de la République démocratique du Congo (RDC) Félix Tshisekedi à la Cour de cassation, ont refusé ce changement de poste préférant "achever" leur actuel mandat.

Mardi, au cours d'une cérémonie retransmise à la télévision d’Etat, plusieurs hauts magistrats nommés à la Cour de cassation, au Conseil d’État et aux parquets généraux près ces juridictions ont prêté serment devant le président de la République.

Mais les juges de la Cour constitutionnelle Noël Kilomba Ngozi Mala et Jean Ubulu Pungu, nommés le 17 juillet par ordonnance présidentielle à la Cour de Cassation, ne sont pas apparus à cette cérémonie où ils étaient attendus.

"En conformité à la Constitution (...) nous nous trouvons dans l'obligation de rester à la Cour constitutionnelle pour y achever nos mandats constitutionnels" de neuf ans, écrivent les deux juges dans une lettre conjointe adressée au président de la République.

Les deux hommes notent que "c'est par la voix des ondes et sans consultation préalable" qu'ils ont appris leurs nominations respectives le 17 juillet en qualité de "présidents à la Cour de cassation".

"Après [nos] mandats constitutionnels, nous demeurerons totalement et entièrement à la disposition de la République", ajoutent-ils dans cette lettre datée du 27 juillet.

Plus haute instance judiciaire du pays, la Cour constitutionnelle est composée de neuf juges nommés pour un mandat de neuf ans. Trois sont désignés par le président de la République, trois par le Parlement et trois par le Conseil supérieur de la magistrature.

La composition de la Cour est renouvelée par tiers tous les trois ans, trois juges quittant leur poste après tirage au sort. Le prochain renouvellement est prévu en avril 2021.

Les magistrats de la Cour constitutionnelle sont les seuls capables de juger le président de la République et le Premier ministre. Ils sont aussi chargés du contrôle de "la constitutionnalité des lois, des actes ayant force de loi, des édits et des règlements intérieurs des chambres parlementaires".

Le 15 juillet, la présidence congolaise avait annoncé la démission du président de la Cour constitutionnelle Benoît Lwamba, dans un contexte de tensions liées à l'indépendance de l'appareil judiciaire dans le pays.

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