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RDC

La minorité musulmane interpelle Tshisekedi

Le président Félix Tshisekedi de la RDC lors d'une conférence au Conseil sur les relations étrangères, Washington, le 4 avril 2019. (VOA/Eddy Isango)

La minorité musulmane congolaise, agitée par des divisions internes, a interpellé le nouveau président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi lors de son rassemblement annuel pour l'Aïd-el-Fitr qui marque la fin du mois de ramadan, devant le stade des Martyrs à Kinshasa.

"Je demande au président de la République de prendre les dispositions nécessaires pour que la paix revienne dans l'Est du pays, parce qu'il y a la terreur qui règne là-bas avec des groupes rebelles et des mauvaises personnes qui commettent des actes abominables", a déclaré dans un message aux fidèles Cheikh Zaidi Ngongo.

Il s'exprimait le jour de l'annonce d'un nouveau massacre à Beni, au Nord Kivu dans l'est de la RDC, où une dizaine de civils ont été tués par des miliciens.

"Président, il faudrait que tu t'impliques dans la vie sociale des Congolais de sorte que leurs vies soient meilleures, parce que dans notre pays le social est vraiment à déplorer", a poursuivi en lingala le responsable religieux, qui se présente comme "représentant légal du comité de crise de la Communauté islamique au Congo (Comico)".

"Aujourd'hui, lorsque le président Felix mène la lutte contre la corruption, je me dis qu'il est sur les traces du Saint prophète Mohamed qui nous a interdit la corruption", s'est félicité un fidèle, Rachidi Matadi, au micro de l'AFPTV.

Les musulmans représentent environ 10% de la population congolaise (autour de 80 millions d'habitants) très majoritairement chrétienne.

Le pays est laïc selon sa Constitution et, dans les faits, les différentes confessions (catholiques, protestantes, église de réveil, musulmans ...) cohabitent sans heurts majeurs.

Les massacres à Beni sont généralement attribués aux Forces démocratiques alliées (ADF), à l'origine des rebelles musulmans ougandais qui se sont repliés dans l'est du Congo il y a plus de 20 ans.

Le groupe Etat islamique, "région Afrique centrale" a revendiqué sans preuve formelle de récentes attaques contre des positions de l'armée dans le territoire de Beni.

La représentation légale des musulmans congolais est en principe la Comico.

La Comico fait l'objet d'une lutte pour le pouvoir depuis fin 2018. En octobre, son siège a été pris d'assaut par des imams d'un "Conseil théologal national" qui ont nommé un "Comité de crise" pour renverser l'ancien comité directeur.

Les "putschistes" ont affirmé vouloir "purifier" le siège "de toutes les impuretés trouvées ici sur place", selon un message de leur chef de file Cheikh Idi Ngoma sur le site d'information spécialisé dkm-tv.com, suspendu depuis.

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La justice congolaise condamne 14 personnes pour le meurtre des musiciens jumeaux en juillet

Max Nsenga Ntumba et Percé Muamba Ntumba, les deux jumeaux rappeurs du groupe Noir Jumeaux ou Jum Black.

Quatorze personnes ont été condamnées à mort pour le meurtre de frères jumeaux rappeurs brûlés vifs fin juillet dans une localité enclavée du sud-ouest de la  République démocratique du Congo, a-t-on appris vendredi d'un avocat de la partie civile.

Les quatorze hommes ont été "condamnés à mort hier (jeudi) pour le meurtre" de Max Nsenga Ntumba et Percé Muamba Ntumba, deux rappeurs de Kinshasa qui se trouvaient dans la province du Kongo-central, a déclaré à l'AFP Me Trésor Lobo, un des avocats de partie civile.

En RDC, la peine de mort peut être prononcée mais n'est pas appliquée et commuée en prison à perpétuité depuis 2003.

Au total 25 personnes ont été poursuivis dans cette affaire, neuf ont été acquittées faute de preuves suffisantes et les juges ont disjoints la procédure pour deux autres, a-t-il expliqué.

Les deux frères jumeaux, âgés de 28 ans, ont été battus à mort et brûlés vifs après avoir été accusés d'avoir tenté de voler la moto d'un conducteur qui les transportait, dans la nuit du 30 au 31 juillet.

L'acte avait provoqué l'émoi à Kinshasa et au Kongo-central, une région où les deux frères rappeurs étaient connus.

Enterrés d'abord dans une fosse commune, les jumeaux ont ensuite été exhumés et inhumés dans un cimetière de Kinshasa.

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