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RDC

Une messe pour lancer la campagne de Ramazani Shadary en RDC

Ramazani Shadary dans la cathédral Nord-Dame du Congo à Kinshasa, le 24 novembre 2018.

L'héritier désigné du président Joseph Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, a lancé sa campagne en assistant à une messe dans la cathédrale de Kinshasa, samedi, à quatre semaines de l'élection présidentielle du 23 décembre en République démocratique du Congo.

"Le camarade Ramazani Shadary est d'abord un fervent chrétien. Il vient de remettre sa campagne entre les mains de Dieu", a déclaré à la presse Jean-Claude Kazembe Musonda, cadre de la coalition présidentielle du Front commun pour le Congo (FCC) qui soutient M. Ramazani Shadary.

Pour sa première apparition en public depuis l'ouverture officielle de la campagne jeudi, M. Ramazani Shadary s'est assis au premier rang de la cathédrale catholique Notre-Dame, sans dire un mot.

Le curé, Espérant Boindombe, a lancé plusieurs appels à "l'humilité, la douceur, la patience, l'amour" au seuil de cette campagne qui s'annonce tendue.

Ramazani Shadary à l'entrée de la cathédrale, à Kinshasa, le 24 novembre 2018.
Ramazani Shadary à l'entrée de la cathédrale, à Kinshasa, le 24 novembre 2018.

"J'aime cet exemple d'un couple où l'époux et l'épouse n'ont pas les mêmes convictions politiques. Mais ils habitent ensemble. Pourquoi ne pas faire un effort pour que nos différences, nos divisions, nos idéologies ne puissent pas nous séparer?", a-t-il lancé dans son sermon.

La RDC est un Etat laïc, mais la religion est omniprésente au quotidien dans ce pays de 80 millions d'habitants majoritairement chrétien.

L'Eglise catholique (environ 40% des Congolais) est présente dans le débat électoral. Vendredi, la Conférence des évêques avait demandé "des élections crédibles pour une véritable alternance démocratique".

"Nous allons battre campagne dans l'humilité, dans l'amour tout en préservant l'unité de notre pays", a promis M. Kazembe Musonda, le cadre du FCC pro-Ramazani Shadary.

MM. Ramazani Shadary et Kazembe Musonda font partie des 15 personnalités congolaises sous sanctions de l'Union européenne qui leur reproche de "graves violations des droits de l'homme" en RDC.

M. Ramazani Shadary devrait aller pour la première fois à la rencontre des électeurs lundi à Lubumbashi, la deuxième ville du pays et sa capitale minière.

La capitale du Katanga est aussi un enjeu stratégique de l'élection entre les partisans du président Kabila et de son candidat, et l'opposition.

L'opposition est divisée entre deux principaux candidats: le député Martin Fayulu, soutenu par Moïse Katumbi, ex-gouverneur du Katanga, et Félix Tshisekedi, soutenu par Vital Kamerhe, ancien président de l'Assemblée nationale.

Sur le plan religieux, MM. Fayulu et Tshisekedi prient dans la même église pentecôtiste à Kinshasa.

Au total 21 candidats ont été retenus pour l'élection présidentielle (sans compter le désistement de M. Kamerhe pour M. Tshisekedi).

La campagne doit prendre fin le 21 décembre.

Il s'agit de désigner le successeur du président Kabila, qui ne pouvait plus se représenter après 18 ans au pouvoir.

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Échange téléphonique entre Félix Tshisekedi et Emmanuel Macron

Le président Félix Tshisekedi et son homologue français France Emmanuel Macron se saluent au Palais de l'Elysée, Paris, 11 novembre 2019. (Facebook/Présidecene RDC)

Le président français Emmanuel Macron s’est déclaré satisfait du développement de la situation en RDC où une décision de son homologue Félix Tshisekedi est attendue après des consultations pour résoudre la crise au sein de la coalition au pouvoir.

"Le Président Emmanuel Macron a manifesté toute sa satisfaction concernant le développement de la situation politique en RDC et a exprimé son soutien en faveur d’un Congo démocratique et prospère", indique un tweet de la présidence de la RDC posté après la conversation de deux présidents mercredi.

Le président Tshisekedi devrait s'adresser à la nation, après des consultations auxquelles ont refusé de prendre part le camp de l’ancien président Joseph Kabila, avec lequel il s'était mis en alliance de gouvernement au sortir des élections de 2018.

Martin Fayulu, candidat à cette élection dont il dit être le véritable vainqueur, dénonce le deal entre MM. Tshisekedi et Kabila. Il a aussi refusé de prendre part à ces consultations.

Le camp de M. Kabila et celui de M. Fayulu soutiennent que le dialogue doit se faire dans un cadre différent et selon la Constitution. Pour M. Kabila et son camp, le FCC (front commun pour le Congo), au sein des institutions et pour M. Fayulu, en dehors des institutions et sous la conduite des chefs religieux et de la communauté internationale.

M. Tshisekedi, proclamé vainqueur à la présidentielle, avait accepté de composer dans une coalition avec M. Kabila et son camp, majoritaire au parlement et aux collectivités régionales.

Mais le Chef de l’État congolais a, début novembre, exprimé sa lassitude envers cette coalition qui au bout de deux ans n’a pas permis au pays d’avancer.

Le Premier ministre et la plupart des ministres, tout comme la majorité des membres de deux chambres du parlement, tous membres du FCC, ne se sont pas présentés à la prestation de serment de juges constitutionnels que M. Tshisekedi a nommé.

Pour M. Kabila et son camp, M. Tshisekedi s’est illustré dans une série de violations de la Constitution.

Certains ont même évoqué la possibilité d’initier une procédure de mise en accusation du président congolais qui pourrait conduire à sa destitution.

C’est sur ces entrefaites que M. Tshisekedi a dénoncé le deal et appelé à "une union sacrée de la nation" pour "le salut du peuple".

"Aucun arrangement particulier quelle soit que sa nature, ne peut être au-dessus de la Constitution et de mes prérogatives constitutionnelles", avait déclaré M. Tshisekedi dans son discours convoquant lesdites consultations.

Sur le terrain, la tension est montée d'un cran.

Samedi, un communiquant du FCC a été arrêté, jugé et condamné en flagrance pour avoir réagi dans une émission télévisée en invoquant "une balle" en parlant du président Tshisekedi.

Les commandements de l’armée et de la police ont réitéré mardi leur loyauté à M. Tshisekedi au cours d’un entretien où il leur a demandé de ne pas se laisser manipuler par les politiques.

La veille, le commandant de la garde présidentielle avait aussi mis en garde ses soldats dont la plupart ont servi sous M. Kabila, de se garder de comploter contre le chef de l’Etat.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a, dans un rapport au Conseil sécurité, exhorté toutes la parties congolaises au dialogue.

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