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RDC

Epidémie Ebola : 2.050 morts dont 52 en huit jours

Une infirmière s'occupe d'un bébé au centre de traitement Ebola, à Butembo en RDC, le 13 août 2019. (Unicef)

L'épidémie d'Ebola poursuit sa progression dans l'est de la République démocratique du Congo avec 2.050 morts depuis sa déclaration le 1er août 2018 dont 52 rien qu'en huit jours, ont indiqué jeudi des sources sanitaires congolaises.

Le dernier bilan en date de mercredi fait état de 2.050 décès d'Ebola pour 3.049 cas, détaille le comité national multisectoriel de la riposte à la maladie à virus Ebola dans son bulletin quotidien.

Cela représente une progression de 52 décès par rapport au mardi 27 août et de 44 décès par rapport au mercredi 28 août, date à laquelle la barre des 2.000 morts avaient été franchie.

Plus de 200.000 personnes ont été vaccinées au fil de cette dixième épidémie sur le sol congolais, de loin la plus grave. C'est la deuxième plus mortelle après celle qui a ravagé l'Afrique de l'Ouest en 2014 (Guinée, Liberia, Sierra Leone, 11.000 morts).

L'épidémie touche actuellement trois provinces de l'est de la RDC: le Nord-Kivu d'où elle est partie, l'Ituri et le Sud-Kivu. Elle a également touché l'Ouganda voisin.

La lutte contre l'épidémie est confrontée aux résistances d'une partie de la population mais aussi aux violences liées à l'activisme de nombreux groupes armées dans la région (130, selon les experts du Groupe d'études sur le Congo de l'Université de New York).

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a effectué le weekend dernier une visite de solidarité et de soutien aux populations de la région touchées par ces fléaux.

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L'Unicef plaide pour la réouverture des écoles en RDC

Des élèves à la sortie de classe, le 27 novembre 2016, au Sud-Kivu, en RDC. (VOA/Ernest Muhero)

Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a appelé jeudi le gouvernement de la République démocratique du Congo à rouvrir les écoles qui ont été fermées depuis mi-décembre pour freiner la propagation du coronavirus, en forte accélération.

"Aucun effort ne doit être ménagé pour rouvrir les écoles et s'assurer que les enfants apprennent à lire, à écrire et à réaliser des calculs de base tout en développant leurs connaissances", a déclaré Édouard Beigbeder, représentant de l'Unicef en RDC, cité dans un communiqué.

L'agence "appelle le gouvernement à donner la priorité à la réouverture des écoles et à prendre toutes les mesures de prévention pour rendre les écoles aussi sûres que possible".

L'Unicef estime que "les écoles ne constituent pas le principal moteur de la propagation de la pandémie mais que leur fermeture menace directement le développement, la santé, la sécurité et le bien-être des enfants".

"Si les enfants sont exposés à une deuxième longue période de fermeture des écoles, les effets se feront sentir pendant plusieurs générations", ajoute-t-il.

La fermeture des écoles doit uniquement constituer "une mesure de dernier recours, après que toutes les autres possibilités ont été envisagées", insiste l'agence onusienne.

Les tentatives de l'AFP pour joindre le ministre de l'Enseignement primaire et secondaire ou ses services n'ont pas abouti dans l'immédiat.

Mais sur Twitter, le ministre Willy Bakonga a indiqué que deux commissions mises en place par son ministère étudiaient "la question de l'enseignement à distance", assurant que "les travaux s'effectuent en tenant compte de tous les paramètres tant pédagogiques que les réalités de terrain".

En 2020, les autorités avaient fermé les écoles pendant 6 mois entre mars-septembre. Rouvertes en octobre, les écoles ont de nouveau été fermées le 18 décembre pour endiguer la deuxième vague.

La RDC a enregistre un total de 20.479 cas de Covid-19, dont 626 décès, depuis mars 2020, selon les derniers chiffres officiels publiés jeudi. Le nombre de cas a augmenté exponentiellement depuis décembre.

La Guinéenne Bintou Keita prend les commandes de la Monusco

Bintou Keita, à l'époque où elle était secrétaire générale adjointe aux opérations de maintien de la paix, au siège de l'ONU, le 27 février 2018.

La Mission de la paix onusienne en République démocratique du Congo (Monusco) change de patronne: c’est la Guinéenne Bintou Keita qui va en prendre les commandes à partir de février, a annoncé le Conseil de sécurité des Nations unies jeudi.

Madame Keita remplacera l’Algérienne Leila Zerrougui qui était à la tête de la Monusco depuis 27 décembre 2017.

Jusqu'à présent, la nouvelle cheffe des Casques bleus en RDC était sous-secrétaire générale de l'ONU pour l'Afrique, après avoir été adjointe aux Opérations de maintien de la paix en 2017.

Bintou Keita, 62 ans, a plus de trente ans d'expérience, particulièrement dans les domaines de la paix, de la sécurité, du développement, et des droits de l'homme.

Elle a rejoint les Nations unies en 1989 et a occupé des fonctions au Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et au Darfour en 2015 où elle a dirigé l'opération hybride Union africaine-Nations unies (MINUAD).

Par ailleurs, elle a travaillé en tant que Représentante exécutive adjointe du Secrétaire général de l’ONU pour le Bureau intégré des Nations unies au Burundi.

La nouvelle cheffe des Casques bleus en RDC était aussi Responsable de la gestion de la crise de la maladie à virus Ebola pour la Sierra Leone, cheffe de cabinet et directrice des opérations auprès de la Mission des Nations Unies pour l’action d’urgence contre l’Ebola de 2014 à 2015.

Mme Keita est titulaire d'une maîtrise en économie sociale qu'elle a obtenu à l'Université de Paris II, France, et d'un diplôme d'études supérieures en administration et gestion des entreprises de l'Université de Paris IX.

Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a exprimé sa profonde reconnaissance à Leila Zerrougui pour sa contribution et ses services importants à la Monusco.

Avec 15000 casques bleus et un budget annuel de plus d’un milliard de dollars, la Monusco est l’une des plus importantes et difficiles opérations de maintien de la paix des Nations unies.

Le mandat de la Monusco a été renouvelé en décembre par le Conseil de sécurité de l'ONU pour un an avec une amorce prudente de désengagement étalé sur plusieurs années, sans échéance de fin établie.


La Guinéenne Bintou Keita désormais à la tête de la MONUSCO

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Une marche pour dénoncer les tueries dans l'Est de la RDC

Des membres de la Lucha manifestent à Goma, en RDC, le 1er mai 2018. (Twitter/Lucha)

Le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) veut organiser jeudi une marche pour dénoncer les tueries dans l'Est de la République démocratique du Congo.

La Lucha, un des principaux mouvements citoyens congolais, estime que les violences et les tueries dans l'Est semblent augmenter au lieu de baisser. Le mouvement citoyen soutient que 1.206 civils ont été tués en un peu plus d'un an dans la région troublée de Beni. Leurs attaques ont aussi provoqué la mort des dizaines de militaires congolais et des membres de la Force de la mission des Nations unies au Congo (Monusco).

L'ONG dénonce la dérive qu’occasionnent les opérations de l’armée régulière. Celles déclenchées le 30 octobre 2019 ont dispersé les rebelles ADF sur des zones assez vastes "plutôt que d'arrêter les tueries et de neutraliser les assaillants", dénoncent les militants de la Lucha.

Pendant qu'ils sont dispersés, les ADF, des rebelles musulmans ougandais, continuent, selon la Lucha, " à massacrer des civils à leur passage", rapporte l'AFP.

La Lucha affirme avoir noté une expansion des tueries vers le secteur de Rwenzori et une partie de la province voisine de l'Ituri, des zones jadis calmes. Les experts de l'ONU ont confirmé au Conseil de sécurité que les ADF opèrent désormais en petits groupes mobiles.

Ils se déplacent de l'extrême Nord vers la partie Sud-Est au parc national des Virunga. Ils ont "exécuté 50 otages" dans leur fuite face à une offensive de l’armée à Loselose, dans le Rwenzori, selon les forces gouvernementales.

La Lucha, mouvement citoyen né à Goma, regroupe des jeunes indignés et se définit comme apolitique et non violent.

Depuis mars 2015, le mouvement a été à la pointe de la contestation contre le pouvoir de l'ancien président Joseph Kabila (2001-2018). Leurs manifestations étaient systématiquement interdites ou réprimées et plusieurs de ses militants ont été arrêtés, jugés et/ou condamnés.

1.200 civils tués en un an dans la région de Beni

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