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RDC

Le chef de l'ONU bientôt en RDCongo pour encourager à lutter contre Ebola

Antonio Guterres Secrétaire général des Nations Unies lors du débat général de la 73ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York le 25 septembre 2018.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, se rendra en fin de semaine prochaine en République démocratique du Congo, notamment dans le Kivu (est) pour rencontrer des survivants et des personnels soignants, a annoncé mercredi son porte-parole.

Antonio Guterres est attendu samedi 31 août dans cette province congolaise au terme d'un voyage qui l'aura conduit au préalable en France pour un sommet du G7 et au Japon pour une conférence sur le développement en Afrique, a précisé Stéphane Dujarric, lors de son point de presse quotidien.

Cette visite en RDC, initialement envisagée à l'été 2018, avait été repoussée à plusieurs reprises pour diverses raisons.

Son déplacement dans ce pays durera trois jours avec une première visite dans la province du Nord Kivu "pour mobiliser davantage de moyens face à l'épidémie d'Ebola", a indiqué le porte-parole. Il rencontrera des survivants et des personnels soignants dans un centre de traitement contre la maladie.

Dans l'est congolais, il étudiera aussi l'application du mandat de la force de Casques bleus pour protéger les civils et aider les autorités à consolider la stabilité dans le pays, a-t-il ajouté.

Antonio Guterres verra ensuite à Kinshasa le président congolais Félix Tshisekedi et d'autres responsables gouvernementaux, des membres de l'opposition et des représentants de la société civile.

Depuis une année, la RDC lutte contre la dixième épidémie d'Ebola sur son sol. La maladie qui se transmet par contact humain direct a déjà tué plus de 1.930 personnes. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) l'a élevée au rang d'urgence sanitaire mondiale.

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L'ex-ministre de la Santé Oly Ilunga transféré au parquet

Oly Ilunga à Beni en RDC le 20 décembre 2018.

L'ex-ministre congolais de la Santé Oly Ilunga a été transféré mardi au parquet, trois jours après son arrestation par la police qui le soupçonne d'avoir détourné des fonds alloués à la lutte anti-Ebola, a-t-on appris auprès de son avocat.

L'ex-ministre doit être entendu par un magistrat, a détaillé Me Guy Kabeya joint par l'AFP.

Il avait démissionné le 22 juillet, en désaccord avec le président Félix Tshisekedi qui venait de lui retirer la conduite de la riposte anti-Ebola.

Le docteur Ilunga est accusé depuis d'avoir détourné 4,3 millions de dollars mis à sa disposition pour lutter contre l'épidémie d'Ebola, qui a tué plus de 2.000 personnes dans l'est du pays depuis le 1er août 2018.


La police l'avait interpellé en l'accusant de vouloir quitter la RDC via le Congo-Brazzaville. Il avait été interdit de quitter le territoire national quelques jours après sa première audition fin août.

L'ex-ministre a promis "de se défendre avec la plus grande énergie pour son honneur", ont fait savoir samedi ses avocats à la presse congolaise.

Son entourage affirme qu'il n'a reçu du Trésor public que 2,4 millions de dollars en onze mois pour lutter contre Ebola.

"Les pièces comptables dans le dossier attestent que cette somme a exclusivement été utilisée aux fins de la lutte contre la maladie à virus Ebola", ont assuré ce week-end ses avocats.

Agé de 59 ans, médecin de profession, le docteur Oly Ilunga était le directeur médical des cliniques de l'Europe à Bruxelles jusqu'à son entrée au gouvernement fin décembre 2016. En 2014, il avait coordonné l'évacuation sanitaire en Belgique du père de l'actuel président, l'opposant Etienne Tshisekedi, qui a été soigné aux cliniques de l'Europe.

En décembre 2016, Oly Ilunga avait accepté de rejoindre le gouvernement de l'ex-président Joseph Kabila, à l'époque accusé de vouloir se maintenir au pouvoir coûte que coûte par Etienne Tshisekedi et son parti UDPS.

Etienne Tshisekedi est décédé quelques semaines plus tard, le 1er février 2017.

Félix Tshisekedi en Belgique pour sa première visite officielle

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L'ONU appelle à la paix les communautés des Hauts plateaux du Sud-Kivu

La responsable de la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monusco), Leila Zerrougui, aux côtés du gouverneur de la province de l’Ituri, à Bunia, 10 avril 2018. (Twitter/ Leila Zerrougui)

La patronne de la Monusco (Mission des Nations unies en RDC) Leila Zerrougui a lancé un appel à la paix aux communautés des Hauts plateaux de la province du Sud-Kivu qui s’entretuent depuis quelques temps dans la région.

Elle a, dans le même temps, annoncé que la mission renforçait ses moyens de protection des civils dans cette zone pour soutenir les autorités congolaises. La Monusco appelle les acteurs de ce conflit à mettre fin à la violence, dit-elle dans un communiqué parvenu à VOA Afrique.

"Nous appelons tous les leaders nationaux et provinciaux originaires des territoires de Fizi, Mwenga et Uvira, à dénoncer les attaques ciblées sur les communautés ou sur leurs représentants et chefs coutumiers, dépasser leurs différences partisanes et exercer leur influence pour mettre fin à ses violences," a-t-elle écrit.

Des affrontements interethniques se sont intensifiés dans les Hauts plateaux entre les Banyamulenge (venus du Rwanda ou dont les arrières-parents en sont originaires) et les Nyindu, les Fuliro et les Bembe pour le contrôle de ces terres très convoitées.

Les Nyindu, les Fuliro et les Bembe sont particulièrement opposés à la récente création d'une commune (Mulenge) attribuée aux Banyamulenge.

La semaine passée, le chef de la milice Gumino de Banyamulenge a été assassiné par ceux que l’armée congolaise (FARDC) pense être des Maï Maï, des miliciens adversaires, provoquant plus de combats.

Selon la Monusco, entre 500 et 600 personnes vont chaque jour chercher la protection et l’assistance humanitaire dans les bases temporaires de la mission à Minembwe et à Mikenge.

34.000 déplacés seraient directement affectés par ces nouveaux affrontements et des multiples villages auraient été brûlés, selon OCHA (Bureau de la coordination des affaires humanitaires).

Kidnappings, viols et des vols massifs de bétail auraient aussi été perpétrés, soutient OCHA.

La Monusco annonce avoir déployé des hélicoptères d’attaque en soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), intensifié ses patrouilles de dissuasion.

Tensions dans le Sud-Kivu : l'ONU renforce sa présence

Les armes ont été saisies, au Sud-Kivu, RDC, le 5 novembre 2017. (VOA/Ernest Muhero)

Les Nations unies ont annoncé lundi un renforcement de leur présence militaire dans une zone de l'est de la République démocratique du Congo en proie à des violences communautaires et où s'est récemment rendu un de leurs hauts responsables.

Les violences agitent le territoire de Minembwe (Sud-Kivu), dans une région de hauts plateaux. Le 4 septembre, le secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, avait plaidé sur place en faveur de "la prévention et la résolution des conflits intercommunautaires".

"Les Nations unies n'abandonneront pas le peuple congolais", avait lui-même déclaré le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres le 2 septembre à Kinshasa.

Quelques jours plus tard, le 7, des rebelles de la communauté bembe ont lancé une attaque contre un village de "Banyamulenge", ces Congolais éleveurs aux très lointaines ascendances rwandaises.

"Les miliciens ont incendié toutes les maisons, les populations ont fui vers le centre de Minembwe", a rapporté à l'AFP Gadi Mukiza, bourgmestre de la commune rurale de Minembwe.

La Mission des Nations unies au Congo (Monusco) "renforce ses moyens de protection des civils dans cette zone pour soutenir les autorités congolaises et appelle les acteurs de ce conflit à mettre fin à la violence", a déclaré sa cheffe, Leila Zerrougui, dans un communiqué.

La Monusco a déployé ses hélicoptères d'attaque en soutien à l'armée congolaise, a-t-elle détaillé.

La Monusco note par ailleurs qu’entre 500 et 600 personnes se rassemblent chaque jour autour de ses bases à Minembwe et à Mikenge pour recevoir assistance et protection.

La région est le théâtre de violences depuis début mai après la mort d'un notable des Banyamulenge, tués par des membres d'une communauté rivale.

Les rumeurs d'intervention du Burundi et surtout du Rwanda (deux pays voisins de la RDC) dans ce conflit n'ont jamais été démontrées.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), 34.000 déplacés seraient directement affectés par ces nouveaux affrontements et de multiples villages auraient été brûlés.

Le Dr Ilunga n'a jamais tenté de fuir selon son avocat Me Guy Kabeya

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