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Donald Trump arrivé à Davos

Le président américain descend de l'Air Force One à son arrivée à l'aéroport de Zurich, pour se rendre à Davos, le 25 janvier 2018.

L'avion présidentiel Air Force One s'est posé en fin de matinée à Zurich, d'où le président américain devait prendre un hélicoptère pour rejoindre la très chic station alpine.

Donald Trump est arrivé jeudi en Suisse, et a pris le chemin de Davos, où l'élite économique mondiale se demande si elle va être mangée à la sauce "America First", ou au contraire courtisée par le toujours imprévisible président américain.

Le président entend "raconter au monde à quel point l'Amérique est formidable et comment elle va bien. (...) Notre pays est enfin en train de GAGNER à nouveau!", avait tweeté Donald Trump peu avant de quitter les Etats-Unis.

Voilà qui donne le ton pour les quelque 3.000 chefs d'entreprises ou dirigeants politiques de haut vol rassemblés depuis trois jours.

Ils devront patienter jusqu'à vendredi pour entendre le discours du milliardaire américain, mais ses lieutenants occupent déjà le terrain.

Le secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin a par exemple réveillé le spectre d'une guerre des changes généralisée en disant mercredi que le dollar faible était "bon" pour les Etats-Unis, et jeudi que Washington n'était "pas préoccupé" par le niveau du billet vert.

L'ancien banquier a ainsi fait grimper l'euro au plus haut en trois ans face au dollar, ce qui joue en faveur des exportateurs américains.

"Cela fait un bon moment qu'il y a des guerres commerciales. La différence aujourd'hui, c'est que les troupes américaines montent au front", a dit mercredi le secrétaire au Commerce Wilbur Ross.

'Dans la gueule du loup'

Donald Trump s'entretiendra à Davos avec la Première ministre britannique Theresa May, alors que la "relation spéciale" entre les deux pays bat de l'aile, et avec le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu, ainsi qu'avec le président rwandais Paul Kagame.

Theresa May, qui doit s'exprimer jeudi à 13H00 GMT, devrait exhorter les investisseurs à faire pression sur les géants du numérique pour endiguer la désinformation, les "fake news", mais aussi les discours haineux ou le harcèlement sexuel, selon des extraits de son discours communiqués à l'avance.

Premier président américain à se rendre au Forum économique mondial depuis Bill Clinton, Donald Trump est attendu avec des sentiments mitigés.

Sa récente réforme fiscale, qui baisse nettement le taux d'imposition des entreprises, la flambée de Wall Street et la robuste croissance des Etats-Unis ont de quoi plaire aux grands banquiers et PDG.

Mais le discours protectionniste de Donald Trump et ses sorties intempestives sur des sujets géopolitiques sensibles tranchent avec le ton très consensuel prisé à Davos, où les tables rondes sur les bienfaits du libre-échange alternent avec les initiatives caritatives.

"Pas précisément une audience bien disposée" envers le président américain, juge William Allein Reinsch, du Center for International and Security Studies. Selon lui, dire que Donald Trump "se jette dans la gueule du loup est une bonne métaphore".

"Ne soyons pas dans l'idée qu'il y a une confrontation entre l'Europe et les Etats-Unis, elle n'est pas possible, elle n'est pas souhaitable, nous devons être dans une coopération, mais il y a clairement deux voies", a constaté le Commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici interrogé à Davos par l'AFP.

Le contraste pourrait être fort entre l'accueil fait à Donald Trump et les applaudissements nourris réservés par exemple au président français Emmanuel Macron.

Ce denrier a réclamé mercredi un "nouveau contrat mondial" pour une mondialisation plus vertueuse, propre à combler des inégalités béantes.

Emmanuel Macron "a mis une option sur le rôle de +leader+ du monde libre", un titre historiquement lié au président américain, écrivait même jeudi le New York Times.

Avec AFP

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Manifestations à travers la Syrie contre la décision américaine sur le Golan

Des Syriens contre la décision du président américain Donald Trump de reconnaître la souveraineté israélienne sur les hauteurs du Golan le 26 mars 2019.

Des manifestations ont eu lieu mardi dans de nombreuses villes de Syrie pour protester contre la reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté israélienne sur la partie occupée et annexée du plateau du Golan.

Le président américain Donald Trump a signé lundi à la Maison Blanche, en présence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un décret reconnaissant la souveraineté israélienne sur ce territoire conquis en 1967 par l'Etat hébreu et annexé en 1981. L'ONU n'a jamais reconnu cette annexion.

Le gouvernement syrien avait dénoncé dès lundi "une violente attaque contre l'intégrité territoriale" de la Syrie.

Mardi, des Syriens sont descendus dans la rue pour protester contre la décision américaine à Homs (centre), Qamichli et Hassaké, dans le nord-est du pays sous administration kurde, à Alep (nord), Deir Ezzor (est) ainsi que dans la capitale Damas et les fiefs du président Bachar al-Assad à Lattaquié et Tartous (ouest), selon l'agence de presse officielle Sana.

Ils ont brandi des portraits du président ainsi que des drapeaux syriens et palestiniens, selon la même source.

"Le parti pris éhonté des Etats-Unis en faveur d'Israël ne changera pas l'identité syrienne du Golan", a affirmé le ministre de l'Information Imad Sara à la télévision d'Etat syrienne lors de la manifestation à Damas.

"Le Golan est arabe et syrien que ça leur plaise ou non", a déclaré à l'AFP un des manifestants, Mohammad Shaaban, à Alep.

"L'Amérique est maintenant le premier ennemi des Arabes", a dénoncé dans une déclaration lue devant le palais de justice de Damas un représentant de l'ordre des avocats syriens, selon des images de la télévision d'Etat. A Hama (centre), les avocats ont interrompu les audiences pendant une heure en signe de protestation, selon Sana.

La Russie et l'Iran, alliées du régime syrien, ainsi que plusieurs Etats arabes ont rejeté la décision des Etats-unis.

Prévues de longue date, des consultations à huis clos du Conseil de sécurité sur la force de l'ONU (Fnuod) déployée sur le plateau du Golan doivent se tenir mercredi à New York. Dès mardi, une réunion mensuelle publique du Conseil sur le Proche-Orient devrait aussi permettre aux membres de l'instance de l'ONU d'évoquer la décision américaine.

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