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Mali

Deux soldats et un gendarme maliens tués dans le nord et le centre

Des membres de l'Armée malienne (FAMA), du Groupe Autodefense Touareg Imghad et Alliés (GATIA) et du Mouvement pour le salut de l'Azawad (MSA) sont observés lors d'une patrouille mixte dans les environs du district du nord du Mali.

Deux gendarmes maliens ont été tués dimanche par une mine artisanale à l'entrée d'un poste militaire dans le centre du pays, et un soldat lors d'une embuscade plus au nord qui a également fait un blessé, ont annoncé lundi les forces armées maliennes (FAMa).

"Deux #FAMa de la Gendarmerie ont trouvé la mort lorsqu'un engin explosif improvisé ( #EEI) a explosé à leur passage à pied" dimanche à Sokolo, "à l'entrée du site du nouveau poste FAMa", a indiqué l'armée sur Twitter. Sokolo est situé dans le cercle de Niono, dans la région de Ségou (centre).

Plus de 10 civils peuls avaient été tués à la mi-mai dans cette région, dans le hameau de Heremakono, situé à 8 km de Niono.

A la limite du centre et du nord du Mali, un détachement de l'armée en mission d'escorte civile est par ailleurs tombé au retour dans une embuscade entre Niafounké et Tonka (à environ 100 km au sud de la ville de Tombouctou), ont également indiqué lundi les Forces armées, toujours sur Twitter.

"Au cours de cet accrochage, les FAMa ont enregistré un mort et un blessé", précise l'armée.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France. Cette intervention se poursuit avec l'opération française Barkhane.

Mais des zones entières du Mali échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, malgré la signature en 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes.

Depuis 2015, les violences se sont propagées du Nord vers le centre, voire parfois le Sud. Elles se mêlent très souvent à des conflits intercommunautaires, un phénomène que connaissent également le Burkina Faso et le Niger voisins.

Le village dogon de Sobane Da, près de Bandiagara (centre), a été le théâtre d'une attaque dans la soirée du 9 juin qui a fait 35 morts, dont 24 enfants.

Les violences dans le centre du pays avaient culminé avec le massacre le 23 mars, attribué à des chasseurs dogons, de quelque 160 Peuls, dans le village d'Ogossagou, près de la frontière avec le Burkina Faso.

Les camps de l'armée malienne, critiquée pour son manque d'efficacité, sont également régulièrement l'objet d'attaques dans le centre. Onze soldats avaient été tués en avril par des jihadistes présumés qui ont attaqué un de ses postes à Guiré, un mois après un assaut contre le camp militaire de Dioura au cours duquel près de 30 soldats avaient péri.

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Le chef de la diplomatie malienne rejette tout dialogue avec les djihadistes

L'opposant malien Tiébilé Dramé, négociateur de l'accord de paix avec les groupes armés touaregs, à Bamako, 9 août 2013.

Le ministre malien des Affaires étrangères, Tiébilé Dramé, a rejeté lundi tout dialogue avec les djihadistes, y compris dans le centre du pays particulièrement touché par les violences, dans un entretien à l'AFP.

"Ce n'est pas la position du gouvernement du Mali", a répondu M. Dramé, interrogé sur un rapport du groupe de réflexion International Crisis Group (ICG), qui préconise de parler aux djihadistes, notamment les chefs de la "katiba du Macina" du prédicateur radical peul Amadou Koufa, apparue en 2015 dans le centre du Mali.

"Nous avons une position concertée avec nos voisins dans le cadre du G5 Sahel et nous n'en sommes pas là au moment où je vous parle", a-t-il ajouté.

Il faisait référence à l'organisation régionale G5 Sahel (Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Niger et Tchad) qui s'est dotée en 2017 d'une force conjointe pour lutter contre les groupes djihadistes, en particulier dans la zone des "trois frontières", malienne, burkinabè et nigérienne.

La katiba du Macina appartient au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, principale alliance djihadiste du Sahel liée à Al-Qaïda et dirigée par le chef radical touareg malien Iyad Ag Ghaly.

Une conférence d'entente nationale organisée au Mali avait recommandé en 2017 de négocier avec Iyad Ag Ghaly et Amadou Koufa. Mais cet avis avait été rejeté par les gouvernements malien et français.

"Je pense que trop de sang a coulé dans cette partie de notre territoire de la part de ces +seigneurs+ (de guerre, NDLR). Ce n'est pas une option aujourd'hui+", a ajouté M. Dramé. Une série de massacres dans le centre du pays ces derniers mois a fait des centaines de morts, en particulier parmi les civils peuls et dogons.

"La crise du centre du Mali est la conséquence de la crise du Nord, c'est le prolongement de l'occupation du nord du Mali en 2012 par des forces djihadistes. Il ne faut pas perdre de vue la gémellité entre la situation au nord et la situation au centre du pays".

Le nord du Mali était tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit.

Malgré la signature en 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les djihadistes, des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU.

Dialogue politique inclusif au Mali

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Les déplacés se ruent vers la capitale

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La présence militaire de la France est décriée

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