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Égypte

Deux "jihadistes" tués par l'armée égyptienne après un attentat

Les forces militaires en partance pour le nord du Sinaï, en Égypte, le 1er décembre 2017. REUTERS / Mohamed Abd El Ghany

Deux jihadistes présumés ont été tués vendredi par l'armée égyptienne dans le Sinaï au lendemain d'un attentat visant des soldats dans cette péninsule en proie à une insurrection, ont annoncé les forces armées.

Le porte-parole des forces armées Tamer al-Rifai a indiqué dans un communiqué que deux jihadistes "très dangereux" avaient péri lors d'un "échange de tirs" avec les forces armées dans une exploitation agricole dans la province du Nord-Sinaï.

Des armes, des munitions et des talkies-walkies ont été retrouvés sur place, selon le bref communiqué.

M. Rifai avait fait état jeudi d'un attentat ayant visé un véhicule blindé de l'armée à Bir al-Abd, une ville dans la même province. Il avait affirmé que dix soldats, dont un officier, avaient été "tués ou blessés".

Il n'a pas donné davantage de précisions sur le bilan vendredi dans son communiqué.

Pour l'heure, aucun groupe n'a revendiqué l'attaque.

Les forces de sécurité s'efforcent depuis des années de contenir l'insurrection dans le Sinaï, à laquelle prend part un groupe local affilié à l'organisation Etat islamique (EI). L'insurrection s'est intensifiée après l'éviction par l'armée, en 2013, du président islamiste Mohamed Morsi à la suite d'importantes manifestations.

L'armée a lancé en février 2018 une vaste opération "antiterroriste" dans la région mais aussi dans certaines parties du désert occidental, entre la vallée du Nil et la frontière avec la Libye.

Depuis son lancement, plus de 800 jihadistes présumés ainsi que près de 70 militaires ont été tués dans des affrontements, selon les chiffres officiels. Aucun bilan vérifié de source indépendante n'est cependant disponible et la région est largement interdite aux journalistes.

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Les prisonniers politiques égyptiens victimes de "recyclage", ou la détention sans fin

Un policier égyptien près des tours de garde de la prison de Tora, dans la banlieue sud de la capitale égyptienne, Le Caire, le 11 février 2020.

Dans les prisons égyptiennes, surpeuplées et parfois violentes, les détenus politiques ne savent jamais combien de temps ils resteront incarcérés. Tous risquent de voir leur détention prolongée par de nouvelles accusations inopinées.

Surnommée "recyclage" ou "rotation" par les militants politiques et défenseurs des droits humains, cette pratique permet de maintenir derrière les verrous des détenus, même s'ils ont obtenu leur libération dans d'autres dossiers.

Selon plusieurs ONG, l'Egypte compte environ 60.000 détenus politiques de tous genres dont des islamistes, opposants politiques, universitaires, journalistes, avocats ou artistes.

Solafa Magdy, une journaliste de 33 ans, et son mari Hossam El-Sayed, photojournaliste, ont été arrêtés en novembre 2019 dans un café au Caire en même temps qu'un de leurs amis. Tous trois ont été accusés d'avoir rejoint un groupe terroriste et publié de fausses informations.

Selon la loi égyptienne, les détentions avant procès peuvent durer jusqu'à deux ans.

Or, en août 2020, Mme Magdy a écopé d'une nouvelle accusation la maintenant en prison: mauvais usage des réseaux sociaux, alors qu'elle se trouvait en prison... sans accès à un téléphone.

"Mesure punitive"

"C'est une parodie de justice", estime sa mère Taghred Zahran.

"Je veux que ce cauchemar cesse. Nous voulons nous réveiller et vivre nos vies. Ce que nous vivons est irréel", confie-t-elle à l'AFP en retenant ses larmes.

Plus tôt ce mois-ci, Amnesty International a assuré que Mme Magdy avait subi un examen gynécologique qui s'est traduit par un saignement important. Elle a également été fouillée au corps et battue par des gardiens.

"Comment se fait-il qu'une mère entre en prison alors que son fils a sept ans, et lorsqu'elle est censée être libérée il sera adolescent? Ca me brise le coeur pour elle", dit Mme Zahran.

Pour Mai El-Sadany, directrice juridique au Tahrir Institute for Middle East Policy (TIMEP), cercle de réflexion basé à Washington, les prolongations de détentions, sont le fait des services de sécurité qui l'utilisent comme "mesure punitive" pour réduire au silence les dissidents depuis l'arrivée au pouvoir du président Abdel Fattah al-Sissi en 2014.

"Un détenu qui pourrait normalement espérer être libéré ou dont l'examen du dossier pourrait commencer après deux ans, peut désormais écoper de nouvelles accusations sans restriction... il n'y a pas de fin en vue", déplore-t-elle.

Mme Sadany s'inquiète aussi de l'absence de recours pour les détenus confrontés à cette nouvelle pratique.

"C'est devenu +normal+ pour les prévenus d'être détenus lorsqu'ils sont arrêtés au lieu d'être laissés libres en attendant le procès. C'est devenu +normal+ pour les avocats de se voir refuser l'accès aux dossiers. C'est devenu +normal+ pour les détentions d'être renouvelées automatiquement", souligne-t-elle.

Sollicités par l'AFP pour commenter ce sujet, ni le bureau du procureur général, ni l'administration pénitentiaire, n'étaient joignables.

"Années gâchées"

Lors d'une visite en prison ce mois-ci à Abdelrahman Tarek, 26 ans, sa famille l'a trouvé épuisé.

Le jeune homme venait de mettre fin à une grève de la faim de 53 jours. Il protestait contre les transferts constants qu'il subissait entre la prison de Tora (sud du Caire) et un commissariat du centre.

"Lorsque je l'ai vu en prison, son état était épouvantable mais il était déterminé à continuer car il disait que ce qu'il lui arrivait était injuste et il ne pouvait plus vivre comme ça. Il disait qu'il préférait mourir", rapporte à l'AFP un membre de la famille de M. Tarek, sous couvert d'anonymat.

A deux reprises en 2020, le jeune homme a écopé de nouvelles accusations alors qu'il devait être libéré dans des dossiers précédents.

En octobre dernier, il a ainsi été accusé d'avoir publié de fausses informations au sujet de la pandémie de coronavirus et d'avoir rejoint un groupe terroriste. Des accusations qualifiées de "fallacieuses" par Amnesty.

En outre, selon le membre de sa famille, M. Tarek a dit avoir été pendu au plafond de sa cellule, avoir eu les parties génitales électrocutées et avoir été placé à l'isolation dans une cellule étouffante sans ventilation.

Au total, le jeune militant politique a passé six ans en prison dans plusieurs dossiers. "Ses meilleures années sont gâchées en prison injustement", estime la même source.

Mondial des clubs: Le champion d'Afrique Al-Ahly prend la troisième place

Les joueurs d'Al-Ahly célèbrent leur victoire face aux Brésiliens de Palmeiras au Mondial des clubs, Qatar, le 11 février 2021.

Le champion d'Afrique Al-Ahly (Egypte) a remporté jeudi le match pour la troisième place du Mondial des clubs au Qatar, en battant aux tirs au buts (0-0, 3 tab à 2) les Brésiliens de Palmeiras.

Eliminé en demi-finale par le Bayern Munich (2-0), Al-Ahly se classe troisième de ce tournoi pour la deuxième fois de son histoire, après 2006.

Après un match animé mais sans buts, le règlement prévoyait une séance de tirs au but à la fin du temps réglementaire, sans prolongation.

La finale du Mondial des clubs, comptant pour la saison 2020 mais retardé à cause de la pandémie, est programmée à 18h00 GMT entre le Bayern et les Tigres de Monterrey (Mexique).

Plus de 10.000 enseignants francophones bientôt formés à Abidjan

Un professeur pose avec sa classe à Soweto, Afrique du sud, le 17 septembre 2015.

Les autorités ivoiriennes ont inauguré la semaine dernière, à Abidjan, le Centre de développement professionnel (CDP) créé par la France, former en cinq ans plus de 10.000 enseignants de 15 pays d'Afrique subsaharienne francophone.

En Afrique subsaharienne francophone, plus de la moitié des élèves débutent le secondaire sans savoir ni lire ni écrire.

"Compte tenu de la très grande proximité de nos systèmes scolaires, il nous a semblé important de créer ce CDP", explique Jean-Christophe Deberre, ancien directeur de la Mission laïque française, à l’initiative de ce projet. Il s'agit selon lui d'une "brique de plus dans la coopération entre la France et les pays d'Afrique francophone".

Le CDP doit former le personnel de l’enseignement public français en Côte d’Ivoire et dans la sous-région, ainsi que ceux de l’enseignement privé. Le lycée international Jean-Mermoz à Abidjan, le plus grand établissement français du pays, abrite ses locaux.

Pendant une semaine, conférences, ateliers, journées portes ouvertes et tables rondes ont rassemblé plusieurs centaines de personnes, venues "s'informer et se former" aux métiers de l’éducation.

Le but est de former "en cinq ans plus de 10.000 enseignants et étudiants pour relever le défi de la qualité de l'enseignement", affirme François Clauzel, directeur du CDP.

"Nous voulons mettre un terme à une vielle méthode qui consistait à réunir des enseignants, leur donner une formation théorique et les renvoyer dans leur classe", dit-il, promettant un suivi tout au long de leur carrière professionnelle.

La ministre ivoirienne de l’Education, Kandia Camara, s'est réjouie de l'installation de ce centre "dans un environnement de plus en plus concurrentiel".

"(...) Ce centre innovant vient à point nommé pour combler des besoins pressants en matière d’ingénierie pédagogique, de formation initiale et de renforcement continu des capacités", a-t-elle souligné lors de la cérémonie inaugurale.

Elèves analphabètes

Le CDP doit permettre de relever le système éducatif des pays africains, de plus en plus critiqué pour la piètre qualité de ses acteurs et sa mauvaise gouvernance.

"Plus de la moitié (55%) des élèves de 15 pays d'Afrique francophones débutent leur scolarité dans le secondaire sans savoir écrire, ni lire", souligne un récent rapport du Programme d'analyse des systèmes éducatifs (PASEC) des ministres de l'Education d'Afrique francophone.

"Ces élèves éprouvent des difficultés d'apprentissage (...) relativement importants dans le déchiffrage de l'écriture et la compréhension des mots", indique ce rapport financé notamment par l’Agence française de développement (AFD).

Une question récurrente en Côte d'Ivoire, essentielle à la fois pour les institutions et pour les parents d'élèves, est la qualité de l'enseignement et donc la qualité de la prestation des enseignants, selon un expert.

"Le facteur qui a le plus d’influence sur la réussite des élèves, c'est l'enseignant. Un bon enseignant, c'est celui qui va faire progresser très vite ses élèves", note Julie Higounet, responsable ingénierie formation à la Mission laïque française qui pilote le projet.

"Je souhaite vivement que ce Centre de développement professionnel nous aide à écrire ensemble de belles pages de l'histoire de notre école (...)", a poursuivi la ministre ivoirienne de l'Education.

Pour Théodore Gnagna Zadi, à la tête d'une plateforme qui regroupe une cinquantaine de syndicats du public et du privé, en majorité d'enseignants, "notre pays a commencé à régresser dans la qualité de l'enseignement: nos camarades ont besoin de cet instrument pour stopper l'hémorragie et relancer le système".

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