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Des violences pré-électorales font 3 morts au Malawi


L'ancien vice-président du Malawi, Saulos Klaus Chilima (2e L), qui est maintenant président du parti United Transformation Movement (UTM), accompagné de son épouse Mary Chilima.

Trois militants d'un des principaux partis d'opposition du Malawi ont été tués et trois autres gravement blessés dans l'incendie criminel de locaux de leur mouvement dans la capitale Lilongwe, en pleine campagne pour l'élection présidentielle du 2 juillet.

Les trois morts, membres de la même famille, étaient membres du Mouvement uni pour la transformation (UTM) de l'actuel vice-président Saulos Chilima, en rupture de ban avec le président Peter Mutharika.

Les victimes dormaient dans la nuit de mardi à mercredi dans leur maison de la capitale, qui abrite des locaux de l'UTM, lorsque des inconnus ont jeté des engins incendiaires, a rapporté à l'AFP le directeur de campagne du parti, Lucius Banda.

La mère et deux enfants de la famille sont morts, tandis que le père et deux autres membres de la famille "sont entre la vie et la mort", a ajouté M. Banda.

Le porte-parole de la police, James Kadadzera, a confirmé les faits à l'AFP et ajouté qu'il ne disposait pour l'heure d'aucune information sur les auteurs de l'attaque.

Ces violences interviennent à trois mois de l'élection présidentielle qui doit se rejouer le 2 juillet, après l'annulation pour fraudes de la réélection en mai 2019 du chef de l'Etat sortant.

Au pouvoir depuis 2014, M. Mutharika, 79 ans, avait été réélu pour un deuxième mandat dès le premier tour de scrutin. Il avait été crédité par la Commission électorale locale (MEC) de 38,5% des suffrages, contre 35,4% pour le chef de l'opposition Lazarus Chakwera.

Mais saisie par l'opposition, la Cour constitutionnelle a annulé en février 2020 la victoire du sortant pour cause de fraudes caractérisées et ordonné un nouveau scrutin.

Soutenu par l'UTM de M. Chilima, M. Chakwera y sera opposé à M. Mutharika. Les deux rivaux ont déposé leurs candidatures mercredi et jeudi devant la Commission électorale.

Dans un communiqué, les ambassadeurs des Etats-Unis, de l'Union européenne et du Royaume-Uni ont appelé au calme et "espéré que toutes les violences fassent l'objet d'enquêtes transparentes afin que leurs auteurs soient livrés à la justice".

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